la lettre de Guy CAILLEAU

UNE VALLS A MI TEMPS

 

 

Le mercredi 2 mai 2012.

François Hollande assomme Nicolas SARKOZY d'une anaphore commençant à chaque reprise par "Moi président de la République" et en particulier celle-ci:

"Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire."

Promesse tenue, après des escapades nocturnes en scooter pour rejoindre sa belle du moment, il répudie purement et simplement sa compagne officielle, puis fait entrer au gouvernement son ancienne compagne qu’il avait largement contribué à faire battre aux élection Présidentielles de 2007.

Mais s’agissant de sa vie privée je ne m’étendrais pas plus sur le sujet chacun se faisant sa propre opinion de  sa conception du respect des autres.

Mais dans sa désormais célèbre « tirade du MOI » il ajoutait cette formule:

"Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi ou ce qui relève de la négociation."

C’était une des quinze phrases qui sonnaient comme autant de promesses dans la bouche de celui qui n’était encore que candidat.

Depuis il a été élu et après deux ans stagnation, hésitations, de reculade, attitude dont il a fait montre tout au long de sa carrière politique. après  avoir usé son premier Premier Ministre, il vient de nommer Manuel VALLS à ce poste qui une semaine après son discours de politique générale  a dévoilé, mercredi 16 avril, le détail du plan de 50 milliards d'euros d'économies d'ici 2017, pendant du pacte de responsabilité et de solidarité voulu par François Hollande. « Ces efforts seront justes car ils seront collectifs (…), et équitablement répartis », a-t-il promis.

Pour arriver à ses fins il décide que presque toutes les allocations vont être gelées pendant un an, alors qu'elles augmentent normalement chaque année en fonction de l'inflation. Les retraites, les allocations famille et les allocations logement n'augmenteront ainsi qu'au 1er octobre 2015, ce qui devrait dégager deux milliards d'euros d'économies, voire même quatre si les partenaires sociaux s'entendent aussi, comme le premier ministre l'a réclamé, pour geler les retraites complémentaires.

« Pour veiller au sort des plus démunis, les minima sociaux seront préservés », a toutefois promis Manuel Valls. Le RSA, l'allocation spécifique de solidarité (ASS), le minimum vieillesse et l'allocation adulte handicapé (AAH) seront ainsi les seules prestations qui resteront indexées sur les prix. Mais en revanche, la revalorisation exceptionnelle du RSA décidée dans le cadre du plan pauvreté de janvier 2013, tout comme le complément familial et l'allocation de soutien familial, sont reportés à l'année prochaine.

Ces mesurent touchent la plus grande partie des français, ce plan ne touche absolument pas aux rémunérations des grands patrons, aux parachutes dorés, aux dividendes réglés aux actionnaires des grandes firmes qui s’empressent de licencier après encaissement et délocalisent pour augmenter leurs profits. Pas un mot sur les économies promises dans le fonctionnement de l’Etat. On verra cela en 2016 peut être?

Plan d’économie équitable a-t-il dit!

Bien sur ce plan fait des mécontents parmi ses propres troupes et dans la classe politico-syndicale à en juger par les déclarations suivantes:

 

De nombreux députés PS se sont dits « atterrés » par les annonces du premier ministre, « inacceptables en l'état sur le fond comme sur la forme », selon Christian Paul, l'un des députés qui avaient réclamé un contrat de majorité avant le vote de confiance. « Le groupe socialiste a découvert dans un silence total ces annonces », a révélé l'élu de la Nièvre, sur Twitter

D'autres députés PS, qui avaient comme lui voté la confiance au gouvernement, ont fait part de leur désapprobation, sur Twitter comme Michel Pouzol, ou à l'inverse Jérôme Guedj, qui lui s'était abstenu.

A l'instar du député de l'Essonne, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, membre elle aussi de l'aile gauche du PS, a affirmé que les annonces de Manuel Valls allaient être « très défavorables aux classes modestes et populaires », estimant qu'on ne pouvait y voir de la « justice sociale ».

« De telles décisions vont pénaliser lourdement, notamment les plus défavorisés, et accroître les inégalités, la précarisation et la pauvreté », a réagi le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, emboîtant le pas au numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, pour qui le gouvernement de Valls est « dur avec les faibles, et faible avec les durs ». « Les mesures annoncées sont régressives » et « visent à accompagner une stratégie d'austérité. »

« Valls fait l'huissier de la Commission européenne. La Commission a dit : 'Vous paierez'. Valls commence la saisie », a commenté Jean-Luc Mélenchon.

 

Seuls vont être épargnés certaines prestations comme l’allocation adulte handicapées, quand on connait son ridicule montant nul doute que nos compatriotes classés dans cette catégories vont devenir des nantis.

Alors je propose pour ajouter à la confusion générale que chacun des retraités de ce pays fassent   une demande d’AAH pour voir leur pouvoir d’achat augmenter et préserver leur modeste train de vie.

Mais c’est bien connu dans notre pays on ne prête qu’aux riches, dans le cas présent on ne leur prend rien de plus, il est plus commode de taper dans la poche de ceux qui ne peuvent refuser quoi que se soit puisque taxés à la source par ces mesures ignobles qui ne sont que la face cachée de l’iceberg gouvernemental. La bonne nouvelle c’est qu’avec la réforme de la durée du mandat présidentiel il ne nous reste plus que 3 ans à les supporter. Enfin j’espère….



17/04/2014
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