la lettre de Guy CAILLEAU

UN COMPLOT ORDINAIRE

LE COMPLOT

 

LA DAME DE PARACOL  ET LE CHEVALIER BLANC

 
 

 

 

PROLOGUE

 


Pendant toute ma vie, je me suis placé au service des autres. J’ai servi monpays avec fidélité et dévouement.

Que se soit durant les 5 années passées dans l’armée Française, que pendant les 15 ans ou j’ai exercé différentes
fonctions au sein de la police Nationale et Municipale. Mon engagement personnel à aider les autres ne date pas d’hier. Adolescent j’étais
responsable du club de foot « Les Lions rouges » à LACROPTE, joli village du Périgord où j’ai passé 8 ans de ma vie avant de voler de mes propres ailes.


J’ai été l’un des premiers dirigeant dans le club des jeunes que nous avions crée parallèlement.


Plus tard je me suis engagé dans la vie politique, syndicale et associative  avec la même soif de lutter pour mes concitoyens afin de tenter, à mon petit d'agir pour aider à modifier cette société bien décadente depuis une trentaine d’années.


Toute notre vie, avec mon épouse Dominique qui ne m’aura jamais fait défaut, même dans les périodes les plus sombres et qui joue un grand rôle auprès de moi depuis presque trente quatre ans, nous avons tenter de faire le bien autour de nous.


C’est ainsi qu’il nous est arrivée d’héberger 8 mois durant une jeune femme , vestige d’un passé révolu, avec ses deux enfants, le père du second l’ayant frappé jusqu’à ce qu’elle accouche prématurément.


Une autre fois c’est un bébé de 3 mois qui nous était confié par le Procureur de la république du MANS dans le cadre d’une séparation difficile, nous n'avons même pas réclamé les indemnité que le conseil général de la Sarthe nous avait alloué. Et pourtant nous n’étions pas passé loin du drame, l’enfant ayant eu la maladie bleue ne due sa survie qu’a la rapidité d’intervention de notre part en le conduisant immédiatement à l’Hôpital de la ville, heureusement très proche de notre domicile.

 

Lorsqu’un SDF frappait à notre porte, c’est bien volontiers que nous lui donnions à manger. Quand certains copains de nos enfants se présentaient chez nous, quelques uns sont restés des mois gratuitement, alors qu’ils venaient d’être jettes comme de vulgaires sac de chez leurs propres parents, il pouvaient s’installer chez nous pour se reconstruire et tenter, dans un cadre familiale sain de trouver leur voix.

 


Il y a dix ans, j’ai crée avec quelques amis, une association type Loi de 1901 pour lutter contre les dysfonctionnements de l’ordre administratif et judiciaire, rencontré trop souvent en France depuis quelques années.
Sans faire une fixation sur la fameuse affaire dites « d’ OUTREAU » force est de constater que les choses ne vont pas en s’améliorant et la nomination de Rachida DATI venant après le Ministre ouvert que fut Pascal CLEMENT, n’a pas arrangé les choses, sont action et son attitude, doublées de déclarations parfois fracassantes et souvent maladroites n’a réussi qu’à creuser encore plus le fossé entre les Magistrats et les politiques.


Le système tout répressif, l’absence d’îlotiers dans les quartiers , l’abandon
de la prévention au profit du remplissage des prisons en mettant l’accent sur
une insécurité qui n’est pas pire qu’aux « riches heures » de Charles Pasqua,
a incité quelques Magistrats « en pointe » a prendre des décisions
contestées et permis des « bavures »graves provocant parfois des
jugements qui s’ils ne sont pas légion et restés dans le domaine du rare, ont
un retentissement important dans l’opinion publique.


Comment accepter de voir un garçon enfermé depuis de long mois, voir des
années, ( c’est le cas parfois en préventive), pour une délit mineur et ne pas
être outré devant des décisions de mise en liberté pour des multirécidivistes,
violeurs ou criminel (2), comment ne pas être atterré en voyant des juges
prononcer une condamnation de 5 ans, sans incarcération alors que la
coupable avait tué et congelé ses propres enfants. Et je pourrais citer ici une
multitude de cas qui ont défrayé le chronique , plus ceux restés dans l’ombre
et qui sont légions. J’aborderai au long de ce récit quelques cas particuliers
relevés au fur et à mesure des jours de cette année 2010 qui restera pour
moi, ma famille et mes « amis », gravés dans notre mémoire comme un
cancer inoculé volontairement par ceux la même chargés de soigner nos
maux et laver les plaies de la vie.


Le 2 avril 2010 je me présentai avec un sac de voyage à la gendarmerie de
Brignoles dans le Var, pour être incarcéré à la maison d’arrêt de Draguignan,
à la suite d’un jugement me condamnant à 3 ans de prison pour abus de
faiblesse.


C’était le début d’une effroyable affaire qui a provoquée bien des dégâts que
même une indemnisation financière ne suffira pas à effacer de nos mémoires
et aura eue une incidence irrémédiable sur l’état de santé de mon épouse.


J’y reviendrai au long de ce livre, mais il faut savoir que l’on peut être otage
dans son propre pays et mis plus ou moins au secret des lors que vous avez
transcrit la sacro-sainte loi, non écrite, qui dit que les puissants doivent le
rester, quelque soit le prix et les moyens employés, et que le pot de terre ne
gagne jamais contre le pot de fer. J’ai fait, par le passé, la démonstration
que la lutte, si elle est inégale, n’en est pas moins possible.
J’ai combattu, à chaque fois que cela était nécessaire, l’injustice pour en
faire les frais un beau jour de février 2010.


Je vais vous démontrer comment, après avoir agit de façon innommable
contre une petite grand-mère de 80 ans en prononçant une peine
d’emprisonnement ferme contre elle pour des futilités, certains juges ont
réglés leurs compte avec moi et fait en sorte que je sois mis hors circuit.

Comment un procureur contre lequel j’avais commis « l’erreur » de déclarer
qu’il « avait courageusement » classé une affaire de violences contre la
mamie a utilisé son pouvoir pour m’atteindre. Oui je le dis haut et fort, j’ai
été victime d’un lynchage judiciaire. Je vous expliquerai, preuves à l’appui,
comment on fabrique entièrement un dossier à charge, sans qu’à aucun
moment je n’ai eu accès à cette procédure initiée par le parquet de
Draguignan contre moi. Je vous dirai pourquoi le procureur, alors qu’il avait
donné son avis sur la procédure d’envoi en possession me faisant l’héritier
légal de la petite grand-mère, (divorcée et sans enfants), conformément à
ses vœux, me traduisait le même jour devant son tribunal. Comment le
même Procureur à oser convoquer à l’audience correctionnelle une femme
décédée 3 ans plus tôt.


Vous verrez aussi la trahison de l’avocate en charge de la défense de mes
intérêts, qui sous couvert de mensonges avérés, m’a laissé tomber 78
heures avant l’audience.


Vous constaterez la diligence avec laquelle le Parquet général, abusé par un
dossier saucissonné en hâte et truffés de fausses déclarations initié par
Draguignan, a mis au rôle de son tribunal, mon appel. (2 mois après ma
demande de mise en liberté conditionnelle ce qui aurait du m’être autorisé
afin de pouvoir préparer ma défense).


Il n’en à rien été et vous pourrez lire comment les gendarmes eux-mêmes
ont fait en sorte que je ne puisse pas communiquer avec mon avocat, ni
avant l’audience, ni après.


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(2 voir les deux courriers de SALOMON et la réponse de la chancellerie
interrogée par mes soins, c’est édifiant.

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 


Vous verrez, dans l’introduction qui suit comment dans cette affaire qui
m’oppose aux magistrats du Parquet de Draguignan en raison de mon
activité dérangeante pour eux en ma qualité de Président de l’Association
SALOMON qu’un jugement inique rendu contre moi, m‘interdit de Présider
pendant cinq années, que j’ai été victime d’un déni d’opinion. Je dispose des
preuves de mon innocence et de la machination mise en œuvre contre moi.
J’ai été condamné à trois ans de prison pour abus de faiblesse envers
madame CASTELLANI Ivette une de nos adhérentes avec laquelle des liens
personnels se sont tissés au fil des mois et des années et qui avait rédigé
plusieurs testaments, le dernier en date m‘instituant comme son légataire.
J’ai fais l’objet d’un mandat d’arrêt délivré à l’audience, ceci en parfaite
violation de l’article 1 de la Convention Européenne des droits de l’homme
par le Tribunal de grande Instance de Draguignan le 25 février 2010. Je ne
m’étais pas présenté à l’audience en raison d’une demande de renvoi
effectuée par Maître Christine CASABIANCA, avocat au barreau d’Aix en
Provence, en charge du dossier à l’époque et contre laquelle une procédure
de mise en responsabilité est en cours.


Deux précédents reports avaient été effectués par le parquet sans que j’en
sois informé. Cela n’a pas empêché le tribunal d’utiliser un dossier
artificiellement monté contre moi en raison de mon engagement associatif et
totalement à charge, dossier auquel je n’ai, à ce jour pas encore pu avoir
accès. Tout a été fait pour que je ne puisse pas présenter une défense
efficace.
Mon épouse a adressé le 10 juin 2010, l’intégralité du dossier que nous
avons constitué et qui n’a pas été présenté au tribunal en raison des faits
exposés plus haut à Nicolas SARKOZI, alors Président de la République. Ce
dossier de 274 pages a été complété le 6 août 2010. Dans ce courrier elle
sollicitait la grâce Présidentielle.


Le 28 septembre 2010, la Chancellerie adressait à mon épouse un courrier
sous les références : N°C02192 R 20/09, lui indiquant que ma demande de
grâce ne pouvait, à cette époque , être prise en considération en raison du
fait d’un pourvoi en cassation qui me considérait comme prévenu et pas
encore condamné définitivement.


Mon épouse durement éprouvée par mon incarcération a été victime le 29
juin 2010 d’un malaise cardiaque ayant entraîné son hospitalisation au CHU
de BRIGNOLES (83), puis d’un infarctus le 19 octobre 2010, hospitalisée en
urgence à l’hôpital Font Prés de TOULON en soins intensifs. Elle est invalide,
classée 2 ème catégorie depuis plusieurs années, suite à ces deux graves
problèmes cardiaques, elle a été victime, à l’issue d’ une coronarographie,
d’une hémiplégie partielle côté gauche. Depuis elle a un Angor et risque à
tout moment une nouvelle crise cardiaque. Elle était seule et ne pouvait se
déplacer et donc dans l’impossibilité de me rendre visite.


J’ai donc abandonné mon pourvoi en cassation afin de solliciter un placement
sous bracelet électronique qui à été effectif le 24 février 2011, suite à
l’ordonnance de monsieur LOUVET Président de la chambre criminelle de la
cour de cassation du 22 octobre 2010.


A la suite de ma condamnation devant le TGI de DRAGUIGNAN, j’avais interjeté appel.


L’audience devant la cour d’appel d’Aix en Provence du 1
er juin 2010 a été
bizarrement fixée 60 jours après ma déclaration d’appel et pour faire bonne
mesure le même jour que ma demande de libération provisoire. Comme quoi
certains tribunaux agissent beaucoup plus vite que d’autres.
Au cour de cette audience, où une nouvelle fois les droits les plus
élémentaires de la défense n’ont pas été respectés puisque je n’ai pas eu
accès au dossier du ministère public, ni été en mesure de rencontrer mon
avocat, maître Dominique MATTEI, Bâtonnier de l’ordre des avocats de
Marseille, à ce moment là et recommandé par le Cabinet de Maître DUPONT-MORETTI, ni avant l’audience. ni après d’ailleurs. Notons au passage que maître MATTEI n’a jamais protesté contre cette mesure illégale.
J’ai eu la surprise d’entendre de la bouche du représentant du ministère
public que j’étais un individu subversif, critiquant la Justice
systématiquement et dangereux en raison des propos de mon livre paru aux
éditions AXIOME en 2004 intitulé:

« LES DYSFONCTIONNEMENTS DE LA JUSTICE », livre préfacé par l’avocat
Gilbert COLLARD peu aimé, il est vrai par les juges d ‘Aix en Provence et qui
ne fait d’ailleurs plus parti de mes relations depuis son adhésion au
Rassemblement Bleu Marine de madame LEPEN.


C’est donc bien un procès uniquement à charge qui a été orchestré contre
moi pour ce qui n’est en réalité qu’’un délit d’opinion.


Ne faut-il pas parler de dysfonctionnements lorsque le parquet de
DRAGUIGNAN, pour tenter de justifier son action convoque madame
CASTELLANI comme victime 3 ANS APRES SON DECES.


J’ai été accusé d’avoir commis un abus de faiblesse envers elle alors que par
deux fois ce sont mes interventions en pleine nuit qui lui ont sauvé la vie.


Elle avait remis entre les mains de son notaire en date du 11 août 2005,
maître CHEVILLE du cabinet ARTHENOUX à BRIGNOLES, un testament me
désignant comme son légataire. Je n’en ai été avisé que quelques mois
après sa mort.


Si le notaire avait eu le moindre doute sur la santé mentale de madame
CASTELLANI elle aurait du faire effectuer une expertise psychiatrique et
refuser de faire homologuer le testament. Elle n’en a rien fait considérant à
l’époque que sa cliente était bien saine d’esprit et encaissée logiquement des
frais d’homologation.


J’ai fais une première demande de permission de sortie exceptionnelle pour
aller régler des problèmes matériels à mon domicile, refus du juge
d’application des peines qui n’avait pas le dossier pénal que la prison avait
« oublié » de lui adresser?


Ce même juge qui au téléphone déclare à la représentante du comité de
soutien qui s’est récemment constitué « Que monsieur CAILLEAU refasse
une demande de permission de sortie, je vais la réexaminer » .


Ainsi fut fait, réponse du JAP à cette seconde demande « Ne remplit pas les
conditions ».


En aparté j’apprends par une responsable sociale que le juge aurait dit au
cours de cette audience qu’il en avait assez des pressions extérieures.


Que veut -il dire? Je l’ignore, même si je sais que François FILLON, Premier
Ministre, a été informé du déroulement de cette affaire.


J’ai été l’un de ses collaborateurs dans la Sarthe alors que j’étais
responsable du RPR à l’époque, candidat aux législatives de MONTREUIL
SOUS BOIS, de LA FLECHE et à la mairie de cette même ville , mon
engagement au service des autres est connu de tous.


Président, jusqu’’à ce jugement inique , d’une association regroupant 1500
adhérents environ j’ai toujours milité pour la responsabilisation des
Magistrats qui sont les seuls à ne pas rendre de compte ni sur le plan pénal,
ni sur le plan financier, sauf dans les actes de leur vie privée.
J’ai publié et remis à Pascal CLEMENT, alors Garde des Sceaux, un rapport
sur une cinquantaine de Magistrats « Délinquants » , rapport que vous
trouverez en annexe .


J’ai été reçu régulièrement par le conseiller du Ministre, Patrice CAMBEROU
avec deux membres de notre bureau. Au cours de ces audiences nous avons
remis des dossiers litigieux qui ont toujours été suivis d’effets après
enquêtes. Je comprends aisément que certains Magistrats ne me portent pas
dans leur cœur, ajoutez à cela que j’ai été 9 ans responsable national du
syndicalisme policier et vous comprendrez l’acharnement de certains juges
et procureurs locaux.


Aujourd’hui on laisse en liberté des individus, tueurs d’enfants,
kidnappeurs, violeurs récidivistes et bien d’autres encore, alors que
« pourrissent » dans nos prisons des gens arrivés par accident ou parfois,
comme c’est le cas pour 8% de détenus ,totalement innocents.


J’ai bénéficié, depuis le 24 février 2011 d’une libération conditionnelle avec
port d’un bracelet électronique.


Mon épouse qui vient de passer onze mois dans un univers hostile puisque
l’un des voisins immédiats qui avait fait une déclaration « volontaire » au
parquet , l’a faite MENACER DE MORT au cas ou elle révélerait à quiconque
qu’’il espionne, à l’aide d’écoutes sophistiquées, autant ses voisins que les
forces de police, pompiers, police municipale et maison de retraite située
face à notre maison. Ce même voisin, médecin de son état et agresseur de
la grand-mère qui se vante d’être un ami de Xavier BERTRAND, ce qui
expliquerait l’absence de réponse de ce dernier alors que je l’avais saisi dans
le cadre de cette affaire en qualité de Ministre de la Santé de l’époque.


Si l’état de santé de mon épouse me l’avait permis j’aurais été au bout de la
cassation en raison des dysfonctionnements graves de ce dossier. Mais la
aussi vous verrez que le bureau d’aide juridictionnelle auprès de la cour de
cassation a fait en sorte de me décourager en considérant que ma demande
n’était pas fondée .


Pour mon malheur, initialement incarcéré à la Maison d’arrêt de
DRAGUIGNAN, j’ai été transféré à NICE suite aux inondations du 15 juin
2010.
J’ajoute pour conclure cette introduction, que je ne dispose à ce jour
officiellement, toujours pas du jugement motivé du Tribunal de
DRAGUIGNAN qui aurait du m’être signifié légalement, ni du dossier pénal
établi contre moi exclusivement à charge. Et s’il en était encore besoin, il
suffit de se reporter à l’Ordonnance du Juge Lucien GARDENAL, rendue le 21
février 2011 me plaçant sous surveillance électronique qui précise: « Même
si Monsieur CAILLEAU continue à se considérer comme injustement
condamné, il peut être envisagé qu’il a désormais renoncé à s’instaurer en
« chevalier blanc de la justice ».


Il fallait me faire taire par tous les moyens et on a pas hésité un seul instant
a utiliser des voies illégales pour y parvenir en parfaite violation des Droits
de l’homme et du Citoyen et j’ai saisi pour cela, la HALDE en ce domaine.


J’ai obtenu depuis la mise en responsabilité professionnel de l’avocate et
saisi la Cour européenne des droits de l’homme.


Mais revenons sur les éléments dont je disposai pour cette audience qui
auraient permis d’assurer ma défense:


Il est regrettable que nous je n’ai pas eu un contact avec mon avocat cela
aurait permis de peaufiner notre défense en appuyant sur les points
suivants:


1/ Madame CASTELLANI ne s’est jamais présentée à la gendarmerie de
BRIGNOLES pour déposer plainte contre moi. Ce sont les gendarmes qui,
venus lui signifier une amende de 1500 euro
pour ne pas avoir accepté de se soumettre a un prélèvement d’ADN, le 22/11/2005, l’ont incitée
à déposer plainte. C’était pour eux l’occasion de régler leurs comptes avec
moi. Je l’ai avais gravement mis en cause dans le dossier de la plainte de
Madame CASTELLANI contre son voisin Monsieur BOUCHET François,
médecin de son état AU VAL, traitée un an après les faits.
Madame CASTELLANI, sous le coup de l ‘amende de 1500 euro pouvait être
déstabilisée. La preuve, s’apercevant de son erreur , elle a téléphoné à la
gendarmerie pour retirer sa plainte le 25.11.2005 ( copie écrite de sa main
avec copie de la notification du juge de l’application des peines, Marie
-Agnès BINA).


Dans ce dossier, j’étais intervenu auprès du Procureur de DRAGUIGNAN et
reçu une réponse signée de Madame Anne - Laure ARNOUL qui refusait de
me recevoir. Cette même Procureur-adjoint qui n’a pas hésité à signer mon
Mandat de dépôt le 2 avril 2010 sans m’entendre.


2/ On m’a accusé d’avoir « volé » le véhicule de la grand-mère!
Elle avait souhaité reprendre son véhicule et il lui a été restitué dans les 48
heures qui ont suivies. Trois jour après avoir restitué le véhicule (restitué le
25/11/2005) de Madame CASTELLANI , le 28/11/2005,, Renault Clio CHIPIE
immatriculée 9767 YE 83, kilométrage 18500km de couleur blanche,
m’appelait en pleine nuit (3 heure du matin) à Marseille pour me demander
de l’aide. Elle n’a pas téléphoné à sa « famille ». Si elle ne voulait plus avoir
affaire à moi, je me demande bien pourquoi elle m’aurait appelé.


3/ Madame CASTELLANI a vendu son véhicule et encaissé le produit de la
vente , elle-même; Cette opération ne s’est pas déroulée en notre présence
et l’acheteur lui a été présenté par son amie Madame Denis MESSAOUD. Ce
monsieur était le coiffeur de cette dame et la voiture était soi-disant pour
leur fille. Monsieur et Madame LOISEAU Claude, 1494 Route de BARJOLS
83143LE VAL.
Véhicule cédé le 1
er décembre 2005 ( copie) pour la somme de 1500 euro
nous avait-elle dit! Surprenant en voyant le nombre de km?


Cela n’a pas empêché le tribunal de DRAGUIGAN, puis la cour d’appel d’AIX
EN PROVENCE, de m’imputer cette vente à mon propre bénéfice pour une
somme de 10 000 €. Par quel miracle ce véhicule aurait-il pu être vendu ce
prix exorbitant alors que le prix de vente à sa sortie était de 8000 €( confi
sources RENAULT). Une nouvelle fois force est d’admettre que cette affaire a
été « bidonnée » depuis le début. (1)


______________________________________________________
(1)
Sources Wikipédia :La Clio est apparue en juin 1990, en version 5
portes pour commencer, puis en version 3 portes en novembre 1990, en
remplacement de la dynastie des Renault 5. Elle connaît deux évolutions
intermédiaires, en 1994 (Clio Phase 2) puis 1996 (Clio Phase 3). La Clio sera
suivie par une deuxième génération Clio II en 1998, et une troisième Clio III
en 2005.
Les bonnes prestations de cette citadine feront sa réputation de petite
routière (« Elle a tout d'une grande ! » disait la publicité), prestations que
les générations suivantes ont encore vu progresser.
Elle fut utilisée par de nombreux services publics français tel que EDF, La
Poste et la Gendarmerie, qui parfois l'utilisent encore en 2010. Le prix d'une
telle voiture était en 1990 de 53.000 Francs (soit environ 8000 Euros
actuels
).

 


4/ L’épisode du Parquet de DRAGUIGNAN semble avoir amusé le Procureur
et les Juges. Il n’en est pas de même pour moi! En effet, il suffit de lire les
mails de Maître CASABIANCA, avocat de SALOMON à l’époque et mon avocat
pour ma plus grande perte.


On a pu constater qu’elle n’a pas hésité à mentir au Bâtonnier en écrivant
qu’elle n’avait le dossier, alors que pour se dédouaner, elle écrit qu’elle l’a
bien reçu mais que n’ayant pas été réglée de la totalité de ses honoraires,
elle n’est pas aller à l’audience du 25 février 2010.
Vous verrez dans les e-mails, qu’entre le 20 et 25 février 2010, j’ai effectué
toutes les démarches possibles pour être représenté sans succès, on l’a bien
vu depuis.


Entendre dire par la partie civile que le Tribunal de DRAGUIGNAN a été
indisposé par cette affaire. Ces rapports m’inquiètent quand on sait que
Maître CASABIANCA se flatte d’entretenir d’excellentes relations avec
Maître BOUZEREAU.


Comment ne pas se poser de questions en lisant dans les courriers que
Maître CASABIANCA a adressé à deux reprises au Parquet de DRAGUIGNAN,
indiquant que la partie civile était avisé de la demande de renvoi et que
celle-ci avait accepté?


Comment comprendre que Maître CASABIANCA persiste à écrire qu’elle
n’avait pas le dossier alors que le Greffe, sans toutefois en apporter le
justificatif, affirme que l’avocate l’a eu en temps et heures?
Mon absence à l’audience du 25 février 2010 à pu indisposer le Tribunal ,
j’en suis conscient, mais j’ai apporté la preuve que j’avais fait ce qui était en
mon pouvoir pour faire assurer ma défense.


La condamnation prononcée en mon encontre, reste , après décision de la
Cour d’Appel, que la Cassation pour obtenir un nouvel examen du dossier.
Il conviendra de demander le dépaysement, le moment venu, en cas de
recevabilité.


5/ j’ai cru entendre, au cours de l’audience du 1
er juin 2010, qu’après
enquête, le Procureur avait classé sans suite. C’est-ce que j’ai cru décelé
dans les propos de mon avocat. Si ce n’est pas le cas, il est tout de même
surprenant que le jour même ou le Président du Tribunal de DRAGUIGNAN
signe l’envoi en Possession obligatoire dans le cadre des Legs, le Procureur
signe une citation à prévenu pour ABUS DE FAIBLESSE.


De même qu’il est inconcevable que Madame CASTELLANI, qui est décédée
hélas depuis le 2 mai 2006 à l’Hôpital Saint-Joseph de Marseille, soit
convoquée comme partie civile.


6/ Concernant le fameux testament en ma faveur qui vient après d’autres et
particulièrement: 1 rédigé au profit de ses sœurs et annulé de la main même
de madame CASTELLANI, bien avant notre rencontre, ce dernier testament a
été remis à Maître Cheville, Notaire au Cabinet Notarial de Maître
HARTHENOUX à Brignoles, convoqué par mes soins, à la demande de
Madame CASTELLANI, par la légatrice elle-même, au cours d’un entretien
privé dans sa chambre à son domicile 248 chemin de PARACOL Quartier
Bellevue LE VAL et en tête à tête. Maître CHEVILLE, si elle avait été
interrogée, pouvait certifier de l’état mental et physique de sa cliente à ce
moment précis.


7/ L’expertise de Madame CASTELLANI, effectuée à la demande de la
Justice, a été fait à son domicile, encore une fois seule avec elle. Je peux en
attester puisque c’est moi qui est reçu le médecin.


Aucun examen complémentaires n’a été effectué.


8/ L’action de Monsieur BOUCHET François, voisin de Madame CASTELLANI.


Il n’est pas surprenant de voir ce monsieur intervenir dans cette affaire. Ce
monsieur est connu de la population DU VAL pour être un personnage
irascible, coléreux et qui passe outre les décisions des autres. Le Directeur
de La Police Municipale DU VAL nous a dit le jour de la remise des clés qu’il
fallait que l’on se méfie de lui car un jour ou lui-même s’ était déplacé pour
ce monsieur, lui avait dit:


« Si un jour vous avez besoin d’un médecin, il ne faudra pas m’appeler, je ne
vous viendrai pas en aide! »


En ce qui concerne l’agression de ce médecin sur la personne de Madame
CASTELLANI et la plainte qu’elle a portée contre lui, sa famille, là encore ne
s’était pas déplacée. De plus j’ai une lettre de la Gendarmerie de Brignoles
qui me répond que si ils ont entendu Monsieur BOUCHET un an après le
plainte de madame CASTELLANI, c’est qu’ils avaient trop de travail. (voir
pièces en annexe).


Des interventions, à l’époque, auprès du Ministre de la Justice, celui de la
Défense ont du laisser des traces, pour celle auprès du celui de la Santé on
a vu plus haut ce qu’il en est. Ceci explique cela. Ce même « médecin » qui quelques temps plus tard s'est vu suspendu pour une durée de presque un an par la caisses de sécurité sociale, et qui à l'issue , à pris sa retraite. Bel exemple de moralité , cet individu est donc un témoin fiable pour le parquet de Draguignan.


Afin d’être complet dans ce domaine, j’ajoute que dans le cadre d’une
demande de bornage judiciaire, Monsieur BOUCHET ayant empiété de
presque 2m sur 50 environ sur la propriété de Madame CASTELLANI, cette
dernière ayant été hospitalisée par nos soins le jour de l’audience, je me suis
vu refusé de la représenter alors que j’avais les pouvoirs utiles. C’est à ce
moment que Madame CASTELLANI a souhaité m’adopter, la procédure lui
semblant plus rapide qu’une autre. J’insiste sur le fait qu’’elle lisait
beaucoup, écoutait avec attention la radio et regardait la télévision avec
assiduités. Elle était bien au fait des possibilités.


De même, j’ai du me déplacer au Tribunal de DRAGUIGNAN pour faire appel
en son nom, appel reçu correctement à l’époque.


10/ Je voudrai revenir en quelques mots sur l’action de Maître CASABIANCA
dans ce dossier. Au moment de l’envoi en possession, j’ai du me déplacer
moi-même pour retirer auprès de son correspondant auprès du tribunal de
DRAGUIGNAN, l’ordonnance et la remettre au Directeur du Greffe de
Brignoles.


Madame ROUX, nièce de Madame CASTELLANI, qui ne s’est pas jamais
déplacée quand la veille dame a été molestée par monsieur BOUCHET, même
quand elle a été hospitalisée à 8 reprises (LA CASAMANCE à Marseille puis
AIX EN PROVENCE suite à hospitalisation BRIGNOLES puis, SAINT JOSEPH à
MARSEILLE, encore SAINT JOSEPH puis EYGUIERES puis SAINT FRANCOIS à
NANS LES PINS puis SAINT JOSEPH où elle est décédée), convoquée à
l’ouverture des scellés puisqu’elle en était à l’origine, ne s’est pas déplacée,
envoyant un certificat médical au Greffier en Chef de BRIGNOLES. Je
constate qu’elle allait mieux lundi 1
er juin 2010. La voisine ( qui semblait -il,
devait veiller sur Madame CASTELLANI) alors qu’elle venait de se plaindre
aux gendarmes tout en m’appelant au SECOURS, m’avait indiqué à ce
moment là qu’elle témoignerait que je m’occupais bien de Madame
CASTELLANI, elle n‘en a rien fait et pour cause, elle ne s‘est jamais occupé
de la vieille dame sinon de l‘espionner pour rendre compte à sa copine la
chère madame ROUX.


10/ Concernant les sommes versées par Madame CASTELLANI, j’ai été bien
incapable de répondre, d‘une part je n‘ai à aucun moment eu accès au
dossier, mais en effet, à l’époque, nous habitions MARSEILLE donc à 95km
de cette dame, mon épouse y allait tous les deux jours. Le reste servait aux
travaux dans sa maison , nous avons les factures d’achat des matériaux. Par
contre, je sais qu’elle faisait beaucoup de chèques bancaires à Madame
MESSAOUD Denise en inscrivant sur son chéquier (chien ). Il est facile de
dire aujourd’hui aux gendarmes de BRIGNOLES qu’elle retirait l’argent en
espèce pour le remettre à Madame CASTELLANI alors que cette vielle dame
avait dit à ma femme à sa sortie d‘ EYGUIERES: « Tu ne peux pas savoir
combien j’ai donné d’argent à Denise, elle m’en doit beaucoup mais je ne lui
demanderai pas car elle a été gentille avec moi! ». Comment peut-on savoir
aujourd’hui où est passé cet argent puisque Denise MESSAOUD a été
entendue par les gendarmes et qu‘aucune explication ne semble avoir été
faite?
Depuis j’ai mis la main sur les talons de chèques de Madame CASTELLANI
qui attestent bien que c’est madame MESSAOUD, et elle seule, qui à bien
bénéficié des sommes qu’encore une fois on m’a imputé.
Pour ma part pour toutes les sommes ,que m’a remisent madame
CASTELLANI je lui justifiais la destination.


Quand elle était au Centre de Rééducation Cardiaque d ’EYGUIERES, ma
femme y allait tous les deux jours et pour ma part, je m’y rendais le week-end.

 

Ma femme lui prenait son linge sale et lui emmenait du linge propre
ainsi que son petit chien GANDY, caniche noir qui est décédé pratiquement le
même jour que sa maîtresse. Nous l’avons emmené le 30 janvier 2006 à
SALON DE PROVENCE au restaurant pour ses 81 ans. Nous avons les photos,
Le Centre nous avait donné la permission de la sortir pour cet événement.
Ce fut son meilleur anniversaire nous avait-elle dit à l’époque. Elle était
radieuse.


11/ Concernant l’avant dernier établissement hospitalier où l’hôpital SAINTJOSEPH l’a placé pour son malheur suite à son attaque d’hémiplégie en mars 2006, placée en convalescence. C’est vers le 16 mars 2006 que nous avons eu une altercation avec l’infirmière en chef du service où elle était que tout s’est déclenché.

Ce n’est pas contre nous que Madame CASTELLANI voulait
se protéger mais bien contre sa famille. Elle a déclaré à ma femme, la
dernière fois ou celle-ci l’a vu vivante dans cet établissement ( voix sur
dictaphone et prises de photos de Ivette CASTELLANI+ constat d‘huissier du
14 avril 2006), que si on l’empêchait de nous voir, elle se laisserait mourir.
Ce qu’elle a fait!!! ‘voir plus loin le dossier initial).


La totalité du dossier a été remis à l’époque à Monsieur Patrick CAMBEROU,
Procureur chargé des victimes au cabinet du Ministre de la Justice et a fait
l’objet d’un suivi sérieux. Nous disposons des pièces correspondantes ainsi
que le constat d’huissier établi à ce moment là en présence des journalistes
de VAR MATIN, de deux membres du bureau de l’Association SALOMON dont
la secrétaire générale, Madame RIQUIER Frédérique demeurant à CEYRESTE
(13).
J’ajoute que, reçus par RADIO BLEUE, notre interview n’a jamais été diffusé.
La radio et VAR MATIN nous ayant avoué avoir subi des pressions, voir des
menaces en cas de diffusion.

 

 

 

 

 

 

JE RESPECTE UNE DECISION DE JUSTICE

MEME SI ELLE EST INJUSTE


Le 2 avril 2010,je me présentais donc avec un sac de voyage à la
gendarmerie de Brignoles, dans le Var, pour être incarcéré à la maison
d’arrêt de DRAGUIGNAN à la suite d’un jugement me condamnant à 3 ans de
prison ferme pour « abus de faiblesse ». (3)


C’était le début d’une effroyable affaire qui allait provoquer bien des dégâts
que même une indemnisation financière aussi conséquente qu’elle soit ne
suffira pas à effacer de nos mémoires et aura une incidence irrémédiable sur
l’état de santé de mon épouse déjà fragilisée par les mauvais coups de la
vie.


J’y reviendrai tout au long de livre, mais il faut savoir que l’on peut être
OTAGE dans son propre pays et mis plus ou moins au secret des lors que
vous avez transgressé la sacro sainte loi, non écrite, qui dit que les puissants
doivent le rester quel que soit le prix et les moyens employés, et que le pot
de terre ne gagne jamais contre le pot de fer. J’ai fais par le passé la
démonstration que la lutte , si elle est inégale, n’en était pas moins
impossible.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_________________________________________________
(3)C’est la peine maximale dans ce cas de délit, si Jean Marie Banier dans le
dossier BETTENCOURT avait du être poursuivi, il n’aurait pas risqué plus
alors qu’il a reçu tout de même un « Cadeau d’un millions d’euro?)
J’ai combattu, à chaque fois que cela était nécessaire l’injustice pour en faire
les frais un beau jour de février 2010. J’étais devenu gênant pour certains et
surtout on y avait vu l’occasion de régler mon compte en n’hésitant pas à
violer les principes les plus élémentaire du droit et de la présomptions
d’innocence qui doit être une maxime notamment dans le cas de DSK , mais
qui ne s’applique pas de la même façon suivant les cas les individus ou
l’humeur de quelques uns.

 

 

 

Je vais donc vous démontrer comment après avoir agis de façon innommable
contre une petite grand-mère de 80 ans en prononçant à son encontre une
peine d’emprisonnement ferme pour des futilités digne de « Clochemerle »,
certains juges ont réglés leurs compte avec moi et fait en sorte que je sois
mis hors circuit.


OUI! je le dis haut et fort: « J’AI ÉTÉ VICTIME D’UN LYNCHAGE
JUDICIAIRE! » puis plus tard je comprendrais vite qu’il s’agit en fait d’un
DENI D’OPINION.


Je vous expliquerais, preuves à l’appui, comment on a fabriqué entièrement
un dossier à charge sans qu’à aucun moment je n’ai accès à cette procédure
initiée par le Parquet de DRAGUIGNAN contre moi.


Je vous dirai pourquoi le procureur, alors qu’il venait de donner un avis
favorable pour l’envoi en possession me faisant l’héritier légal d’Ivette
CASTELLANI ( grand-mère divorcée et sans enfants), me traduisait LE MEME
JOUR devant son tribunal.


Comment le même Procureur ose convoquer à l’audience correctionnelle
initiale une femme
DECEDEE DEPUIS 3 ANS?


Vous verrez aussi la trahison de l’avocate en charge de la défense de mes
intérêts qui m’avait déconseiller de demander l’aide juridictionnelle à laquelle
j’avais droit pour assurer ma défense sans risquer de se voir substituer un
confrère par le bureau. Elle n’hésitera pas à mentir par écrit pour tenter de
sauver sa tête alors qu’elle m’avait laissée lâchement tomber 72 heures
avant l’audience.


Vous constaterez, alors que des affaires bien plus graves et réelles attendent
de longs mois, voire de longues années pour être inscrite au rôle de la cour
d’appel, comment j’ai été jugé en appel au bout de 2 mois pile après la
première audience alors que je me présentais devant le tribunal pour une
demande de mise en liberté. C’est sans avoir pu voir mon avocat que je me
suis retrouvé dans la cage de verre menottes aux poignets tel un truand de
grand chemin.


Que d’honneur pour un modeste citoyen comme moi.


Nous allons maintenant, si vous le voulez bien entrer dans le vif du sujet et
pour cela il convient de reprendre cette histoire à sa genèse, c’est-à-dire au
moment de ma rencontre avec Ivette CASTELLANI, c’est la seule façon de
bien suivre la chronologie des événements.


Alors suivez moi dans les méandres de la justice française et bonne lecture.

 

 

 

 


LA DAME DE PARACOL

 


En juin 2005 je rencontre Ivette Castellani, petite dame âgée de 80 ans et
qui me fait part des difficultés qu’elle rencontre avec la justice, via deux
affaires, l’une vieille de plusieurs années et donc pour laquelle il ne m’est au
départ pas possible d’intervenir, et une seconde qui concerne une plainte
qu’elle a déposé contre son voisin un dénommé François Bouchet, médecin
de son état, qui l’aurait tiré par les pieds, la faisant dévaler sa restanque
( une restanque, dans le midi, est un genre de terrain en espalier, soutenu
par des murets en pierre) mis dans sa brouette et déposé sur un tas de
détritus.
Ivette Castellani je le rappelle a 80 ans et est invalide à 80% par la
COTOREP, elle m’indique, au cours de notre entretien, qu’elle a mis en action
son assistance juridique ( compagnie LA Paix), mais que les choses semblent
s’enliser.
A cour de la conversation elle m’apprend que dans le cadre des problèmes
qu’elle à rencontré par le passé au village de LA CRAU situé dans le VAR ,
elle a fait l’objet d’une condamnation à 18 mois de prison, dont trois fermes,
elle à passé à 76 ans une nuit au dépôt dans des conditions inadmissibles,
qu’elle est, en plus, interdite de séjour dans son village ou se situait sa
maison, qu’elle à donc été obligé de vendre cette résidence principale pour
acheter celle dans laquelle elle vit depuis 6 ans dans le merveilleux petit
village du VAL situé à deux kilomètres de Brignoles, elle a, en outre été
condamné aux dépends , avec obligation de soins. Je crois avoir affaire à un
dangereux malfaiteur, c’est « CALAMITIVETTE ».


Devant une telle avalanche de peines, aussitôt je décide de prendre les
choses en mains afin d’obtenir des explications de la part des pouvoirs
publics, d’autant plus qu’elle vient de recevoir une convocation pour se
rendre au service d’application des peines de DRAGUIGNAN, juridiction
particulièrement connue pour « sa sagesse »


Pour couronner le tout Ivette est convoquée devant le Tribunal de grande
instance de Draguignan le 18 juillet 2005 pour y répondre du délit de refus
de se soumettre à un prélèvement ADN.


J’adresse donc un courrier au procureur de la république de Draguignan en
ces termes :


« J’interviens auprès de vous dans l’intérêt de madame Ivette CASTELLANI
demeurant : quartier Belleville, chemin de paracol, 83143 LE VAL.


Madame CASTELLANI est victime d’ agissements en violation de sa vie
privée et de violences physiques perpétrées par son voisin François
BOUCHET ,200 chemin de paracol 83143 LE VAL.


Notre adhérentes a tentée de déposer plusieurs plaintes contre cet individu,
aucune n’ont eut de suite, les services de gendarmerie refusant d’enregistrer
ces plaintes, vous trouverez à cet effet copie de l’assurance « protection
juridique » lui conseillant de vous saisir directement.


Je me permet d’attirer votre attention sur le fait que madame CASTELLANI
est âgée de 84 ans, invalide à 80% et donc fragilisée.


Son voisin, notable local ( il est médecin) l’espionne à l’aide d’appareil photo
placés dans son garage, il l’agresse physiquement ( jet de pierres, coup
violemment portés, arrosage à l’aide d’un jet d’eau, et autres harcèlement,
nous saisissons d’ailleurs monsieur le ministre de la santé, considérant que
le serment d’hypocrate est allégrement bafoué par cet individu indigne
d’exercer la profession de médecin.


Je vous adresse un certain nombre de documents qui vous éclaireront sur
cette pénible affaire.


Par ailleurs, madame CASTELLANI, a reçue une convocation devant le
tribunal correctionnel de DRAGUIGNAN, pour le 18 juillet 2005 à 14h au
motif qu’elle aurait refusé de se soumettre à un prélèvement biologique
destiné à permettre l’analyse et l’identification de son empreinte génétique,
j’avoue être quelque peu surpris de cette procédure.


Bien évidemment elle ne peut se rendre à cette convocation compte tenu de
son âge et état de santé.


Pouvez vous nous indiquer à quoi correspond cette procédure, notre
association assistant madame CASTELLANI, nous sollicitons donc le report
de cette affaire en l’attente d’explication afin de pouvoir user de son droit de
conclure.
Dans l’espoir que ma requête retiendra toute votre attention et dans
l’attente de vous lire.
J’ai reçu une réponse du procureur en date du 22 août 2005 sous la
signature de Christian Girard qui me disait :


« Situation de madame Castellani, j’ai l’honneur de vous faire connaître, en
réponse à votre lettre du 1
er août, que par décision contradictoire du 18
juillet, le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné madame Yvette
Castellani à la peine de 1500 € d’amende. »


La justice est passée avec son bandeau sans respect des droits de la
défense, dans ce pays on peut se faire condamné pour rien simplement
parce que un magistrat l’a décidé. Vous pensez bien que les choses n’en sont
pas restées là.


Le 15 juillet j’adresse à monsieur Gautier, maire de Le Val, une lettre pour
l’informer de ce qui se passe avec le docteur « fol amour » et saisi le
ministre de la santé, en lui joignant copie
des deux lettres expédiées au parquet et au ministre.


Il me répondra le 3 août par un courrier dans lequel il me précise : « Nous
ignorons totalement cette histoire d’empreinte génétique qui me paraît
relever d’affabulation ; à moins que vous ne soyez en possession de la
citation auprès du tribunal donnant la raison du procès. »


Je lui répond donc le 8 août 2005 en ces termes :


« J’ai bien reçu votre courrier du 03 Août dernier en réponse à mon
intervention concernant Ivette CASTELLANI.


J’ai bien noté les différentes interventions effectuées par votre mairie en sa
faveur.
Comme je vous l’indiquais dans mon précédent courrier, notre association a
saisi Monsieur le Procureur de la République ainsi que monsieur le Ministre
de la Santé dans le cadre des problèmes qu’elle rencontre avec monsieur
BOUCHET, problèmes dont nous avons pu constater la véracité étant présent à plusieurs occasions.


Concernant les problèmes antérieurs et notamment à LA CRAU, les éléments
du dossier en notre possession font apparaître de grave complicités et
nombre de faux témoignages, l’instruction de cette affaire qui voit son
épilogue seulement au bout de 20 ans, ayant semble t il été faites à charge
uniquement.
Les attestations en sa faveur n’ont pas été retenues et bien d’autre choses
que je ne peux citer ici.


Nous avons alerté la presse télévisuelle et une équipe de France 3
méditerranée a tourné un reportage diffusé quatre fois entre aux journaux
du 12/14 et 19/20 samedi 6 Août et dimanche 7août 2005.
Nous saisissons Monsieur le Président de la République immédiatement, en
vertu de son pouvoir d’amnistie, la sanction infligée étant pour le moins
disproportionnée avec les faits de l’époque, même si ceux ci étaient réels.
Votre soutien dans le cadre de cette demande serait le bienvenu.
En ce qui concerne « l’affaire » des empreintes génétiques, loin de
l’affabulation, je vous transmets copie de la citation à comparaître.


Il est inconcevable que des Tribunaux prononcent de telles peines totalement
disproportionnées, alors que dans un même temps, d’autres font preuves de
mesures de clémence envers des meurtriers récidivistes et autres
malfaiteurs autrement plus dangereux que cette femme âgées de plus de 80
ans et invalide à 80%.


Le 26 juillet 2005 j’écris au Service de Pénitentiaire d’Insertion et de
Probation du Var Antenne de DRAGUIGNAN, concernant les obligation du
SME (jugement du TC du 12 09 2003) auxquelles Ivette Casttelani devrait se
soumettre suite à la convocation qui lui a été adressée le 19 juillet et lui
fixant rendez vous pour le 28 prochain.


J’avais indiqué au téléphone à la responsable de ce service, que madame
CASTELLANI âgée de 80 ans, invalide à 80% et qui vit avec une pile
cardiaque, ne pouvait se déplacer pour se rendre à cette convocation.
Il m’avait été répondu qu’un dossier qu’elle doit remplir, et signer lui serait
adressé.
J’écris donc à cette personne :


« Je vous remercie d’avoir bien voulu la dispenser de cette visite à
DRAGUIGNAN. La mesure prise à son encontre apporte de notre part
quelques commentaires, en effet alors que des malfaiteurs, récidivistes,
criminels et autres terroristes se promènent en toute liberté, après avoir fait
l’objet de mesures de clémence, ou pour vice de procédures, on inflige une
peine de dix huit mois de prison dont 3 fermes avec obligation de soins,
mise à l’épreuve pendant trente six mois, pour avoir jeté semble t il des
pierres sur la maison de son voisin, voisin à qui elle à fait don
antérieurement d’une voiture entre autre.


J’ai l’impression de marcher sur la tête à la lecture de ce jugement . Ivette
CASTELLANI est sans aucun doute un danger important pour la collectivité.
Vous comprendrez pourquoi notre association saisi immédiatement à la fois
monsieur le Garde des sceaux et monsieur le ministre de l’intérieur.
S’il ne s’agissait pas d’une femme qui se trouve indéniablement en fin de vie
cela prêterait à en rire, ce n’est hélas pas le cas.


Le 2 Septembre 2005, je complète ce courrier, par une nouvelle lettre à
l’intention de monsieur Eric Bernard, Vice Président du TGI de DRAGUIGNAN,
Chargé de l’Application des peines en ces termes : « Madame CASTELLANI
qui est âgée de 80 ans est cardiaque et dans l’impossibilité de se déplacer,
c’est pourquoi j’ai sollicité de vos services que la notification lui soit faite à
domicile. Elle a reçue un procès verbal de notification sur lequel figurent un
certain nombre de dispositions qui ne semblent pas en rapport avec la
condamnation notamment en matière de changement d’emploi, à son âge
c’est peu probable, ainsi qu’ en matière de contrôle de ses moyens
d’existence.
Madame CASTELLANI que nous assistons depuis maintenant quelques mois
semble avoir été victime d’une machination destinée à l’obliger à vendre son
ancienne maison, convoitée par quelqu'un de son voisinage de l’époque.
L’interdiction de paraître à LA CRAU, dont elle à fait l’objet, et qui l’a obligé à
vendre était déjà une mesure disproportionnée au regard des
faits qui « auraient été commis ».


L’association SALOMON que je représente, avait saisie Monsieur le Ministre
de la Justice, monsieur Pascal CLEMENT, dès sa nomination afin de solliciter
une audience. Il vient de nous faire savoir que nous serions reçu courant
septembre, à cette occasion nous lui transmettrons un certain nombre de
dossiers dont celui de madame CASTELLANI, un certain nombre de points de
procédures nous semblant avoir ayant été contournés.
Pouvez vous m’accorder une entrevue, afin de vous exposer la situation
plus en détail et envisager une mesure d’assouplissement de ce contrôle. »
Mesures de contrôle qui prenaient effet depuis deux ans et qui n’ont pas été
appliquées jusqu’à ce jour, alors qu’il « resterait »11 mois à appliquer.
Un élément nouveau devait apparaître depuis puisque madame Castellani,
recevait fin septembre la décision du parquet de Draguignan de classer ni
plus ni moins ,sans suite sa plainte contre le médecin agresseur, qui a été
entendu par le gendarme chargé de l’enquête un an après les faits ?
le10 octobre 2005 j’adresse à Monsieur Patrice CAMBEROU, Magistrat,
Conseiller du Garde des Sceaux au Ministère de la Justice , 13 Place
Vendôme,75042- PARIS le document suivant accompagné du complément des pièces : « Madame CASTELLANI est une de nos adhérentes dont je vous ai remis quelques éléments du dossier au cour de l’audience que vous avez bien voulu accorder à notre association le 6 octobre dernier.


Loin de se régler d’une façon ou d’une autre l’affaire qui oppose madame
Castellani à son voisin, médecin de surcroît, vient de faire l’objet d’un
classement sans suite au motif que « l’infraction serait insuffisamment
caractérisée », par monsieur le Procureur de la République de DRAGUIGNAN
en date du 11 avril 2005. Madame Castellani en a été avisé le 8 octobre par
un courrier de son assistance juridique « assurance La Paix » daté du 29
septembre dernier.


Ce qui nous interpelle dans cette affaire c’est le manque de diligence du
gendarme chargé de ce dossier qui le 5 avril 2004 reçoit la plainte de notre
adhérente et laisse le dossier dormir pendant un an, et entend monsieur
Boucher mis en cause le premier avril 2005 soit trois cent soixante et un
jours après les faits.


deux reprises, le 26 juin 2004 et le 16 septembre 2004 par courrier la date
de transmission de la procédure au Parquet.


Les deux réponses obtenues à ces occasions sous la signature du Major
Perrat commandant de la brigade territoriale de Brignoles 83,sont les
suivantes :


« 10juin 2004 – P.V. n° 1328/2004 , toujours en cours, diligenté par le
gendarme Etting (OPJ) à la BT de Brignoles.


21 septembre 2004 – Réponse : La procédure 1328 de notre unité est
toujours en cours.


L’enquêteur est, malheureusement, indisponible depuis deux mois. La charge
de travail ne permet pas de donner le dossier à un autre militaire. »


On peut s’interroger, vous en conviendrez.


Il va sans dire que nous saisissons madame la Ministre de la défense de ce
dysfonctionnement grave de ses services, ainsi que Monsieur le Ministre de
l’Intérieur utilisateur, pour emploi de ces mêmes gendarmes.
Reste que les droits de l’accusation sont bafoués, une nouvelle fois, nous
entendons poursuivre notre action afin de saisir les juridictions appropriées
afin que madame Castellani, âgée de bientôt quatre vingt ans et invalide à
80%, puisse prétendre à une fin de vie heureuse et confiante en la justice de
son pays.


Convaincu de votre volonté d’agir dans ce sens et dans l’attente de vous lire,
croyez monsieur le Conseiller, en mes sentiments sincères et courtois. »
Bien sur nous avons expédié le même courrier aux deux ministres cités dans
la lettre de monsieur Camberou .


Cette affaire n’en restera pas là et nous entendons bien, que justice soit
rendue , une pétition nationale a été mise en route et très vite elle à recueilli
un grand nombre de signatures, et tous ont été frappés par cette affaire .


Et c’est là que débute l’affaire CAILLEAU qui viendra se greffer sur cette
rocambolesque histoire, en effet pour faire signer la pétition j’ai établi la
présentation en ces termes: « Fallait il qu’il la tue…. Et plus loin… Le
Procureur classe courageusement sans suite le dossier de cette agression ».

Je le paierais au prix fort par la suite, mais que voulez vous certains n’ont
pas d’autres moyens que la vengeance pour régler leurs comptes.

 

 

 

 

L’ACTION DE L’AVOCATE


Son inaction devrais je dire.


Comment en est on arrivé là?


J’ai été condamné à trois ans de prison pour abus de faiblesse envers
madame CASTELLANI Ivette, j’ai fais l’objet d’un mandat d’arrêt délivré à
l’audience, ceci en parfaite violation de l’article 1 de la Convention
Européenne des droits de l’homme, par le Tribunal de grande Instance de
Draguignan le 25 février 2010.Je ne m’étais pas présenté à l’audience en
raison d’une demande de renvoi effectuée par Maître Christine CASABIANCA,
avocat au barreau d’Aix en Provence, en charge du dossier à l’époque et
contre laquelle une procédure de mise en responsabilité est en cours.
On verra au fur et à mesure des chapitres que cette avocate a failli à sa
mission et que cette mise en responsabilité ne se fera pas sans heurts, mais
qu’elle se rassure j’irais jusqu’au bout de cette histoire.
On a vu que les gendarmes m’avaient entendu sur procès verbal le……. A
ma sortie de la gendarmerie de RIANS j’avisais immédiatement maître
CASABIANCA de cette audition qui m’affirmait que n’étant pas mis en cause

il n’y avait rien à faire.


Déjà elle aurait du demander à avoir connaissance des éléments du dossier
à monsieur le Procureur de la République de DRAGUIGAN afin de savoir les

raisons pour lesquelles j’avais été entendu.


Plusieurs mois après la mort de notre chère Ivette, le jour ou l’envoi en
possession est signé par le Juge de DRAGUIGNAN, le procureur m’assigne à
comparaître devant le tribunal correctionnel de DRAGUIGNAN.
Après deux renvois demandés par la partie adverse, arrive le jour de
l’audience. Je rencontre l’avocate le lundi précédent qui me déclare qu’elle
n’a toujours pas le dossier mais qu’elle sera présente à mes cotés au jour
dit.
Surprise le lendemain elle m’appelle au téléphone en m’indiquant qu’elle
vient de demander le renvoi et qu’elle ne sera pas présente à cause : « D’un

manque d’essence

».
Stupéfaction de ma part, je suis désemparé et ne sais plus que faire, je
décide de me rendre au tribunal de DRAGUIGNAN pour tenter de me faire
désigner un avocat d’office, cela est impossible me répond on au bureau du
bâtonnier puisque j’ai déjà un avocat. Mon interlocutrice ajoutant que je
devais impérativement me présenter avec elle, la présence du conseil étant
obligatoire. Je sais depuis qu’il n’en est rien et que je pouvais me présenter
seul. J’ignorais les conséquences de mon absence bien qu’il y ait à boire et à
manger dans ce qui s’est passé ou dit plus tard, mais nous y reviendrons en
temps utiles.


Maître CASABIANCA voit donc sa responsabilité professionnelle totalement
engagée dans cette affaire pour notamment : Défaut de conseil, acte de procédure non réalisé et non communiqué, rédaction d’un acte inefficace, refus de plaider, développement de moyens contraires à l’intérêt de son client, mensonges répétés et enfin, et c’est le plus important pour perte de la simple chance de gagner mon procès.


Comment en est on arrivé là ?


Dans le procès verbal établi le 22 mai 2008 par la gendarmerie de RIANS
(VAR) ; il est clairement noté « Procès verbal d’audition de la personne mise
en cause » Déjà à cette époque, alors que j’avais transmis à l’avocate la
copie de cette audition elle aurait due demander des explications au parquet
et si besoin était demander ma mise en examen afin de pouvoir accéder au
dossier et me permettre de préparer ma défense à venir. Elle n’en a rien
fait !
Il apparaît clairement à la lecture du jugement rendu le 2 03 2010 et que j’ai
obtenu enfin le 8 juillet 2011, en application de l’article R155 1 er et R 156 du
code de procédure pénale que mon absence involontaire à l’audience du 2
février 2010 a incité les juges à délivrer un mandat d’arrêt à mon encontre.
J’en veux pour exemple cet extrait du jugement qui dit page 4 : « Attendu
que CAILLEAU Guy, bien qu’ayant été régulièrement cité, à l’audience de ce
jour ; qu’il ne justifie d’aucun motif légitime de non comparution ; qu’il y a
lieu de statuer à son égard par jugement contradictoire à signifier en
application de l’article 410 du code de procédure pénale.
Que l’absence du prévenu et la gravité des faits justifient qu’un mandat
d’arrêt soit décerné à son encontre. »
Il ressort de cet extrait de jugement que le Tribunal ne fait, à aucun moment
état d’une quelconque demande de report effectuée par maître CASABIANCA
contrairement à ses affirmations, il est à noter qu’elle ne m’a jamais délivré
de copie avec la preuve de l’expédition au tribunal le 23 février 2010 sinon
un document non signé .

 

DEVELOPPEMENT DE MOYENS CONTRAIRES A L’INTERËT DE SON CLIENT :


Maître CASABIANCA s’est rendue coupable d’un manquement à ses
obligations de diligence, de prudence, de confiance, de dévouement et de
probité.
Elle ne pouvait, alors qu’elle était avisée depuis plusieurs semaines de la
date de l’audience, se rendre disponible. Pour cela elle sollicite le renvoi de
l’affaire par une lettre dont on ignore si elle a été faxée, expédiée par poste
ou non transmise, elle m’indique demander ce report le 23 février 2010 en
me disant de contacter un avocat commis d’office pour demander le renvoi
alors qu’elle était l’avocat en charge du dossier à ce moment précis. Elle
m’indique que sa « collègue » Maître BOUZEREAU, avocat partie civile lui
aurait confirmé tenir le dossier à sa disposition et me suggère que l’avocat
d’office pourrait le récupérer à l’audience.


On verra que cette façon de procéder n’est pas conforme aux usages et au
droit.
La veille de l’audience l’avocat CASABIANCA m’adresse un mail me disant
que l’avocat de permanence peut déposer une demande D’AJ provisoire lui
permettant d’être rémunéré et servant de relais. Ce mail faisait réponse au
mien du même jour qui lui signalait que je ne pouvais me présenter seul et
que de toute façon je ne disposais pas des éléments de mon propre dossier
contenant les preuves de mon innocence toujours dans son cabinet.
Le 24 février 2010 Maître CASABIANCA m’adresse un nouveau mail dans
lequel elle m’indique que la copie du dossier étant essentielle ;elle ne l’a
toujours pas ainsi que les pièces de l’adversaire.


Il suffisait à maître CASABIANCA de désigner un correspondant au Tribunal
de Draguignan pour faire effectuer un ultime report en raison des faits
exposés plus haut pour éviter ma condamnation, j’aurais pu accompagner ce
correspondant et ainsi éviter une incarcération injuste et contraignante
lourde de conséquences sur ma vie personnelle et celle des miens
Maître CASABIANCA au lendemain de la décision du Tribunal correctionnel de
Draguignan m’avise téléphoniquement en me déclarant au préalable : « Êtes
vous bien assis ? » Puis après m’avoir asséné la décision rendue elle me
conseillait d’aller faire appel immédiatement Par mail le même jour je lui
demandais alors quel motif je devais invoquer pour faire cet appel, sa
réponse est édifiante quand à son incompétence en la matière
Voici cet extrait :


« Selon le cas vous allez faire opposition ou appel. Si le jugement est
contradictoire, c’est un appel, s’il est par défaut c’est une opposition. »
Première observation : Il semble que le BA du droit c’est de savoir qu’après
avoir été régulièrement convoqué à l’audience, le jugement est réputé
contradictoire.
Plus loin elle écrit : « J’insistais pour que l’avocat de permanence y aille avec
le dossier d’AJ pour m’assurer que le TGI ne retiendrait pas le dossier ou
que nous serions prévenus par portable afin de venir même en fin
d’audience. »


Seconde observation : Maître CASABIANCA avait déjà obtenu l’AJ dans deux
dossiers qu’elle avait en charge pour mon compte, c’est elle qui a refusée
que je demande à nouveau une AJ afin de garder la maîtrise du dossier. En
ce qui concerne sa venue en fin d’audience que n’a-t-elle pas été présente
dès l’ouverture de l’audience, elle avoue donc ne pas être en déplacement
comme indiqué plus avant


J’y vois donc une intention délibérée de me nuire en n’assumant pas ses
responsabilités professionnelle.


Enfin dans ce même mail elle écrit : « Je pense que maître BOUZEREAU a
joué double jeux, je vais saisir le Bâtonnier contre elle puisqu’elle ne m’a
jamais donné ses conclusions. »


On verra plus loin qu’elle n’a jamais saisi le bâtonnier à ce sujet, lequel
bâtonnier devait à son tour demander des explications à maître BOUZEREAU,
ce qui ne semble pas non plus avoir été fait.


J’en vois l’explication par le fait que maître BOUZEREAU est membre du
conseil de l’ordre de Draguignan.

 

 

 


LA SAISINNE DU BATONNIER LASSALLE

 

 


Le 10 mars 201, avant mon incarcération, j’ai saisi par lettre RAR le
Bâtonnier de l’ordre des avocats d’AIX EN PROVENCE, mettant en
responsabilité professionnelle Maître CASABIANCA. (Vous en avez copie,
mais pour la meilleure compréhension des faits je vous adresse les
différentes pièces chronologiquement au risque d’avoir des doublons, mais
au moins vous aurez le dossier dans son intégralité.)
Le bâtonnier accusera réception de ce courrier le 29 mars 2010
Le 12 avril soit dix jours après mon incarcération, mon épouse recevra à
notre domicile une lettre de Maître LASSALLE contenant les explications de
maître CASABIANCA.


Bien entendu l’avocat tente de se justifier par des affirmations mensongères,
particulièrement en ce qui concerne le refus de l’avocat de permanence de
se présenter, maître CASABIANCA savait pertinemment que cette démarche
ne pouvait se faire sous cette forme, je l’ai expliqué plus haut.
Elle affirme avoir été retenue par d’autres affaires devant les juridictions
d’AIX et MARSEILLE. Elle ne pouvait ignorer la date de cette audience
cruciale pour moi, elle avait, jusqu’à 4 jours avant l’audience fait comme si
rien ne l’empêchait d’être présente.


Elle affirme avoir demandé le report en raison de cela, vous avez pu
constatez qu’il n’en est rien et que c’est par manque de CARBURANT et non
communication du dossier pénal qu’elle à demandé ce report dont on ne sait
toujours pas sous quelle forme puisqu’elle ne peut prouver cette action.
Elle justifie sa position en raison du fait qu’elle n’aurait pas reçu le moindre
honoraire dans ce dossier. Il ne s’agit pas de savoir si elle devait faire un
aller retour à DRAGUIGNAN pour faire appel, elle n’était plus en charge du
dossier à ce moment là, mais bien d’avoir été absente volontairement à
l’audience du 25 février 2010.


Mais concernant ce problème financier vous constaterez dans les documents
joints que dans deux autres affaires civiles qu’elle a eu à traiter pour moi elle
a toujours été réglé, soit par l’AJ soit directement même quand elle
demandait des frais de déplacement au motif qu’ils n’étaient pas pris en
compte par le Bureau d’AJ.


De même vous trouverez un mail de sa part ou elle m’adresse un RIB pour
pouvoir la régler en plusieurs fois comme nos accords le prévoyaient.
Ajoutez à cela que le 13 février 2010 elle acceptait un chèque d’un montant
de 200 euro soit 14 jours avant l’audience.


Preuve est faite s’il en était besoin qu’elle ment pour tenter de se justifier et
ce ne sera pas le premier de ses mensonges.


Dans ce courrier le bâtonnier LASSALLE m’indique saisir son collègue de
DRAGUIGNAN afin d’avoir les observations de maîtres BOUZEREAU,
puisque maître CASABIANCA lui aurait reproché de ne pas lui avoir
communiqué ses conclusions malgré de nombreuses relances.
Là encore elle ne justifie en rien des relances effectuées auprès de sa
collègue.
En réponse à ce courrier du bâtonnier LASSALLE, mon épouse adressait le
15 avril 2010, un courrier dans lequel elle réaffirmait mes écrits et
demandait ou étaient passées les sommes déjà versées.
Dans sa lettre elle précisait les noms des avocats en charge du dossier
depuis sa défaillance.


Le 27 avril 2010, le Bâtonnier d’à AIX EN PROVENCE écrivait une nouvelle
fois à mon domicile en indiquant que maitre CASABIANCA lui avait répondu
que son travail avait porté sur le plan civil sur une requête d’envoi en
possession, requête qu’elle a confiée à maître BARRAL avocat au barreau de
Draguignan qu’elle aurait pu le moment venu substituer pour la représenter
à l’audience du 25 février 2010. Elle ne l’a pas fait et c’est moi qui suis allé
récupérer le document contre décharge au cabinet de maître BARRAL à
GAREOUT (var).


Quand à la négociation avec le Greffe pour la levée des scellés sur la maison,
force est de constater qu’une nouvelle fois elle n’était pas là au moment de
l’acte, occupée par ailleurs comme à son habitude.


Elle affirme m’avoir reçu de nombreuses fois, en effet à la fois en qualité de
client mais aussi en vertu de ma présidence de l’association Salomon que je
présidais à l’époque et dont je suis interdit à présent par décision de justice
grâce à la négligence de maître CASABIANCA. Mais j’étais aussi reçu en
qualité de Manager Général d’une société de droit Britannique pour laquelle
elle attestait de la conformité des entreprises de droit britannique crée pour
mes clients et pour laquelle elle à toujours été réglée au fur et à mesure des
créations.
Nous avions coutume de diner une fois par moi en moyenne, soit tous les
deux, soit en compagnie de nos conjoints, c’est ainsi que le 18 août 2009,
date de mon anniversaire, elle m’a offert une plante pour mon jardin au cour
d’un diner au restaurant à AIX EN PROVENCE. Je précise qu’une fois sur
deux nous réglions les repas.


Mais ce qui est le plus énorme c’est qu’elle ose affirmer avoir pris
connaissance du dossier pénal et écrit au tribunal, il n’en est rien et vous
avez pu constater dans les différents mails que vous avez eu entre les mains
qu’elle écrit le contraire, plus grave elle l’affirme également à maître COLIN,
avocat au barreau de DRAGUIGNAN au cour d’un entretien téléphonique et
qui l’écrit dans sa demande au parquet de DRAGUIGNAN. Le bâtonnier de
MARSEILLE Dominique MATTEI en fait également état dans un courrier daté
du et réclame à mon épouse 123 € pour obtenir copie d’un
dossier que nous n’avons jamais eut en notre possession.
(Pièces 15-16-


Le 13 mai 2010, mon épouse adressait au bâtonnier une lettre afin de
connaître la réponse du bâtonnier de DRAGUIGNAN, cette lettre est restée
sans réponse à l’époque et mon épouse durement éprouvée par l’épreuve
que nous subissions, victime de deux attaques cardiaques n’a pas eut la
force de continuer à se battre à ce moment là.


Le 24 mars 2011, quelques jours après ma libération sous bracelet
électronique je saisissais une nouvelle fois le bâtonnier LASSALLE dans un
courrier que je vous relate ci-dessous :


« Je viens d’être mis en liberté, après 10 mois et 22 jours d’incarcération à
tord, en raison de l’incurie de Maître CASABIANCA Christine contre laquelle
je vous avais demandé sa mise en responsabilité.


Elle vous adressée des justificatifs tous aussi fantaisistes les uns que les
autres et qu’il m’appartiendra, le moment venu, de dénoncer. Dans ses
explications, Maître CASABIANCA, n’hésite pas a vous mentir outrageusement, il suffit de lire les mails et différents courriers qu’elle m’a
envoyé à l’époque des faits pour le vérifier.


J’ai constaté qu’à plusieurs reprises qu’elle a affirmé avoir demandé des
reports, pour certaines affaires que nous lui avions confiées, nous avons pu
constater depuis en retirant nos dossiers de son cabinet qu’il n’en était rien.
Je viens de prendre connaissance de votre courrier sous la signature de
Claude LASSALE, Bâtonnier de l’ordre le 12 avril 2010, dans lequel il
m’informait qu’il avait demandé des observations à son confrère de
DRAGUIGNAN afin de connaitre la position de Maître BOUZEREAU? Maître
CASABIANCA reprochant à cette dernière de ne pas lui avoir communiqué
ses conclusions malgré de nombreuses relances qu’elle semble ne pas vous
avoir fournie.


Pouvez vous m’indiquer, si oui quels sont ces justificatifs et l’action
entreprise contre maître BOUZEREAU par Maître CASABIANCA?
A réception de votre réponse je vous adresserai le dossier total concernant
Maître CASABIANCA, avec la démonstration de ces mensonges et les
justificatifs.
J’ai subi une condamnation, en raison de son incurie pour des faits que je
n’ai pas commis sans avoir pu assurer ma défense en violation de l’article
premier de la Convention Européenne des droits de l’homme,. J’ai été
incarcéré 10 mois et 22 jours, je suis actuellement porteur d’un bracelet
électronique. J’ai été condamné à indemniser de soit disant victimes à
hauteur de 150 000 €. Je n’entend pas en rester là et réclame réparation de
la part de cette avocate qui s’est refusée 72 heures avant l’audience à
m’assister sous prétexte d’un manque de carburant .Cette une attitude
destinée à me nuire délibérément, j’en ignore la cause compte tenu des
excellents rapports que nous avions jusqu’alors. »


Il me répondra le 27 avril 2011 en m’indiquant qu’il avait transmis ma
réclamation au président de la commission de responsabilité civile
professionnelle afin qu’un dossier sinistre soit ouvert .


5 mois plus tard, le 15 septembre, sans aucune nouvelle de sa part, j’étais
obligé d’écrire à nouveau au bâtonnier pour savoir ou en était le dossier.
Sa réponse me parvenait le 18 octobre 2011 et qu’elle ne fut pas ma
surprise de constater que le bâtonnier, passant outre les mensonges répétés
de sa consœur, envisageait de classer le dossier considérant que la
responsabilité de maître CASABIANCA n’était pas susceptible d’être engagée.
Il s’appuyait en cela sur une décision de la commission de responsabilité
sans pour autant la motiver.


Le 12 décembre 2011, j’adressais donc au bâtonnier la lettre suivante :
« Monsieur le Bâtonnier,


Je prends connaissance de votre lettre simple du 18 octobre et m’empresse
de lui apporter un commentaire.


Votre commission de responsabilité vous a rendu un rapport qui aurait pu au
moins m’être adressé.


Vous me laissez entendre dans ce courrier que vous avez décidé de procéder
au classement de ce dossier au prétexte que la cours d’appel a bien examiné
cette affaire. Vous considérez que je ne peux me plaindre d’avoir
définitivement perdu l’exercice de mes droits à cette occasion.
Je me permets de vous indiquer que maître CASABIANCA vous a mentie par
écrit, que son action inefficace, son laxisme vis-à-vis de l’adversaire m’incite
à poursuivre mon action contre elle en raison notamment de:
Défaut de conseil, acte de procédure non réalisé et non communiqué,
rédaction d’un acte inefficace, refus de plaider, développement de moyens
contraires à l’intérêt de son client et enfin, et c’est le plus important pour
perte de la simple chance de gagner mon procès.


Je comprends votre impossibilité à déterminer le degré de responsabilité de
votre consœur, n’ayant pas la possibilité, outre une sanction disciplinaire que
vous ne semblez pas envisager non plus, et votre impossibilité a la
condamner à m’indemniser en raison du fait que vous n’en avez pas le
pouvoir.
Je vous ai saisi afin de régler ce litige à l’amiable avec maître CASABIANCA,
en vous demandant d’ouvrir un dossier de responsabilité, il apparaît que cela
ne sera pas possible en l’état actuel des choses.


J’ai constaté dans plusieurs dossiers confiés à cette avocat, dossiers
financièrement réglés à ce jour, qu’elle avait à différente reprises commis un
certain nombre de négligences, y compris dans des dossiers confiés pour les
adhérents de l’association SALOMON que je présidais alors.
J’ai donc décidé de poursuivre maître CASABIANCA devant monsieur le
Premier Président de la cour d’appel ainsi que devant les instances civiles,
dès lors que vous m’aurez officiellement confirmé dans les règles légales le
classement de ce dossier, et tenais à vous en informer.


Je vous souhaite bonne réception de la présente et, dans l’attente d’une
notification officielle, je vous adresse mes sentiments sincères et courtois. »
C’est à la suite de ce courrier que la société de courtage des barreaux m’a
adressé une lettre afin de me demander d’apporter des explications à mes
demande;

 

JE SORS MAIS A QUL PRIX?


Je viens de faire l’objet d’un élargissement de la Prison de TOULON ou j’étais
virtuellement détenu puisque bénéficiant depuis le 23 février 2011 d’un
placement sous bracelet électronique.


En restituant l’appareil, conformément à la convocation du 14 mars 2012, il
m’a été remis un certain nombre de documents et parmi ceux-ci j’ai eu la
surprise de découvrir deux ordonnances de réduction de peine
supplémentaires rendues les 6 12 2011 et 8 11 2011.Ces deux ordonnances
étaient susceptible d’appel dans un délai de 24 HEURES. Il ne m’a donc pas
été possible à l’époque des décisions de formuler un éventuel appel.
De même j’ai reçu notification du refus signé pour le garde des sceaux dune
mesure de grâce demandée par mes soins au moment de ma mise sous
bracelet. Cette décision, adressée à Monsieur le Directeur du Centre
pénitentiaire de TOULON-LA FARLEDE est datée du 10 10 2011, elle m’est
notifiée ce jour 21 03 2012. 


Au moment de mon élargissement il m’a été notifiée une mise à l’épreuve de
trois ans courant a/compter du 21 mars 2012 au 21 mars 2015.(pièce N° )
Pendant cette période il m’est interdit de quitter le territoire français sans en
demander l’autorisation au juge d’application des peines.
Je n’ai pas le droit de quitter mon domicile plus de 15 jours sans également
en aviser le JAP et obtenir son aval.

 

 

 

 

ETUDE NON EXAUSTIVE

 

 

 

ET

 

 

 

BIEN INVOLONTAIRE

 

 

 

DE LA PRISON EN FRANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  ET LE TEMPS PASSERA

 

MALGRE LES ENCOMBRES »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MON ARRIVEE AU CENTRE PENITENCIAIRE

 


Voila, c’est fait, je suis devenu le matricule 24348. Là nous entrons dans un
autre monde, à la surprise d’être derrière des barreaux s’ajoute un
sentiment de totale impuissante. Vous n’existez plus, vous devenez un
numéro parmi tant d’autres.

 


C’est dans un état d’esprit brumeux que je me plie aux formalités
d’arrivée .Prise de photos pour la carte d’identité interne et empreintes des
doigts. J’avoue que lorsque je regarde la photo qu’ils ont mis sur cette carte
j’ai tout à fait le physique qu’’il convient à un repris de justice .

 


Je passe d’une porte à barreaux à l’autre et me retrouve dans un local
encombré où un surveillant me fait mettre nu afin de vérifier que je ne
dissimule rien sur moi ou dans mes vêtements .

 


Cette formalité accomplie il me remet un « paquetage» que je détaillerai
plus tard et je suis conduit dans une cellule, seul, la numéro 8, ou je suis
enfermé sans autres explications. Seule une télé fonctionne, c’est l’heure de
Naggy il est donc midi passé.

 


Au bout d’un moment un surveillant m’apporte un repas, qui je dois le dire
est copieux et bon, nous sommes vendredi c’est donc du poisson.
Après un moment je regarde autour de moi afin d’inspecter la cellule dans
laquelle je suis, le seul élément qui rappelle la civilisation c’est le poste de
télévision. C’est sale, les murs ont été peints sûrement à la construction du
centre , deux lits superposés sont déposés contre un mur sans matelas, une
table est fixée au sol, si on peut appeler table la planche munie de quatre
pieds qui se trouve dans la pièce. Deux chaises sont glissées dessous. C’est
très sale et j’espère que cette cellule n’est que transitoire car sa vue est
tellement déprimante que l’on pourrait être tenté de commettre l’irréparable
au bout d’un long moment passé dans cet infâme lieu.

 


Mon vœux est bientôt réalisé, la porte s‘ouvre de nouveau et un surveillant
me demande de prendre mes affaires ,un matelas mousse et le paquetage
que l’on m’a donné quelques instants plus tôt et de me présenter à l’étage
supérieur.
Je m’exécute docilement, non sans avoir fait tomber le paquetage tellement
ma fébrilité est grande et j’entends alors un bruit aigu d’un verre ou bol que
je viens de casser, c’est le bol, mais cela ne me surprend pas car pour ne
pas avoir de bol force est de constater que je n’en ai pas beaucoup.
Je me présente donc à l’étage, je suis obligé de faire deux tours puisque les
effets personnels que j’avais pris avec moi ont été fouillés et mis dans deux
sacs poubelles, ce doit être pour nous mettre bien dans l’ambiance.
Ce qui frappe c’est le contraste entre la cellule que je viens de quitter et la
propreté (apparente) qu’il y a dans les couloirs. Les peintures sont
visiblement récentes et propres. Je suis content malgré mon sort et me dis
que si les cellules sont comme cela où je vais se sera un peu plus
supportable.
Je vais vite déchanter, la cellule dans laquelle on m’affecte est sale comme la
première, elle n’a jamais été repeinte, c’est la seule de l’étage dans cet état,
elle est revêtue d’une peinture murale verdâtre et est recouverte de photos
découpées dans des magazines représentant des bouteilles d’alcool et des
verres. A en juger par leur nombre , l’un des occupants de cette cellule a du,
à un moment ou à un autre être un ancien alcoolique en manque ou
nostalgique d’une époque momentanément révolue.
En montant je croise un détenu qui était dans cette cellule avant mon
arrivée et qui est muté aux quartier des condamnés définitifs, sont départ
me permet de me retrouver avec deux hommes avec lesquelles il faut bien le
dire je m’entendrais très rapidement.

 


Avant mon affectation dans la cellule numéro 8, j’avais été brièvement reçu
par deux surveillants portant fièrement deux barrettes de lieutenant qui
m’ont expliqué que j’allais être conduis dans une cellule où se trouvaient
déjà deux personnes sensiblement de mon âge, l’un d’eux ajoutant qu’il
valait mieux taire mon ancien métier afin de ne pas m’attirer quelques
problèmes. Je ferais donc en sorte, tout au long de mon séjour, de faire très
attention à ne pas me couper et décidais de ne me mêler que très peu aux
autres détenus;
JE SUIS UN DETENU SENSIBLE!

 


C’est la première fois que mon passé me reviens à la figure de la sorte telle
une tare, ce ne sera pas la dernière mais n’anticipons pas chaque chose en
son temps. Après m’avoir remis « le guide du parfait détenu » et deux
enveloppes timbrées, je gagne donc la cellule 214 au deuxième étage du JA,
ce sigle voulant dire Jeune adulte, a 61 ans je suis ravi de cette attention
délicate.
Cette fois j’ai réellement basculé de l’autre coté de la barrière comme on
disait dans le temps en jargon policier et comme se plaisait à me le répéter
mon père.

 


2 AVRIL 2010 Début d’après midi, je suis convoqué à l’infirmerie de la prison
pour une visite médicale d’entrée. Reçu par une infirmière, celle-ci me prend
la tension et me remet mes médicaments pour les trois prochains jours
(ceux que j’avais en arrivant m’ont été confisqués des fois que j’aurai
introduit de la drogue ou je ne sais quelle autre substance) C’est donc avec
des médicaments génériques auxquels il va me falloir m’habituer que je
regagne ma cellule.

 


Parlons en de cette cellule, environ 2.50m sur 5, 3 lits en fer, une table, trois
chaises et un placard. Voici la cellule type, pas celle que l'on vous présente
aux journaux télévisés aux heures de grande écoute et qui ferait passer la
prison comme un lieu idyllique. Il faut savoir qu’en prison c’est comme dans
un village expo de maisons individuelle, il existe quelques cellules
« propres » avec douches et confort relatif et peintes avec des couleurs
agréables, mais celle-ci ne sont utilisées que pour ces occasion
journalistiques la vie quotidienne du détenu est bien différente.
Il y a aussi un mini frigo et une télévision, je vous entend déjà dire « et en
plus ils se plaignent! Détrompez vous l’administration ne fait pas de petits
profits ce frigo et cette télé chacun la paye mensuellement, je dis bien
chacun si vous êtes seul (ce qui est rare) à deux ou trois, quelque fois
4 avec un matelas supplémentaire par terre, l’administration encaissera
autant de fois qu’il y a de détenus la somme de 36 euro (tarifs en vigueur à
DRAGUIGNAN et 42 euro, tarif de NICE) Si cela n’est pas de l’escroquerie
pure et simple comment appeler cette pratique douteuse dont la chancellerie
s’est émue en début d’année 2011, mais toujours pas en pratique au jour ou
j’écris ces lignes.

 


Venons en à mes deux compagnons d’infortune que j’appellerai Will et Mac
afin qu’ils ne soient pas reconnus par quelque membre de leur famille ou
autres, leur procès n’étant pas définitif à ce jour. Il ne faudrait pas que l’on
puisse leur nuire en se servant des éléments de ce livre, mon seul but étant
de décrire avec objectivité mais force la vie dans cette maison d’arrêt et de
permettre , peut être, l’amélioration du système pénitentiaire qui comporte
bien des lacunes, bien des on dit, et beaucoup d’hypocrisie.

 


Will est un brave type de 66 ans aux cheveux poivre et sel, plus sel que
poivre en réalité, petit trapu il est là depuis 2 ans attendant son jugement.
Il m’explique que son épouse a faite un chute dans les escaliers de leur
maison après avoir bue passablement et qu’il s’était endormi devant sa télé.
Elle est restée dans son escalier durant un long moment et il ne s’est rendu
compte de son absence qu’au moment de se mettre au lit. En se rendant
compte de l’absence de sa femme il l’a découverte au pied de l’escalier
morte. A ce moment il a paniqué, ne sachant que faire dans un état second,
au lieu d’appeler l’un de ses fils pour se faire aider il a tenter de la remonter
pour la mettre sur son lit et appelé l’un de ses enfants plus d’une heure
après.
A partir de là, la machine juridico policière s’est mise en route , accusé
d’assassinat, il s’est retrouve avec son fils en garde à vue, puis présenté à
un juge d’instruction qui le plaçait en détention provisoire, son fils étant à un
moment relâché.

 


Il ne m’appartient pas de décider s’il est coupable ou non, mais un certain
nombre de faits m’incite à penser que les gendarmes sont peut-être allés un
peu vite en besogne. Par deux fois les preuves que l’on voulait lui mettre sur
le dos ont été rejetées.

 


Je souhaite pour lui, sachant que s’il était reconnu coupable, il risque 15 ans
de détention, son innocence soit reconnue.

 


Mac lui est écossais, capitaine sur des bateaux de plaisance. C’est un solide
gaillard de 56 ans, il est là depuis 3 ans en attente d’être rejugé lui aussi.
Athlétique il est, comme tout bon anglo-saxon qui se respecte, très
individualiste, mène sa vie dans la prison à son rythme, très maniaque il
n’en est pas moins un garçon sympathique et un bon compagnon de vie.

 


Je sais qu’il a tuée son épouse dans une sorte de d’accès de rage, au cours
d’une beuverie commune, arrosée au rosé de Provence.
Il n’aborde jamais ce sujet, ces seules conversations sont d’ordre professionnel et faites de ses souvenirs de croisières. Je respecte donc son
silence chacun étant maître de sa destinée et en phase avec sa conscience.
Il a pris 18 ans et doit passer devant la cours d’appel d’Assises dans
quelques mois.

 


Au fil des jours je me familiarise avec la prison. Je ne connaissais d’elle que
ce que j’ai vu dans ma vie professionnelle au temps de mes années de
police.
En 1976, alors que je venais d’être affecté à la compagnie d’intervention des
Yvelines, nous avions visiter, avec les jeunes fonctionnaires fraîchement
émoulus des Écoles de Police, la prison des femmes de Versailles.

 


Le spectacle donné par les détenues m’avait, à l’époque, beaucoup frappé.
Ce n’était que cris, vociférations, insultes tout au long de notre visite.
L’impression première étant que nous étions face à une grande misère et
une saleté repoussante, murs noirs, cellules sombres. 35 ans plus tard si la
face visible a changée, la face cachée réserve bien des surprises.
A Draguignan, j’en ai fais l’expérience à deux reprises. La première fois c’est
lorsque j’ai souhaité rencontrer l’aumônier de la prison. A l’étage de son
bureau je suis introduit dans un couloir large de 1 mètre et long de 5
mètres, un seul banc le meuble. Sur le coté gauche, au fond, une sorte
d’alcôve se trouve , je passe la tête et tombe sur des WC à la Turc dans un
état de saleté indescriptible, noire étant une couleur encore bien claire pour
définir ce lieu. Bien entendu ces WC sont inutilisables puisque en plus ils
sont plein de détritus.

 


A deux mètres de là, le couloir et les salles de cours sont flambant neuf.

 


La seconde fois ou j’ai constaté le même état de saleté, c’est la seule fois ou
je suis allé en « promenade ». C’était un vendredi matin, je faisais le tour de
l’espace qui sert de lieu de promenade et je vois un détenu se diriger vers la
guérite du surveillant afin d’aller soulager un besoin bien légitime. Je décide
d’en faire autant et me retrouve dans des WC , toujours à la turc, dans le
même état que le précédent.

 


Pris d’un haut le cœur, je retourne à mon exercice de marche afin de me
purifier l’esprit et les narines. ______________________________________

 


Le sigle JA veut dire jeune adulte ,c’est le nom de l’aile dans laquelle nous
nous trouvons avec mes deux Co détenus âgés respectivement de 56, 61 et
66 ans .Qui a dit que nous étions vieux ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’UNIVERS CARCERAL

 

 

 

 

 


Lorsque on arrive dans ce genre d’établissement on ne peut qu’être frappé
par le coté réducteur du système, vous n’êtes plus rien, abandonné de tous
les premiers temps, vous ne savez pas quand arrivera la première lettre de
ceux que vous chérissez, vous ignorez complètement quand vous aurez
votre première visite au parloir. De même lorsque vous avez enfin cette
première visite vous ignorez totalement qui sera là à vous attendre, aucune
information ne vous est fournies par le personnel de l’administration, c’est le
mutisme total et absolu, et ce ne sont pas les surveillants d’étage qui
peuvent vous le dire, ils ne le savent pas non plus, du moins le prétendent
-ils.
En prison vous ne servez plus à rien, vous êtes réellement en dehors de la
société, vous n’avez aucune possibilité d’évolution personnelle. Lorsque l’on
est arrivant, il faut un certain temps pour prendre ses marques et connaître
un peu la façon dont les choses se passent, alors c’est l’oisiveté qui
l’emporte et vous passez vos journées à ne rien faire, abruti par la lourdeur
de cet univers glauque, sale et noir.

 


De temps en temps la porte s’ouvre et, à l’appel de votre nom le surveillant
de service vous tend un papier annonçant: Infirmerie, curé, parloir, greffe »,selon le cas.

 

On a le sentiment étrange que cela ne s’adresse pas à soit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MELANGE DES GENRES

 

 

 


La aussi, une chose est assez choquante, c’est la mixité entre les prévenus
dont les crimes ou délits pour lesquels ils sont emprisonnés ne sont même
pas regroupés entre même type.

 


Je m’explique. N’étant pas encore condamné vous avez droit à un régime
plus strict que si vous l’étiez.

 


En prévention les cellules sont fermées à clé, aux quartiers des condamnés
elle sont ouvertes la journée (1). En prévention vous ne pouvez pas
téléphoner à vos proches, lorsque vous avez été condamné « définitif »vous
le pouvez, dans certaines conditions évidement mais nous aurons l’occasion
de revoir cela plus tard.

 


En prévention vous pouvez vous retrouver avec des garçons qui ont du sang
sur les mains, alors que vous êtes là pour avoir conduit sans permis ou pour
tout autre délit mineur.

 


Il n’y a pas de distinction bien précise, c’est un peu au bon vouloir de
l’Administration pénitentiaire qui fait du remplissage et ne cherche pas à
humaniser la prison, n’en déplaise aux bonnes âmes qui planchent
régulièrement sur le sujet et rendent des rapports destinés à rassurer la
population en présentant presque comme idyllique la détention dans notre
pays.
Avant de vouloir créer des centres ouverts ou plus humains, tentons d’abord
d’appliquer les simples principes du respect et des droits de l’homme, dans
ceux déjà existants.

 


OUI, je l’affirme et l’écris fermement, il humaniser la prison. Le détenu, s’il
est coupable et doit payer sa dette à la société, n’en est pas moins un être
humain à part entière, le déshumaniser plus, le coupera du monde extérieur
encore plus qu’il ne l’est en entrant en prison.

 


L’isolement, l’inactivité, pour la plupart, sont de nature à agir sur l’individu et
le conduire progressivement vers une sorte de léthargie qui risque, à moyen
terme ou à long terme de le faire sombrer dans une sorte de folie qui pour
certain risque de ne pas être que passagère.

 


Il est évident qu’au bout de 20 ou 30 ans passé dans l’univers carcéral, le
détenu n’est pas apte à se réinsérer physiquement dans notre société dont
l’évolution si rapide ne peut être rattrapée par ceux qui ont été mis entre
parenthèse durant de si longues années.

 


 

 

 

___________________________________________________
1) Voici une vérité qui n’en est pas une, il se peut que certaines maisons
d’arrêt ou centre de détention pratique ce genre de chose, la suite vous
montrera que dans les deux prison que j’ai eu le « plaisir de fréquenter il
n’en est rien.

 


Cela ne veut pas dire qu’il ne fasse rien faire et les laisser dehors. Tout crime
doit être châtié, ce n’est pas contre les condamnations que je m’insurge,
mais bien contre le principe même des peines qui après l’enfermement font
de l’individu un être totalement déshumanisé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ce n’est pour autant que je ne crierais pas ma colère en exemple ce poème
inspiré par cet univers:

 

 

 

LE LION
Le lion est en cage
Tapi derrière sa grille
Et si le lion enrage
Gare à ses yeux qui brillent
Le lion est en cage
Ne vous méprenez pas
Car ce n’est pas son âge
Qui l’a amené là
C’est la bêtise humaine
Qui l’a anéanti
Une chose est certaine
Il est là, et il vit
Car sous se paupières clauses
Ses yeux ne sont pas clos
Il étudie les choses
Pour bondir au plus tôt
L’inconscient à la robe
A cru le terrasser
En lui jetant l’éponge
Reniant son passé
Mais le lion est ainsi
Calme et parfois blessé
Et puis lorsqu’il surgit
Et qu’il est réveillé
Alors craint sa colère
Lentement mais surement
Il secoue dans les airs
Sa crinière face au vent
Puis sans qu’on s’y attende
Il s’ébroue lentement
Et sa griffe souvent tendre
Se rabat fortement.
11 4 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE GREFFE

 

 

 


Au cour de mon séjour, j’ai du adresser au Greffe de la prison une lettre afin
de désigner mon nouvel avocat, ce que j’avais déjà fait en arrivant. Après
avoir rédigé celle-ci je suis donc convoqué au greffe.
A mon arrivée il m’est indiqué que je suis condamné à trois ans de prison, ce
que je ne peux ignorer. J’indique à mon interlocutrice que cette décision a
faite l’objet d’une déclaration d’appel devant la cour d’appel d’AIX EN
PROVENCE, la jeune femme, peu aimable, me répond qu’elle n’a rien qui le
confirme et qu’elle et qu’elle n’a pas que cela à faire de vérifier. Je sent un
désintéressement total de sa part, néanmoins elle décide d’appeler le
parquet de Draguignan pour vérifier.
Après m’avoir fait placer dans un box fermé d’une lourde porte en fer, elle
m’indique, au bout de 10 mn que le parquet ne dispose pas de cet appel
pourtant enregistré le 2 mai 2010 à 9h55 sous le n° 113/200 par maître DE
LUMEY substituant maître COLIN et pour lequel j’ai reçu le 1
er avril (cela ne
s’invente pas) une citation pour l’audience du 2 juin prochain à AIX EN
PROVENCE(1) .
Je tente d’expliquer cela à mon interlocutrice qui semble plus douce après
avoir eu le parquet. Je lui indique que la déclaration d’appel et la
convocation étant dans ma cellule je peux la lui ramener. Inutile me dit elle,
vous verrez cela avec votre avocat et sur le document du greffe le nom de
mon avocat et l’autorité chargée de l’exécution de ma peine, le JAP (2) de
DRAGUIGNAN. Il est bien évident que j’en avise maître MATTEI
immédiatement par courrier car il est évident que c’est AIX qui est
compétant à présent.
Ceci amène à la conclusion suivante, s’il est vrai que le personnel du greffe
ne peut connaître les raisons qui ont amenées à l’incarcération du prévenu, il
semble que les moindres règle de courtoisie et d’accueil devraient prévaloir,
j’avais au début de mon enfermement encore pas mal d’illusions sur la
nature humaine dans le milieu carcéral.
A partir du moment ou il y a une certaine animosité de la part du personnel
pénitentiaire on ne peut aller que droit dans le mur, le détenu qui prend pour
une agression personnelle un tel comportement, pour peu qu’il soit d’un
tempérament chaud peut dans certains cas devenir agresseur lui-même et
voir sa détention augmentée par ceux la même qui l’aurons agressé car un
tel comportement peut avoir des répercussions sur le moral et la santé
physique du détenu.
______________________________________________________
(1) Il faut signaler au passage que j’ai réglé à Maître COLIN une coquette
somme d’honoraires en raison de son déplacement pour effectué l’appel qu’il
à délégué à un confrère sur place ..
(2) Juge d’application des peines.
Si l’on veut être respecté il faut être respectable, cela ne coute rien d’avoir
un sourire et de s’adresser avec gentillesse aux personnes déjà déstabilisées
par le parcours judiciaire puis carcéral suivit.
Il ne faut pas, par contre, mettre tout le monde dans le même panier. Si
l’accueil au greffe laisse à désirer, il n’en est pas de même en ce qui
concerne les surveillants. En effet parmi ceux ou celle que j’ai rencontré la
plupart sont aimables, souriants et compréhensifs. Je parle de DRAGUIGNAN
pour le moment, il n’en à pas toujours été de même à NICE ou j’aurai la
« joie » d’aller plus tard.
Comme quoi un peu de chaleur dans les relations humaines ne peut être que
bénéfique à l’épanouissement de l’individu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RENCONTRE AVEC L’AUMONIER DE LA MAISON D’ARRET

 

 

 


Un bel après midi, on frappe violemment à la porte de ma cellule, je suis seul,
mes compagnons sont à la promenade.

 


La porte s’ouvre et je vois s’encadrer un prêtre vêtu d’une soutane noire,
c’est l’aumônier de la prison.

 


Tout de suite un dialogue intéressant et constructif s’engage. Il me raconte
qu’il était prêtre dans la marine avant d’arriver à DRAGUIGNAN, il ajoute
qu’à son arrivée il pensait que tous les détenus étaient punis justement et
que leur sort était normal. Au cour de la conversation il avoue que son
opinion a bien changée à force d’être confronté aux cas qui lui sont soumis.
Il me dit être outré par les décisions prisent sans aucun discernement par les
juges de DRAGUIGNAN, ajoutant que l’un des procureurs était un véritable
malade, partisan de l’enfermement à tout pris.

 


C’est vrai que bon nombre de détenus condamnés par les différents
tribunaux de DRAGUIGNAN voient leur peine presque toujours réduite par la
cour d’appel.

 


Au fur et à mesure que nous progression dans notre entretien, il m’avoue
avoir un cas qui le perturbe fortement, parmi le nombre qu’il a à traiter.
Un détenu qui ne demandait rien de particulier se voit proposer par un
travailleur social un emploi dans une boucherie afin de lui permettre de
régler les arriérés de pension alimentaire qu’il doit à son ex femme, il n’a
pas de revenus et c’est pour cette raison qu’il a écopé de 6 mois de prison
ferme.

 


Ce job est une aubaine pour lui.

 


Le détenu muni de tous les documents utiles demande donc au JAP
l’autorisation d’avoir une permission de sortie, exceptionnelle, afin de lui
permettre de rencontrer son futur patron.

 


Au bout de quelques jours la réponse arrive : elle est NEGATIVE!
Le Curé n’en est pas encore revenu.

 


Cette petite histoire m’inspire un commentaire : A quoi sert donc de donner
un espoir à un individu, si c’est pour lui refuser la possibilité de payer sa
dette, rappelons qu’il n’avait rien sollicité au départ.

 


Pourquoi laisser planer la possibilité de régler un problème si à l’autre bout
de la chaîne un juge, sans vérifier le dossier, décide de ne pas faire suite à la
demande.
Une telle attitude ne sert qu’a faire un aigri de plus qui ne peut, comme bon
nombre de nos concitoyens, croire en la justice.

 


Cela n’a pour effet que d’obtenir l’inverse de ce qui était escompté. Ce genre
de maladresse est légion et si l’on n’y prend pas garde continuera à creuser
le fossé entre justice et citoyens.

 


Plus notre discussion avance et plus le courant passe entre le curé et moi. Il
a déjà, pour ma part, passé son « examen d’entrée ». Élevé dans la religion
catholique , baptisé, j’ai été enfant de cœur et je connais encore à mon âge
la messe en latin. Aussi après « VATICAN 2 » j’ai très mal digéré l’abandon
du coté mystique de la messe et l’abandon des chants religieux ainsi que
l’usage du latin.

 


Mais c’est un autre débat. Toujours est il que ce curé vigoureux, énergique,
habillé de sa soutane me laisse à penser que nous pourrions entrevoir des
discussions intéressantes dans l’avenir. N’a-t-il pas suggéré de nous revoir
après ma sortie afin de m’aider et surtout me documenter pour la rédaction
de ce livre.

 


Rendez vous était donc pris l’abbé, hélas la vie en a décidée autrement
puisque muté à l’autre bout du monde nous ne nous reverrons pas pendant
mon séjour à DRAGUIGNAN. La vie continue, peut être qu’au détour d’un
chemin nos pas se croiserons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

19 Avril 2010 LA PRISON DANS LA PRISON

 

 

 


Aujourd’hui Will a reçu une mauvaise nouvelle, il a été convoqué au bureau
de la « détention » où il s’est vu signifier un rapport établi par un surveillant
pour avoir été trouvé porteur d’un MP3 sur lequel étaient enregistré des
musiques.
Quel crime, car à en croire la personne qui l’a reçu ce matin il est passible
du cachot(1)

 


Mais cela a des conséquences incroyables. Dans un semblant de démocratie
et afin de « respecter les droits de la défense », il a la possibilité de faire
appel à son avocat qui l’assistera devant les responsables de l’établissement
pénitentiaire.
Dans son cas, son avocat est à AIX EN PROVENCE distant de 78 à 80 km, il
devra perdre une ½ journée et facturera obligatoirement à son client ce
déplacement.
Quelle économie!

 


Tout cela parce que le règlement établi est que ne doivent circuler dans la
prison que des produits « vendus » par « la cantine » à des prix prohibitifs si
on en juge par les 32 € facturés pour une petite bouilloire électrique alors
qu’une grande, contenant 3 fois plus de liquide, est vendue dans tous
supermarché au prix moyen de 12 €.

 


Qui s’enrichit sur le dos des détenus?

 


Mais nous aurons l’occasion de revenir sur ce sujet notamment en ce qui
concerne la Télé et le frigidaire que l’on trouve dans les cellules.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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(1) Le cachot c’est ni plus ni moins la cellule, sauf que l’on y est seul, qu’il
n’y a pas de télé et que durant la durée de la peine il ne peut sortir et
pratiquer d’activité ( c’est vrai que l’on évite d’y aller)

 

 

 

 

 

 

 

DE L’IMPORTANCE D‘UNE LETTRE

 

 

 

 

 

 

 


Aujourd’hui, à la fin du week-end des plus morose, sans autres possibilités
que de lire ou d’écrire( et dieu sait que j’ai été prolixe ), je reçois la lettre
qui comme tous les jours vient de Dominique, ma tendre épouse, elle
représente le fil d’Ariane si mince ment tendu entre mon cœur et le sien .
Cette correspondance quasi quotidienne nous permet de continuer à vivre
malgré l’enfermement, je crois que si en plus de la prison, je ne pouvais
recevoir cette petite lettre qui m’envoie une lueur d’espoir et me relie avec
notre maison et ma famille, la vie ne mériterait pas d’être vécue ici bas.
C’est la bouffée d’oxygène qui vient se projeter régulièrement à mon
visage. C’est le vent marin qui s’engouffre dans mes narines. C’est l’odeur
des fleurs de mon jardin ou du mimosa déjà finissant.
Quoi de plus banal , en effet, qu’un insignifiant bout de papier sur lequel on
jette pèle mêle des mots.

 

 

 

Oui mais ces mots mis bout à bout forment des
phrases et finissent par véhiculer un sentiment ou une expression, voir
simplement de l’Amour .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 avril 2010 ACTIVITES

 

 

 


Au fur et à mesure que je découvre cet univers je continue d’essayer d’avoir
un regard neutre malgré ma position, je tente de me mettre dans la peau
d’un journaliste en immersion dans un univers hostile.

 


Dans la course contre le temps que mènent tous les prisonniers le plus dure
est de voir s’écouler les journées interminable d’immobilisme. Pour tenter de
remédier à cette oisiveté l’administration organise comme elle l’entend le
déroulement des journées en voici quelques exemples type.

 


Matin, parloir le mardi, mercredi et vendredi, pour ceux qui ont des visites.
Promenade deux fois par jour, jamais aux mêmes heures cela évite de
prendre de mauvaises habitudes.

 


Le vendredi stade , 3 heures pendant lesquelles chacun peut s’adonner à son
sport favori, les plus anciens se tournent vers la pétanque, sport réputé être
non violent, si ce n’est par la parole.

 


Dimanche c’est la messe, là aussi il faut être inscrit au préalable.
Tous les cultes sont représentés, au moins les principaux: catholiques,
protestant, musulman.

 


Certains détenus, pour combler le vide et passer un peu plus de temps hors
de leur cellule participent à deux offices par semaine, voir dans la même
journée, le critère n’est pas la conviction religieuse mais le simple fait de
figurer sur une liste. Comme quoi les chemin de la foi sont impénétrables.
Puis nous avons les période dites « d’activité », pendant ces périodes
certains jouent aux cartes, d’autres au ping-pong, une partie en profite pour
échanger entre eux ( les occasions de parler avec un autre que vos codétenus détenus sont rares). Dans cet espace dit d’activité se retrouvent 15
à 20 personne environ pour une surface de 30 m2.
Au cour de mon séjour j’ai écris beaucoup, d’abord cet ouvrage et ensuite
tout naturellement mon esprit fertile est entré en action et j’ai repris le plus
simplement du monde ma rêverie d’adolescent à l’époque ou je passais le
plus clair de mon temps à écrire des poèmes. Je me propose de vous en
faire partager quelques uns parmi ceux liés directement à ma condition du
moment. Je les ai volontairement inclus au fil des pages aux jours ou je les
ai écris alternant avec mon livre.

 


Voici le premier d’entre eux

 

OTAGE
Nul besoin d’aller au Liban
En Irak en Afghanistan
De sillonner le Pakistan
Ou voyager dans les Balkans
On peut être otage à Paris
A Marseille, à deux pas d’ici
Et ne pas craindre pour sa vie
Mais le séjour est dur aussi
Point de rebelle ou terroristes
Simplement un juge un peu triste
Qui ballai d’un élan « d’artiste »
Vos espoirs face aux gens qui trichent
Et les jours s’écoulent à présent
Sans rapport, ni femme ni enfants
Simplement que des jours coulants
Sans vitesse bien trop simplement
Pas une chaîne ni même un journal
Ne dira, ce serait génial
Qu’un otage, un être banal
Est en France, sur son sol natal
Prisonnier d’un Pouvoir malade
Réformé, mais toujours semblable
Aux aguets de la moindre faille
Qui s’écrit et puis se balade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DRAGUIGNAN BY NIGTH

 

 

 


C’est le soir qui vient pas à pas, la nuit entrave la sombre forteresse aux
briques rouges qui abrite la maison d’arrêt.

 


C’est l’heure ou les craintes et les angoisses rattrapent ceux qui sont dans
un état de semi dépression ou ceux qui pour le plaisir de hurler leur mal de
vivre commencent à frapper le plus fort qu’ils le peuvent contre les parois
des portes en fer.

 


Plus bas c’est une autre aile qui se mêle au concert des oubliés.
Parfois un détenu crie plus fort que les autres. Envie de faire connaître son
état d’excitation aux autres ou simplement désir de déranger les surveillants
dans l’attente d’une réaction qui ne viendra pas.

 


Le « concert « dure parfois plusieurs minutes, à cet heure là les minutes
comptent pour des heures. Au loin on entend soudain un hurlement; Au
secours, au viol, à l’aide. Autant de bruits qui parviennent à nos oreilles
rendue sensible à la moindre alerte.

 


C’est il passé quelque chose de grave, je ne le pense pas, mais ces cris ont
réveillés en nous certaines angoisses qui ne s’estomperont que dans un
sommeil profond, beaucoup ont recours aux somnifères pour y parvenir.
Paradoxalement il est aisé de dormir dans cet univers hostile, les journées
étant d’une longueur interminable et la présence de la télévision que nous
regardons au maximum le soir permet de sombrer, quant notre organisme
ne peut plus rester en éveil, dans un sommeil réparateur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

QUE DE TRACAS INUTILES

 

 

 


Journée du 20 avril 2010, 15h30, je suis appelé au 1
er étage où m’attend un
policier du commissariat de DRAGUIGAN pour faire un relevé d’empreintes et
un portrait de moi.

 


C’est la troisième fois en 15 jours que je suis soumis à ce traitement. A mon
arrivée à la gendarmerie de BRIGNOLES le 2 avril, jour de mon
incarcération, puis le jour de mon arrivée ici et enfin aujourd’hui. Je m’en
inquiète auprès du fonctionnaire de la police nationale qui me répond que
compte tenu des rapports avec la gendarmerie , les commissariat font eux
aussi leur petit fichier avec leur galerie de portraits. Comme quoi malgré les
déclarations fracassantes du chef de l’Etat prônant le rapprochement police
gendarmerie les chose sont exactement telles qu’elles étaient à l’époque ou
je sévissait au sein de la Police.

 


Une discussion s’engage alors entre nous sur la nécessité de telles mesures
et j’apprend, mais avais-je besoin qu’on me le confirme, que la politique
actuelle étant de comptabiliser le maximum d’affaires chaque service est
amené à refaire systématiquement les mêmes choses, les fichiers
informatiques n’étant pas, à ce jour, reliés entre eux.

 


Sachant qu’un prélèvement génétique coûte 10 € avant étude du laboratoire,
ces derniers étant totalement engorgés (1) on se retrouve avec parfois 2 ou
3 prélèvements en attente pour le même individu ( je parle ici de récidivistes
la plus part du temps).

 


Peut être que là aussi l’État pourrait tenter de faire quelques économies.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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(1) Les délais de traitement d’un prélèvement varient entre 3 mois et 2 ans.

 

 

 


21 AVRIL 2010 LE FOUTOIR AMBIANT

 

 

 


Ce matin un surveillant est venu me dire que je devais changer de cellule.
Ce n’est pas que je sois bien ici mais tant qu’à faire d’y être autant rester
avec les gens avec qui je suis habitué, alors que je m’interrogeait sur les
raisons de ce changement il m’est répondu qu’étant condamné je devais
rejoindre le quartier des condamnés.

 


Encore une fois je constate que le suivit n’est pas fait. A la suite de ma
rencontre au greffe de la prison déjà exposé précédemment, on persiste à
croire que ma condamnation à 3 ans est définitive alors qu’il n’en est rien
puisque j’ai, fort heureusement interjeté appel. J’ai conservé sur moi cette
déclaration et la convocation pour le 1
er juin 2010, cela m’a bien servi car j’ai
enfin prouvé que cette peine n’était pas acquise.

 


Après trois aller retour du gardien auprès de son chef de division la décision
est prise: JE RESTE!

 


Car mon départ au quartier des condamnés aurait eu une autre
conséquence, à savoir qu’en cas de changement « d’affectation » mon
épouse aurait due attendre une nouvelle carte de visite, les délais étant
encore de trois semaines environ.

 


Compte tenu qu’au bout de 20 jours la première autorisation n’est pas
encore arrivée, il y avait de quoi s’inquiéter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PREMIERE NUIT

 

 

 


Je viens d’arriver dans la cellule, je suis avec deux autres compagnons que
je ne connaissait pas il y a encore quelques heures, la nuit est tombée et je
suis allongé, revêtu de mon pyjama dans la couche qui me sert de lit.
Pas un bruit, j’ai soudain une certaine angoisse qui m’assaille.
J’ai entendu parler, comme tout à chacun, du traitement infligé parfois à
certains prisonniers par leurs codétenus. Et s’il leur prenait envie de me faire
subir ce que l’on appelle communément « les derniers outrages ». A cette
évocation je ne suis pas rassuré du tout.

 


Qui me dit qu’après m’être endormi ils ne leur prenne pas l’idée saugrenue
de vouloir abuser de moi, il leur serait facile de me lier les mains aux fers du
lit et d’étouffer mes cris dans l’oreiller, il y a deux ans et demi qu’ils sont
enfermés.

 


Toujours aux aguets, je les imagine me retirant mon pantalon de pyjama et
l’un d’eux prendre possession de mon derrière sans autre forme de procès.

 


Je me vois subir les assauts de l’un pendant que l’autre me maintien, je sens
celui qui est entre mes fesses m’inonder de spermes trop longtemps refoulé.
Puis pour qu’il n’y ai pas de jaloux, le second prendre la place du premier et
jouir à son tour dans mon derrière bien involontairement offert à mes
tortionnaires.

 


Je sais que cela, malheureusement peut arriver et je suis toujours sur mes
gardes.

 


Mais la nuit se passe calmement et je sais aujourd’hui que je ne risquai rien,
mes deux compagnons étant de bons hommes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

APRES L’AUMONIER, LE PASTEUR

 

 

 


Cet après midi nous avons reçu la visite du pasteur protestant de la prison,
c’est un garçon petit, trapu, avec une tête au carré. Dès son entrée je suis
frappé par la ressemblance qu’il a avec une ancienne relation de LA FLECHE,
Michel BLE , escroc notoire, éphémère garagiste local dont le fils naissant n’a
du son salut qu’à la présence d’esprit de mon épouse qui l’avait en garde sur
décision de justice, et qui venait d’être victime de la maladie bleue.
Rien que cette ressemblance m’amenait un mouvement de recul à son
arrivée, mais il ne peut pas être question de juger les gens sur une
ressemblance cela ne serait pas juste.

 


Garçon très volubile il reviendra d’ailleurs à plusieurs reprises me voir pour
discuter de chose et autres il arrivera même à me faire participer à l’une de
ses messes.

 


Mais nous aurons l’occasion d’y revenir plus loin.

 


Ne reste plus que l’Imam et j’aurai fais le tour des possibilités liturgiques du
lieu.Mais le représentant du culte musulman ne viendra jamais me voir, je ne suis pas une éventuelle recrues pour le jiad, trop vieux pour combattre sûrement .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


26 AVRIL 2010 DES CRAINTES VERIFIEES

 

 

 


William reçoit tous les jours VAR MATIN, nous avons de cette façon des
nouvelles locales .

 


J’avais écrit mes craintes et mes appréhensions la première nuit passée dans
cette horrible maison.

 


A la lecture de l’édition du jour, je découvre un article, en page TOULON, ou
on peut lire le compte rendu de la cour d’assise qui vient de juger un
récidiviste de viol, il avait arraché le sac à main d’une femme et l’avait
violée, sous la contrainte, dans n parking souterrain de la ville.
Mis en prison en attente de son jugement il partageait sa cellule avec un
codétenu. Dans la nuit il l’a agressé et menacé, à l’aide d’un rasoir, on peut
se poser la question de savoir d’où il le sortait, et sous la menace de cette
arme improvisée il a violé son codétenu après avoir étouffé ses cris dans
l’oreiller.

 


J’avais raison de m’inquiéter à mon arrivée, certes ce genre de chose a du
mal à arriver dans des cellules de trois personnes, mais il faut savoir que
cela ne peut pas qu’arriver aux autres dans cet univers glauque.
Bien sur ce n’est pas la généralité, mais je suis content tout de même de ne
pas être enfermé dans cette prison qui n’a pas toujours bonne réputation.

 


Dans mon malheur j’ai un peu de chance!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


30 avril 2010 PAS DE PETIT PROFITS

 

 

 


Je viens de recevoir une lettre de mon épouse postée le 27 avril 2010, je l’ai
vue ce matin au parloir, sa lettre est donc arrivée après. Elle m’a annoncée
qu’elle me mettait 10 timbres dans cette enveloppe et me l’a confirmer ce
matin. A l’ouverture de sa lettre je constate que ne se trouvent dans
l’enveloppe qu’une partie du carnet de timbres qui aurait du s’y trouver,
partie sur laquelle ne reste que trois timbres.

 


L’administration pénitentiaire aurait elle des besoins en affranchissement ou
certains surveillants indélicats se seraient ils servi? Quel pitoyable pays
qu’un État qui laisse faire ou encourage de telles pratiques et ce n’est pas le
seul cas ou l’administration se sert sur le dos des détenus puisque les
téléviseurs LOUES, dans les cellules au prix de 36 € par personne( soit 72
e
pour les cellules doubles et 106e pour les cellules de trois) le tout multiplié
par 100 cellules environ, cela fait un joli pécule à la fin de chaque mois et je
pense que les télé doivent être largement amorties.

 


De même pour les « réfrigérateurs » vieux, cassés, et trop petit pour trois
individus, 8 € mensuel, bel exemple de rigueur.

 


C’est invraisemblable une telle mesquinerie poussée à cet extrémité est
indécente, je ferai en sorte; à ma sortie, que ma lamentable expérience
subie actuellement, serve au moins à améliorer la vie des détenus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2 MAI 2010

 

Second poème sur la prison:

 

 

 

 

 

 

 

A QUARANTE ANS D’ECART

 

 

 


Qu’ai-je donc fait de mal
J’ai déjà dit ces mots
Qui sont des mots banals
Je les ai dit très tôt
Il y a quarante ans
Quand j’étais militaire
E t qu’un vieil adjudant
A u cachot me fit taire
Et tant d’années plus tard
Au soir de ma vie
Je me trouve au mitard
Et je n’ai pas compris
Quel a été mon crime?
D’avoir aidé les gens
Etant au moindre signe
Disponible et présent
Et ne vous en déplaise
Je suis calme et serein
Vous pouvez être à l’aise
Je ne regrette rien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


5 Mai 2010 DE L’INTERET DE LA PRISON

 

 

 


Qui souffre le plus de l’emprisonnement? Paradoxalement ce n’est pas le
détenu lui-même qui, certes est privé de sa liberté de mouvement et exclu
de la vie familiale, administrative ou autre durant la période incarcération.

 

 

 

Une fois interné il se met à prendre ses marques, aidé en cela par
certains codétenus, après une période plus ou moins longue d’adaptation.
Ceux qui souffrent le plus sont les parents,(femmes, enfants, petits enfants).

 


S’agissant de crimes ou délits graves , la prison se conçoit, bien qu’elle ne
soit pas en réalité le meilleurs remède ni la solution, mais à défaut d’autres
formes de punition nous resterons partisan d’un enfermement.

 


Mais pour les délits mineurs ou plus graves, quant il n’y a pas de reproche à
faire et que le détenu est là au titre de la détention provisoire( j’en ai vu qui
étaient dans cette situation depuis quatre années et il n’est pas rare qu’une
instruction dure 2 ou 3 ans), il n’apparaît pas souhaitable d’enfermer le
prévenu au risque d’en faire un délinquant en puissance même s’il bénéficie
d’un non lieu à l’issue de sa détention. Je l’ai déjà dit c’est la porte ouverte à
l’école du crime.

 


Un jeune prévenu s’est pendu à la prison de Draguignan cette semaine ,
c’est le second depuis le début de l’année. Il s’est pendu au support Télé de
la cellule comme quoi si pour beaucoup l’arrivée de la télévision en prison a
été une sorte d’évasion pour celui-ci se ne fut pas le cas.
Peut être une nouvelle fois faut il se poser la question de la détention dans
certains cas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


9 MAI 2010

 


L’actualité, grâce à la télévision continue de m’inspirer, malgré le sentiment
que je ressent face à l’absurdité de ma condition actuelle, je suis toujours
aussi révolté par la bêtise humaine:

 

 

 

 

 

 

 

LE VOILE DE LA TERREUR

 

 

 


Cachée sous un long voile
On ne voit que ses yeux
Dans une immense toile
Et qui fait des envieux
La femme qui passait
Toute de noire vêtue
Femme qui inquiétait
En traversant la rue
Qui est elle sous son voile
Inaccessible au yeux
Des passants qui détaillent
D’un air soupçonneux
Un frère ou un mari
Impose, au nom d’Allah
A la femme qui subie
Des ordres renégats
Restez des femmes libres
Dignes d’un État de droit
Retirez, soyez vives
Cette horrible BURKA
Vous serez de la sorte
Libre de votre pensée
Chassez donc ces cloportes
Qui vous ont humiliées
Le voile qui tout à l’heure

 

Vous mettrai hors du temps

 

Sera votre bonheur

 

Si vous l’ôtez à temps

 

Point besoin d’une loi

 

Votée au parlement

 

Pour cultiver la foi

 

Quel que soit le croyant

 

Avec un peu d’amour

 

Avec quelques présents

 

Vous pouvez pour toujours

 

Vivre parmi ces gens

 

Alors levez la tête

 

Battez vous bravement

 

Car jamais le prophète

 

 

 

N’en a demandé tant

 

Et vous serez des femmes

 

Des sœurs, des mamans

 

Qui transmettent la flamme

 

A vos petits enfants

 

Dites leur, tête haute

 

Avec humilité

 

Que l’on peut être apôtre

 

Sans être résignées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 MAI 2010 PRISON

 

 

 


De ma fenêtre j’aperçois
Quelques murs et le haut d’un bois
Enfermé depuis plusieurs jours
Je ne sais ce qui est autour
Deux longs mois et pas de sortie
Je pourrais mais n’ai pas envie
Je reste dans mon trou bien cloitré
Mon cerveau se prend à rêver
Je m’envole, je suis évadé
Comme coupé des réalités
Mais un bruit vient me réveiller
C’est la bouffe,
il faut bien manger
Je retombe, un peu hébété
Là…….Où je suis emprisonné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1 er JUIN 2010

 

UNE PARODIE DE PROCES DEVANT LA COUR D’APPEL

 

 

 


Comme nous l’avons vu précédemment dans l’introduction, mon procès en
appel se tiendra deux mois pile après ma première condamnation.

 

 

 

Il est 7heure ce matin et je suis réveillé en sursaut par un surveillant qui
m’annonce que je suis transféré à AIX EN PROVENCE pour comparaître
devant la cour d’appel. Je n’en ai pas été averti plus tôt.

 

 

 

Je n’ai pas préparé mon dossier puisque je n’ai pas vu mon avocat, maître MATTEI.

 


Normalement je dois comparaître pour effectuer une demande de libération
conditionnelle afin de préparer sereinement mon dossier d’appel.

 


Je suis vite mis dans une voiture, encadré de deux Gendarmes, menotté au
cas ou je tenterais de m’évader, et nous prenons la direction de la cour
d’appel ou nous arrivons une heure et demi plus tard environ. C’est jour de
marché, c’est bien ma veine, deux mois que je suis incarcéré et je me
retrouve au milieu d’une foule qui me regarde avec curiosité, cherchant à
savoir qui je suis sûrement atterré par ma présence.

 

 

 

Car il faut le savoir à AIX, les jours de marché, les véhicules n’entrent pas dans le sous sol du Palais de Justice, on gare le véhicule sur le trottoir et on fait descendre les malfaiteurs, ou autres, au milieu des passants.

 


Je suis abasourdi et à peine éveillé, on me place dans une cellule au sous sol
attaché avec des menottes dans une cage munie de barreaux.

 

Si je veux m’échapper, n’y pensons pas, du reste ce n’a jamais été mon intention car je côtoie des individus habitués à ce genre de lieu et satisfait de savoir ce les attends.

 

Moi je suis toujours inquiet et je ne sais toujours pas pourquoi je
suis là.

 


Enfin c’est mon tour, on me fait monter par un escalier minable jusqu’à un
sas, et après m’avoir retiré enfin les menottes, je suis propulsé dans une
cage en verre ou je distingue trois magistrats assis et une femme qui sera
ma défenderesse, et que je reconnais être la sœur de mon avocat. Tiens
j’ignorais qu’elle était aussi avocate. Je ne l’ai pas rencontré avant cette
audience et ignore totalement quel sera le système de défense qu’elle
compte développer devant la cour.

 


J'ai affaire à trois femmes magistrates, c’est bien ma veine, mon avocate
est une femme et celle de mes adversaires aussi. C’est le clan des femmes
face à l’immonde et abject profiteur que je suis à leurs yeux .

 



 

8 JUIN 2010 RETOUR A LA CASE PRISON

 

 

 


Après les péripéties de la cour d’appel j’ai une visite de mon épouse au
parloir de la prison cet après midi, et quel après midi passé, elle a due
attendre 20 mn que l’on vienne me prévenir qu’elle était là, le greffe de la
maison d’arrêt ayant « oublier » de m’aviser. A mon arrivée dans le parloir,
enfin, elle a été victime d’un malaise ce qui m’a obligé de demander
l’assistance d’un médecin et elle a due être évacuée par le SAMU qui a mis
30 mn pour arriver.

 


Bel exemple d’efficacité dans cet établissement ou un médecin digne de ce
nom n’est pas présent et surtout capable d’intervenir, si elle avait fait une
crise cardiaque elle serait morte. On verra plus tard que c’était tout de
même un malaise cardiaque. Mise dans le couloir pour être ventilée un peu
plus que dans l’espace exigu servant de parloir, elle a été vue par une
infirmière de l’établissement qui après avoir pris sa tension déclarait
doctement que c’était sans gravité. Encore une qui aurait tout intérêt à se
recycler rapidement.

 


Drôle de journée ou pendant que j’essayais de réconforter mon épouse, je
pouvais observer, dans le parloir d’en face, la femme qui couchée sur les
genoux de son compagnon lui pratiquait visiblement une fellation.

 


Encore un raccourci de la vie: L’une souffre, L’autre jouie, allez comprendre.
Après le départ de mon épouse, évacuée enfin par le SAMU, le surveillant du
service médical est venu me voir pour me rassurer et me donner des
nouvelles, cela m’a été confirmé vers 18h30 quand un autre surveillant est
venu à son tour m’annoncer qu’elle avait vue un médecin et était rentrée à
la maison en parfaite santé.

 


Rassuré je l’étais donc alors qu’en réalité les choses se sont passées
différemment.

 


A son arrivée au Centre hospitalier de Draguignan, elle a attendu 2 heures
que l’on veuille bien l’examiner, au bout de ce laps de temps elle à donc
quitté le CHU , sans avoir vu de médecin et rentrée chez nous, après avoir
fait 3 km à pieds pour récupérer sa voiture.

 


Regarde saint « Maton » et va t’en rassuré.

 


Pour ma part je ne peux pas dire que ma nuit est été bonne ce jour là. Vous
vous en doutez bien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


10 juin 2010

 

 

 


A mon réveil, ce matin, je ne suis pas en forme, c’est le moins que l’on
puisse dire, je me sent fatigué, vidé, j’ai à nouveau la « turistas », mais cela
est régulier depuis que je suis ici.

 


Vers 9 heures, mes compagnons sont en promenade, un gardien vient me
voir pour savoir comment je vais, puis, un quart d’heure plus tard il revient
avec son chef et m’invite à aller en promenade. Devant mon refus
catégorique il me propose de rencontrer le « détenu de soutiens » crée il y a
deux mois. J’accepte, il viendra donc me voir en fin de matinée, et restera
quelques minutes avant de me dire qu’il reviendra dans l’après midi, je
l’attends encore! C’est un garçon très sympathique du reste mais sa fonction
semble bien inutile si ce n’est pour discuter, encore faut il que l’on est envie
de se confier à un étranger, détenu comme nous de surcroît.

 


En fin de matinée je vais prendre ma tension et ma glycémie comme tout les
jeudi. Je suis reçu par le même surveillant médical qui était descendu au
parloir au moment du malaise de mon épouse. Il m’indique que le Directeur
de la maison d’arrêt est venu sur place ce jour là, après description je me
rend compte que je l’ai effectivement vu au parloir.

 


Le surveillant me demande si je veux voir un médecin pour mes insomnies,
j’accepte et je le rencontre à 15 heures. A mon départ de la cellule pour me
rendre à cette visite je suis pris d’un léger malaise, c’est normal, à mon
arrivée à l’infirmerie, ma tension indique 10.6. Je fais une baisse rapide de
tension due au stress. Le médecin décide de supprimer l’Atarax pour me
donner un calmant qui fasse somnifère et soit plus adapté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


15 juin 2010

 

 

 


Nous venons de nous dire au revoir il y a 1h30, il est dix sept heure, j’espère
que tu es rentrée sans encombres. La pluie ne cesse de tomber, il pleut des
cordes. Vers 18 heures, plus de courant, 18h30, plus d’eau, nous regardons
impuissant le niveau d’eau monter dans la cour. Vers 20h il y a 3 mètres, les
parloirs, les cellules du rez de chaussée sont inondées sous deux mètres
d’eau. Il faut dégager d’urgence les détenus du rez de chaussée, certains
perdrons dans cette opération tout le peu qu’ils possèdent, courriers, photos
entre autres.

 


Toute la nuit nous assistons derrière nos grilles à l’hélitreuillage des victimes
des intempéries, face à nous sur le parking du supermarché. Aux alentour de
21 h on nous amène deux baguettes de pain , dure et froid, auxquelles nous
ne touchons pas, nous mangerons grâce au « réchaud » confectionné par
Mike depuis son arrivée. De la sorte nous pourrons manger chaud au menu
œufs au plats et lardons frits. Dans notre malheur c’est toujours cela.

 


Toute la nuit le balai incessant des hélico aira lieu pour sauver le maximum
de sinistrés. Le bilan de cette triste nuit sera de presque 30 morts ou
disparus. Aujourd’hui cette catastrophe ne semble pas avoir servi de leçon
puisque les travaux promis à cette époque là n’ont presque pas avancés
c’est ainsi qu’en octobre 2011, le même phénomène c’est reproduit, fort
heureusement sans trop de dégâts en comparaison avec juin 2010.

 


Le matin du16 JUIN 2010 nous trouvera sans informations sur ce qui se
passe dehors sauf les infos captées de plus en plus mal en raison des piles
devenues faibles du poste de Will.

 


7 H du matin, réveil brutal, la porte de la cellule s’ouvre sur une dizaine de
policiers vêtus de casques, genre groupe d’intervention, accompagné d’un
responsable de la prison qui nous annonce que nous allons être évacués et
nous invite à préparer un sac et un seul.

 


Nous attendons jusqu’à 17H avec pour seules nouvelles de l’extérieur celles
distribuées par le poste à pile de Will de plus en plus faible. Nous savons
donc que DRAGUIGNAN est coupé du reste de la France et nous entendons
la liste des victimes s’allonger au long des heures.

 


17H nous quittons les lieux, nul ne sais notre destination, avant nous
d’autres sont partis très loin, j’espère que ce ne sera pas mon cas car je vois
mal mon épouse faire des kilomètres pour me rendre visite dans son état.
Notre départ ressemble à celui des bagnards partant pour le bagne de
Cayenne, fourgons cellulaires, menottes aux poignets, entraves aux pieds.
Retour au passé, belle leçon de démocratie pour le pays qui a inventé les
droits de l’homme et le bafoue ouvertement au mépris des règles
européenne instaurées en partie par notre pays.

 


A notre sortie de la maison d’arrêt le spectacle n’est que désolation, mais
cela n’a pas empêché plusieurs dizaines de badauds se sont massés à
l’entrée, portes ouverte dira un journaliste plus intelligent que les autres.
Dans la panique ambiante, 4 détenus se seraient fait la belle, on saura plus
tard qu’il n’en était rien et que ceux-ci, employés à l’extérieur n’avaient pas
pu réintégrer la maison d’arrêt la veille au soir. Ils se sont présentés
spontanément aux autorités judiciaires.

 


Le voyage durera deux heures, et nous apprenons que notre destination est
la prison de NICE. C’est pour moi un moindre mal mais cela est à 180km de
notre domicile ce qui va poser des problèmes de visite à ma femme. Le
voyage se déroule à grand renforts de sirènes et de flics jouant les cow-boys, descendant en voltige à chaque arrêt de péage autoroutier. La chaleur
est étouffante et nous sommes serrés comme des sardines dans les box du
fourgon cellulaire, d’autres aurons la « chance » de voyager en mini bus.
Arrivé à la Maison d’arrêt de NICE nous devrons attendre presque une heure
avant de pouvoir descendre du car et je ferais un début d’étourdissement en
raison de l’étroitesse des lieux. C’est mon infortuné compagnon de route, un
jeune type sympa qui alertera les gardiens pour faire cesser mon supplice.
Dés notre entrée nous somme saisis par la vétusté des lieux, c’est une
prison comme on en voit à la télé, sauf que ce n’est pas un film mais la vrai
vie, filets anti suicides dans les coursives, cellules en U, la totale quoi, j’ai
quitté le « club med » pour l’enfer de la cote d’azur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


17 JUIN 2010

 

 

 


Après la nuit que nous avons passés à DRAGUIGNAN je pensais pouvoir
dormir un peu, il n’en sera rien , nous avons été passer une visite médicale,
encore une, passé une radio pulmonaire et vu un psychiatre puis retour dans
la cellule.

 


J’ai été mis avec un garçon qui vient de DRAGUIGNAN, un algérien de 38
ans qui a volé à l’infirmerie un flacon de 65 cl d’alcool à 70%. Personne ne
l’a vu faire! Aussitôt rentré dans la cellule il a bu le contenu de cette
bouteille avec les calmants que les infirmières lui ont donné.

 


Entre temps je suis convoqué à nouveau à l’infirmerie, à mon retour je
constate que mon « Colocataire » n’est plus là. Mais il revient très vite et
m’apprend que le chef de l’étage s’est rendu compte qu’il était légèrement
saoul et l’a convoqué pour le sermonner. Puis il ressort son flacon dans
lequel restait un peu d’alcool et le termine.

 


Ce qui devait arriver arriva, au bout d’un moment il avait le visage défait et
tout à coup il commença à prendre les assiettes, les verres, tout ce qui lui
tombait sous la main et cassait le tout méthodiquement. Inquiet je n’osais
bouger, il m’avait avoué avoir été enfermé pour avoir fait une crise de
démence et frappé le personnel dans un hôpital et tenter de tuer un
médecin. Dans ces moments là il m’avait dit ne plus se souvenir de quoi que
se soit. J’attends donc que l’orage se passe recroquevillé sur ce qui me sert
de lit.

 


Enfin il semble se calmer et monte sur son lit situé au dessus du mien, je me
couche et pense qu’il va s’endormir. Alors que je suis dans un demi sommeil,
j’entends un bruit de verre qui se casse , il vient de mettre un coup de coude
dans les carreaux de la fenêtre et les débris de verre viennent de n’atterrir
sur la tête, je sursaute et me lève d’un bon, il est réveillé, je porte la main à
ma tête, je saigne, certes ce n’est pas profond mais rétrospectivement je
pense que je viens d’échapper à une mort certaine qui aurait pu survenir
durant mon sommeil. La j’ai franchement peur, je décide de ne pas prendre
mon somnifère et de veiller tant que je pourrais pour éviter d’autres drames.
Lui sans problème m’indique que si j’en fais état aux surveillants il
s’occupera de moi! Puis il entreprend de laver son linge, il est deux heures
du matin, je me recouche et reste éveillé toute la nuit.

 


Au matin du 18 juin, au moment de la promenade j’informe le surveillant qui
s’est bien rendu compte des dégâts et demande à être transféré.
En fin de matinée bonne nouvelle, je vais au greffe pour recevoir mon
nouveau numéro matricule et suis affecté dans la cellule 007 occupée par
Juan, un espagnol de 37 ans qui est la depuis quatre mois pour avoir passé
1 kg de cannabis d’Espagne en Italie. Il a été interpellé au Pertuis et se
retrouve ici.

 


Malgré la barrière de la langue nous nous comprenons , il parle un anglais
comme le mien, je connais quelques mots d’Espagnol et lui de Français.
Je lui raconte ma mésaventure de la nuit précédente et c’est la que la chose
se produit. Comme il est bien normal que rien n’aille dans le bon sens,
l’algérien dont je pensais être débarrassé qui occupait la même cellule que
moi fait son entrée dans la nouvelle. Cela prouve encore une fois s’il en était
besoin que l’administration pénitentiaire se moque bien des conditions de vie
des détenus. Mais pour le coup je suis effondré, et son arrivée m’ébranle
quelque peu. Mais au moins je ne suis plus seul s’il veut faire des siennes
nous serons deux pour le calmer.

 


Après un round d’observation Juan profite du fait que l’algérien est encore à
la promenade pour me dire qu’il va voir le chef de quartier afin de demander
que cet individu soit changé de cellule. Il a bien vu qu’il mange tout ce qui
n’est pas à lui, cette nuit il parait qu’il a confectionner une corde avec draps
pour simuler une pendaison. Après déjeuner il nous a avoué avoir bu dans
un flacon qui contenait une mèche, mais que se n’était pas bon, en fait il a
bu du produit pour les lampes à huile. C’est un véritable dément qui a déjà
quinze ans de prison derrière lui et il s’en vante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


20, 21 juin 2010

 


Juan est un garçon qui s’est aussi rendu compte de la folie de l’Algérien. Il a
demandé au surveillant de l’étage de le changer de cellule, mais cela fait
deux jours.

 


Ce matin 21 juin, je vais chercher quelques unes de mes affaires à la fouille.
Dans la conversation le surveillant apprends nos déboires, il m’invite à le
suivre auprès du chef de détention auquel j’expose le problème. Nous
attendrons une journée de plus afin de libérer une cellule pour lui et il part
enfin nous permettant, pour la première fois depuis 4 jours, de passer une
nuit complète.

 


23 juin 2010

 


J’ai été à la promenade, c’est la première fois depuis mon arrivée, c’est
William qui me l’a fait demandé car il est avec un autre détenu qui est
nouveau pour lui. Je sens bien qu’il est perdu.

 


Au retour je demande au chef de bloc, un gros individu avec trois galons sur
son uniforme, au visage rond et rouge, signe évident qu’il ne suce pas que
de la glace, si on peut avoir du papier toilette, j’obtiens de ce subtil officier
rapidement la réponse suivante: « Si tu n’a pas d’argent pour en acheter, tu
n’a qua faire comme les arabes et te laver le cul avec de l’eau. » Vous
jugerez du niveau de cet homme. Humaniser la prison disent certains
défenseurs des droits de l’homme. Ce n’est hélas qu’un péripétie parmi celle
que j’ai vécu en ayant le plaisir de fréquenter deux prisons.
Une action en responsabilité est en cour, à la fois devant la cour européenne
des droits de l’homme et le Tribunal Administratif.

 


Mais revenons pour le moment à mon récit que je veux le plus fidèle à la
réalité. Face que mon témoignage permette à d’autres de vivre les moments
d’enfermement avec plus de respect et de considération.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15 et 16 juillet 2010

 

 

 

EN CACHETTE

 

 

 


Aujourd’hui, à notre retour de promenade, nous avons eut la surprise de
découvrir qu’une fouille avait été effectuée dans notre cellule. Tout avait été
déplacé, les vêtements retirés pour voir si on ne cachait pas quelque chose
de répréhensif.

 


Quelle triste idée, pas de droits de l’homme dans cet univers avilissant. Oh
rien n’a été pris, on n’a pas lu nos courriers, c’est fait à l’arrivée, mais
j’avoue qu’il faut avoir un petit esprit pour profiter de notre absence pour
fouiller en douce les cellules.

 


Bien sur je comprends leur motivation quant on sait que la drogue, l’alcool,
les téléphones portables circulent en permanence dans la prison, parfois
entrés clandestinement avec la complicité de certains gardiens ou de
quelques avocats marrons. Pas la peine de nous fouiller partout ou nous
allons pour arriver à un tel résultat.

 


16 heures, Franck le détenu qui avait remplacé l’algérien nous apprends qu’il
va quitter la cellule, juan ayant demandé à aller avec un ami italien, le chef
de bâtiment a donc décidé de faire partir Franck pour mettre l’italien avec
nous.
Je fais un peu la gueule, après l’arabe, le roumain voici maintenant un
italien. Fini les programmes télé français, j’ai déjà vécu ça 15 jours.
A au fait j’ai également appris que j’étais classé parmi les vieux ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


23 Août 2010

 

 

 


Nous avons à nouveau un roumain avec nous, mes relations avec Juan se
sont détériorées de son seul fait et nous ne nous adressons plus la parole
pratiquement, il va passer en jugement demain si ma mémoire est bonne et
il est à cran. Ce matin je suis descendu de mon lit et ai malencontreusement
frôlé le sien, il à bougonné et je me suis recouché pour terminer ma nuit; Je
somnolait dos tourné à la cellule et tout à coup je reçu un coup de poing
asséné par l’espagnol, me retournant d’un bond je protégeais mon visage et
l’autre continuait à me frapper sur les épaules. Je réussi à lui donner un
coup violent ce qui eu pour effet de le stopper et le roumain descendu à son
tour pour s’interposer entre nous en disant dans sa langue qu’il devrait avoir
honte de s’en prendre à moi aussi sournoisement. Je demandais
immédiatement à quitter la cellule et atterri au premier étage du bâtiment le
jour même, ou je passais pour la première fois depuis des mois une nuit seul
dans ma cellule.

 


Le lendemain j’étais rejoint par Patrick, un garçon de 60 ans avec qui j’ai
passé plusieurs mois en parfaite harmonie je dois dire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


23 Septembre 2010

 

 

 

IL N’EST JAMAIS TROP TARD

 


Je viens d’être appelé chez le chef de division pour être informé que ma
famille avait téléphoné pour dire que j’avais été agressé dans ma cellule
alors que je dormais à 8 heures du matin. C’était le 23 août, soit un mois
plus tôt, un mois pour que la direction de l’établissement réagisse.
Félicitation pour votre rapidité monsieur le Directeur, c’est ainsi que pas plus
tard qu’hier un détenu de mon étage a tenté de mettre fin à ses jours en se
suicidant par pendaison, alors qu’il venait d’obtenir d’être relâché, il a été
sauvé in extremis.

 


On est bien protégé en prison dans notre pays.

 


Cette affaire fait également l’objet de la plainte devant la TA, en effet mon
épouse avait effectivement écris au Directeur de la Prison pour s’étonner de
cette agression. Il lui a répondu le ………………… en lui disant que je n’avais
jamais fait l’objet d’une telle agression, qu’il n’y avait aucune trace de cela
et qu’en clair j’avais du affabuler.

 


Manque de chance j’avais vu le médecin qui avait établi un rapport car je
souffrais des cotes et avait des bleus important. J’ai fait établir une copie de
ce rapport qui prouve s’il en était besoin que la gestion interne laisse
curieusement à désirer, sauf si, comme le crois devant les faits accumulés,
cela fait parti d’un tout, orchestré par l’administration pour continuer à me
museler. Il n’en sera rien croyez moi, je suis déterminé à aller jusqu’au bout
de ce dossier qui prends sa source dans la Sarthe et se prolonge depuis 15
ans. Oui je le dis haut et fort c’est un règlement de compte à la foi politique
et judiciaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


7 octobre 2010 ETAT DES LIEUX DE LA CELLULE 123 B

 

 

 


Fenêtres sans aucune poignée, interdisant la possibilité de fermer. Seul des
barreaux et des grillages, interdit d’ailleurs.

 


Trois lits superposés, hauteur entre le niveau second et troisième 0,70 cm, il
est impossible de s’assoir sur le lit du bas.

 


3 détenus dans la cellule, à notre arrivée un seul tabouret de jardin et au
bout de deux mois nous avons réussi à récupérer un second tabouret.
Frigo, rouillé et la porte trouée sur le bas par la rouille, pas de lumière à
l’intérieur, ni de volet pour séparer le coté freezer et le reste du frigo.
Fermetures de la porte, charnières inexistantes, à la place ont été fixé une
plaque métallique avec deux visses.
Lavabo: un support cassé par la rouille, pas d’eau chaude ni de tablette pour
poser les effets personnels( brosses à dents, dentifrice etc..)
Les supports en bois d’une tablette ayant existé antérieurement sont fixés
au mur . Absence de miroir.

 


Toilettes: Porte à deux battants n’ayant qu’une poignée que sur l’une d’elle,
exiguïté des lieux, un seul chauffage pour l’ensemble.
Absence de grille de ventilation, pas d’abattant, si on en veut un il faut le
« cantiner. »

 


Pas de bouton d’appel, je l’ai déjà expliqué en cas d’urgence, tu meurs en
silence s’il vous plaît.

 


Que dire de l’état général de la cellule, peinture souillée, plâtre se détachant
des murs, sol béton avec un reste de peinture grise parsemée de trous,
surface 2,80x3,80=10m2 sans les WC=9m2

 


Armoires, deux dont une sans portes.

 

Lits en fer, aucune échelle pour accéder au 2 et 3 qui étage se dernier situé
à 2,m10 du sol, absence de barre de protection ce qui permis un soir à l’un
de nos Codétenus pas assez réveiller de se retrouver par terre.
21 octobre 2010

 


Nous avons dans notre cellule un frigo qui nous est facturé 8e par moi à
chacun, pas de petits profits, Ce frigo est rouillé et ne ferme plus.
Nous signons une lettre tous les trois, Patrick, un nouveau venu qui ne
restera que quelques jours avec nous, et moi.
22 octobre 2010

 


On nous amène un frigo nouveau, contenance 100 litres au lieu de 160
comme le précédent, frigo top de bureau. En faisant parler un peu la jeune
femme qui nous le livre, nous apprenons qu’il s’agit en fait de frigos
réformés de la prison de GRASSE et destinés à la destruction. Pauvre France
comme disait Jean LEFREVRE.

 


Une fois installé et branché le nouveau frigo provoque un cours circuit, il faut
donc remettre en place l’ancien et inverser la porte afin que la fermeture se
fasse correctement. Encore un bel exemple de modernisme, je répète que ce
frigo rapporte en réalité 24 euro par mois à l’association à laquelle on
souscrit obligatoirement en entrant en prison. Multipliez par autant de
détenus et vous verrez la manne financière qui est récoltée.

 

26 octobre 2010

 


Je rentre du parloir famille, j’étais content de voir mon épouse, malgré ses
problèmes de cœur. Arrivé à l’entrée je dépose mon sac de linge sale et
entre dans la salle ou nous sommes regroupés avant d’aller dans le box.
Je suis heureux, je compose mon code et entre dans le couloir pour
rencontrer ma femme. Là j’ai un coup au cœur, à mon tour, personne n’est
là! D’habitude si elle a un empêchement, c’est à l’entrée du sas que l’on
m’indique son absence et je rentre le cœur gros dans ma cellule.
Aujourd’hui on m’a laissé aller jusqu’au bout, deux fois je suis repassé
devant les box, Jean et sa fille, des gens rencontrés en attendant les visites,
sont là, ils me disent que ma femme est chez notre fils, au Castelet, pour se
reposer et que c’est Matt, notre autre fils, qui garde la maison. Je ne
comprend pas tout, mais ils ajoutent qu’elle m’a écrit pour me prévenir. Je
n’ai pas reçu de lettre de toute la semaine, il faut dire que l’acheminement
du courrier entre le temps ou il entre à la maison d’arrêt, ou il est lu par
l’administration et celui ou il est effectivement distribué, il peut se passer 10
jours.
Je ressors et constate avec le surveillant que le nom de mon épouse figure
bien sur la liste du jour ainsi que mon fils et ma petite fille. Parloir fantôme
appelle-ton cela dans les belle prisons de France.

 


Avant de descendre j’avais dis à mon compagnon de cellule que j’avais un
mauvais pressentiment, cela c’est réalisé. Vous pouvez imaginer dans quel
état je remonte dans ma cellule, quelques larmes me montent aux yeux ,
mais au bout d’un moment je reprends un peu le dessus.
Triste journée tout de même.

 


27 octobre 2010

 


Je viens de passer une nuit atroce, j’ai fais des rêves incroyables, j’étais
assis sur les WC avec les deux premiers enfants de mon épouse et elle même, nous devions aller à des obsèques et j’étais englué dans un tas de
déjections. A mon réveil je me croyais à la maison aux coté de ma femme.
Quelle désillusion. Triste nuit. Patrick me dit que rêver d’excréments est bon
signe, j’en accepte l’augure.

 

 

 

 

 


28 octobre 2010

 


Je viens de recevoir une lettre de mon épouse, elle est hospitalisée depuis le
20au soir. Elle a fait prévenir la prison pour que je sois informé le 22.
Personne ne m’a avisé à ce jour . Ou est l’humanité dans cette affaire, à la
télévision on nous rabâche les oreilles depuis trois jours sur les conditions de
détention dans les prisons de France, j’applaudis des deux mains. Si mon
épouse était décédée , on aurait attendu combien de temps pour m’en
informer? Comment peut on vouloir humaniser la détention si on n’est pas
capable de faire ce qui parait la moindre des choses dans un cas comme ça.
On paye les réformes voulues par Rachida DATTY et imposée par Nicolas
SARKOZY, qui ont réussi le tour de force de faire l’unanimité des magistrats
indépendants contre eux et saupoudrent de mesurettes inutiles certaines
catégorie dans un but purement électoraliste.

 


Vive la France!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3 11 2010

 

 

 

LES URGENCES MEDICALES

 

 

 


La prison de NICE c’est l’entrée de l’enfer sur terre, on a vu l’énumération
des dysfonctionnements constatés dans cet univers, mais il en est un qui
dépasse l’entendement et qui touche à la santé publique et particulièrement
à celle des détenus eux-mêmes.

 


A 18h30, tous les jours, on ferme les deux loquets énormes fixés sur les
lourdes portes des cellules déjà fermées par une serrure dont la clé mesure
pas moins de 20 centimètres de long. Après cette « précaution » un
surveillant ne fait le tour des cellules que vers 6h30 du matin. Entre 19
heures et 6 heures RIEN!

 


Si une urgence devait être provoquée il faudrait 1 ou 2 heures, voir plus,
pour commencer une intervention, en cas de crise cardiaque, le détenu
serait assurément décédé à l’arrivée des secours. Les cellule ne disposent
d’aucun bouton d’appel, ce n’était pas le cas à DRAGUIGNAN.
Dans le cadre du suivit d’un régime nutritionnel, il n’est jamais respecté. J’en
veux pour exemple le cas de mon compagnon de cellule du moment, Patrick.
Il doit se faire opérer de la vésicule, cette opération à été décidée il y a 5
SEMAINES aujourd’hui. Il avait fallu 4 jours pour qu’il soit examiné par un
médecin, il se tord dans le peu d’espace que nous avons et a perdu 8 kg en
3 semaines, il ne peut rien manger et je lui prépare quelques soupes pour
qu’il puisse s’alimenter un peu. Il ne peut rien manger d’autre. Son régime
est livré une fois sur deux, selon le bon vouloir des auxiliaires de la cuisine

 

( auxi: détenus travaillant pour un salaire de misère).

 

11 11 10,

 


Patrick n’est toujours pas opéré, il a juste vu l’anesthésiste il y a 3 jours.
15 heures, c’est un jour férié, c’est l’armistice de 1918, pour moi c’est le
jour de la naissance de mon fils Vincent, mais pour Patrick c’est le jour ou on
vient le chercher, enfin, pour le conduire à l’hôpital. Il n’y avait pas d’autres
possibilités en semaine au lieu de mobiliser des chirurgiens, infirmières et
tout le staff médical, qui demandera normalement à être payées en heures
supplémentaires ce qui semble logique.

 


A partir de maintenant ce que je relate m’a été rapporté par Patrick lui même et je publie, avec son accord, ses propos qui font apparaître de graves
problème de fonctionnement .

 

Mais jugez vous-même.

 


Arrivé à l’hôpital, Patrick est mis dans la chambre 1350, 1 er étage chirurgie,
à l’hôpital Saint Roch de NICE et pendant 3 jours il est attaché au lit avec
une pire de menotte à la main droite et la main gauche. Pour aller aux
toilettes, il est obligé de demander aux policiers qui sont chargé de la garder,
ce qui est normal, mais ce qui ne l’est pas c’est que ses policiers soient dans
la chambre même, installés dans de confortables fauteuils et qui,
considérant qu’ils ne peuvent pas dormir pour le surveiller nuit et jour, vont
discuter à haute voie, jouer avec des PSP et ne pas se soucier de l’état de
santé et de fatigue de leur prévenu qui dans le cas présent est tout de
même un patient.

 


12 11 10

 


Vendredi au matin, Patrick est emmené au bloc opératoire, menotté, la
menotte n’a été enlevée que le temps de l’intervention et l’un des policiers
nationaux est resté, après avoir exigé de pouvoir le surveiller pendant
l‘opération, vêtu d’une tunique verte jetable passée sur son uniforme il est
donc entré dans le bloc, je ne savais pas que les policiers avaient un rôle
d’auxiliaire médical. C’est la méthode Sarko je pense.

 


A son réveil en salle du même nom, Patrick constatait qu’il était à nouveau
menotté.
Jour et nuit les talkies walkies sont restés allumés permettant à Patrick
d’écouter les interventions effectuées par la Police Nationale sur la
circonscription de NICE ( notamment un suicide au 11.43).

 


13 11 10

 


Au moment de la relève, le fonctionnaire a effectué une fouille de la
chambre, a sorti son arme de service et l’a armé devant Patrick dans un
geste de provocation.

 


Au moment du repas l’hôpital avait mis une fourchette et un couteau, l’agent
féminin présent à ce moment là, s’est jeté sur Patrick menotté et lui a tordu
le poignet pour lui retirer le couteau. Bien sur l’hôpital aurait du être plus
attentif aux matériel donné s’agissant d’un détenu, mais de là à jouer les
Rambots , il y a un fossé .

 


Quant à l’atteinte à la liberté individuelle que dire lorsque l’on doit faire ses
besoins porte ouverte devant un policier du sexe féminin?

 


14 11 10

 


Ce matin altercation entre l’un des gardiens et une infirmière, le
fonctionnaire de police l’a traitée de « Connasse »et l’a menacée en lui
disant: « Nice s’est petit, on va se retrouver ».

 


Le personnel présent était outré et une main courante devait être déposé par
la direction, le problème c’est que se sont les mêmes qui sont juge et partie.
Avant de quitter la maison d’arrêt pour l’hôpital on avait refusé à Patrick de
prendre une brosse à dents et du dentifrice, arrivé au CHU il n’y avait pas de
possibilité de se laver les dents, il est d onc resté 4 jours sans pouvoir faire
ses ablutions.

 


Fin de la parenthèse Patrick et ses déboires hospitaliers, je reprends le cour
de mon récit.

 


13 11 10

 


Il est quinze heures et je reçois comme tous les mardi mes médicaments
pour la semaine. Au moment de les prendre je constate la forme
anormalement grosse des comprimés de TAHOR, en faisant plus attention je
réalise que ces comprimés sont des 0,80grammes alors que mon traitement
prévoit 0,10 grammes.

 


J’en informe la surveillante d’après midi qui me demande pourquoi je ne l’ai
pas dis plus tôt et ne semble pas décidée à réagir. J’ai été obligé de ma
fâcher pour qu’elle prenne contact avec l’infirmerie. 10 minutes plus tard
j’étais convoqué à l’infirmerie et le médecin s’excusait de s’être trompé dans
la prescription. Les choses sont donc rentrées dans l’ordre, mais si je n’avais
pas vérifié je risquais un grave incident.

 


Vive le suivit des détenus à NICE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 novembre 2010

 

 

 

KAMSHA

 


15 heures le surveillant vint me chercher en m’indiquant simplement:

 

«Projection ».

 

Ici il n’est pas aisé de savoir ou vous allez , quel service veut
vous voir, on fait en sorte que vous restiez totalement à la merci de
l’administration et cette technique contribue à vous couper un peu plus des
réalités quotidiennes.

 


Je pose tout de même la question de savoir ou je vais, réponse: « Je ne sais
pas, vous êtes inscrit à une séance de cinéma c’est tout. »
Inutile d’insister, et c’est ainsi qu’en compagnie d’une quinzaine d’autres
infortunés détenus je me retrouve installé sur des chaises, ce qui me change
de mon lit, en salle de projection.

 


Une charmante hôtesse se présente à nous pour nous indiquer que le film
que nous allons voir dure 1 h 40 et qu’il a été écrit par Kader quelque chose
et qu’il met en scène des jeunes des quartiers nord de Marseille.
N’ayant pas le choix j’assiste donc à la projection et le calvaire commence.
Le film est très beau, bien tourné et relate la vie de tous les jours d’un
camps de gitans situé entre le port de commerce et les quartiers nord.
Mais quant je dis que le calvaire commence c’est parce que tout dans ce film
fait l’apologie de la délinquance, l’acteur principal est âgé de 11 ans. On
découvre comment voler un booster, comment cambrioler les villas des
riches, comment les enfants se font arnaquer par les receleurs. Le père initie
le fils de 11 ans au plaisir de la chaire et à l’alcoolisme.
Livré à lui-même ce garçon fini par tuer accidentellement un de ses
camarades. Ce qui se devine dès le début du film. L’auteur réalise là une très
belle fresque sur les gitans sédentaires mais après la projection, l’une des
présentatrices me demandant mon avis, je ne peu m’empêcher de lui
répondre que je suis atterré par la présentation de ce film à un public
composé de détenus. A la question, pourquoi, j’ai du me contenter de
répondre que ce film était un parfait mode d’emploi à destination des jeunes.
Diffuser ce genre de film à des détenus qui vivent de cet univers ne peut que
les inciter à y retourner dès leur sortie de prison. Il n’ont d’ailleurs pas
besoin de ce genre de projection pour s’y retrouver à nouveau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22 novembre 2010

 


Nous avons depuis quelques jours un nouveau compagnon d’infortune, Guy
P. nous a rejoints, son crime, il aurait tué, accidentellement sa compagne.
Sortant tous deux d’une cure de désintoxication, ils étaient installés depuis 8
jours. Une bagarre d’alcoolique qui a mal tournée est elle est morte suite à
un coup plus violent.

 


En préventive, il attends d’être jugé. Abruti par les cachets qu’on lui fait
prendre, 5 fois par jour, il dors à longueur de journée et de nuits. Pour cela il
n’est pas dérangeant.

 


Entre ses siestes prolongées, il mange tout ce qu’il peut, il ne risque pas de
perdre du poids contrairement à nous.

 


Ce qui me surprends le plus dans son comportement c’est l’aisance avec
laquelle il s’est moulé dans son existence au sein de cette maudite prison.
Alors que chacun attends, espère, souhaite sa libération, lui nous expose
que n’ayant pas d’argent, plus de maison, plus de famille, il est aussi bien en
prison que dehors.

 


Comme quoi la prison, pour certains, est un refuge surtout en période
hivernale.

 


26 novembre 2010

 


Vu à la télévision ce jour: « Un prêtre Orthodoxe à té condamné ce jour à 6
mois de prison avec sursit pour avoir détournement de fonds et escroquerie
pour un montant de quatre cent six mil euro? »
Comme quoi les voies du seigneur sont impénétrables !

 


6 décembre 2010

 


Rendez vous avec madame DORET, une des représentante du SPIP ( Service
pénitentiaire d’insertion et de prévention). Grande nouvelle, la demande de
permission de sortie effectuée le …………….. a été transmise au Juge
d’application des peines de Nice, mauvaise nouvelle ce juge aurait considéré
que je n’étais pas en prison depuis assez longtemps et qu’en conséquence il
rejetait ma demande.

 


Comme je m’étonnais de ne pas avoir été avisé officiellement, en cas de
rejet j’ai la possibilité de faire appel, madame DORET me répondait alors
qu’elle n’vais pas le droit de m’en informer car c’est le greffe de la prison qui
devait le faire. Mais « trop débordé », ils n’ont pas encore trouvé le temps
de le faire.

 

 

 


7 décembre 2010

 


Patrick qui « bénéficie » d’une « douche médicale » pendant 10 jours et ceci
tous les jours, s’est vu répondre par un surveillant plus « intelligent » que
les autres, que les douches médicales devaient se prendre de 6 à 7 heures le
matin uniquement, et pourquoi pas à 3 heures du matin pendant qu’on y
est? Je rappelle qu’il vient d’être opéré dans les conditions que l’on sait, de
la vésicule et que les douches sont disponibles toute la journée. Il a tout de
même pu en bénéficier, 5 minutes cet après midi avec le surveillant qui
attendait derrière la porte.

 


Ce même jour 18 heures, repas du soir livré par SODEXO, menu, salade du
chef composée des restes des cuisines servit 2 jours plus tôt; Hygiène quant
tu nous tient!

 


21 décembre 2010

 


Ce matin je suis allé voir Aurélie, l’infirmière PSY que je rencontre toutes les
semaines pour ma séance hebdomadaire de discutions, c’est une parenthèse
indispensable pour ne pas perdre pieds dans cet univers glauque.
J’ai également vu madame CAMPI assistante sociale très dévouée et aimable
qui me confirme me recevoir le lendemain. C’est grâce à elles deux que je
peux tenir le coup, je ne les remercierais jamais assez pour m’avoir soutenu
dans les pires moments, il était normal de le souligner ici.
Après bien des attentes j’ai enfin obtenu un sac poubelle contenant « UN »
rouleau de PQ , une savonnette, une éponge grattoir, un tube de dentifrice et
un paquet( petit modèle) de mouchoirs en papiers. Vous devez faire le mois
avec cette dotation et il ne faut pas que je me plaigne, je suis privilégié car
je suis à leurs yeux un indigent, les autres doivent cantiner pour tout.
Par contre les préservatifs sont en libre service, on peut se demander
pourquoi!
J’ai enfin pu, grâce à mon code d’accès fraichement obtenu, créditer mon
compte téléphonique, compte spécial et interne à la maison d’arrêt, de 40 €
pour pouvoir demain peut être joindre mon épouse à défaut à partir de
mardi prochain, les crédit se faisant uniquement ce jour là.
TOUT VA BIEN.

 


31 décembre 2010

 


Patrick est parti depuis quelques jours pour la prison de TOULON et je suis
avec un nouveau détenu, Alain, un solide gaillard aux cheveux blonds longs
et barbu comme le dieu Thor. Nous allons donc passer les fêtes ensemble
semble t-il.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noël et premier janvier 2010,2011.

 

 

 


Quel souvenir pour fêter cet heureux événement, nous ne pensions pas avoir
un régime particulier à cette occasion mais pouvions espérer avoir un dîner
légèrement amélioré. Rien le soir du réveillons , comme la veille de noël
nous n’avions pas eut de repas particulier, alors que le jours même le 25
décembre, nous avions eut un repas assez bon et digne d’un jour de fête, si
tant est que l’on peut faire la fête dans ce genre d’établissement.
Noël, rien à la télévision, l’épouse d’ Alain avait confectionné des lasagnes de
saumon, ce fut notre diner du réveillons pris à 8 heures du soir, et je
garderais toute ma vie en mémoire cette soirée qui nous a vu nous mettre
au lit à 9 heures et pleurer une partie de la soirée notre condition
Hier soir nous avions au menu, poisson avec haricots verts, non assaisonnés,
nous espérions, pauvre fou que nous étions, avoir un repas de 1 er janvier
amélioré.
Au menu, 3 merguez, une part de semoule, une salade macédoine de
légumes, un morceau de fromage sous vide et surtout une part de flan taille
0,04 sur 0,12 centimètres, heureusement il y en avait une chacun.
Il y a de quoi être totalement déboussolé, si on voulait que le taux des
suicidés augmente dans les prisons françaises on ne s’y prendrait pas mieux.
Ajouter à cela la déclaration de mon cher ami, l’avocat Gilbert COLLARD
invité sur le plateau de France 2 chez Patrick Sébastien, on se demande bien
pourquoi, qui affirme que les avocats sont tous des menteurs et que
beaucoup d’innocents sont dans les prisons de notre pays, il y a de quoi se
pendre sur le champs.

 


14 janvier 2011

 


9 heures, la surveillante de jour ouvre la cellule et m’indique qu’elle doit
procéder à une fouille de la cellule, hors ma présence ( pour une fois on me
prévient même si je ne suis pas présent, il y a un léger mieux). Je suis donc
extrait de ma cellule et enfermé dans le local des douches pour qu’elle
puisse effectuer son travail de contrôle. Elle me dit que c’est au hasard
qu’elle fait ce contrôle obligatoire et que je ne dois rien y voir de personnel.
A peine dix minutes plus tard elle revient me chercher et me confirme qu’il
n’y a aucun problème et qu’elle sait à qui elle a affaire avec des hommes
comme Alain et moi.

 


Je rentre dans ma « demeure provisoire » et je feuillette un numéro d’une
revue intitulée « DEDANS DEHORS » et éditée par OIP (office international
des prisons) dirigée par Florence AUBENAS, journaliste bien connue et ex
otage. Dans cette revue un article frappe particulièrement mon esprit.
Jean Marie DELARUE, actuel Contrôleur des lieux de privations, ébauche son
premier rapport annuel, rapport mis en ligne sur le site : www.cglpl.fr.

 

Aucun des constats qu’il fait, après avoir visité cinq maisons d’arrêt: un
établissement pour mineurs, un centre de semi liberté, un centre
pénitentiaire et deux centres hospitaliers accueillant des détenus. L’objectif
de ces contrôles: « Vérifier que chaque personne est traitée avec dignité »..
Et il écrit: « Le bat blesse » dans son rapport ont peut lire que les atteintes
aux droits élémentaires, les dysfonctionnements sont légion. On peut lire
concernant cette « agréable maison d’arrêt »de NICE que : »la seconde
cabine de fouille du quartier disciplinaire doit être opacifiée afin d’assurer la
dignité de la personne, il préconise que le droit doit être reconnu à chaque
détenu, le droit de propriété et le droit d’intimité. Le respect des droits
seraient assuré si chaque détenu pouvait disposer d’une armoire fermée à
clé. »
J’applaudis des deux mains mais comment arriver à cela quant il n’y a qu’une
armoire, sans porte, par cellule dans certain cas?

 


Si c’est le cas à la prison de CHARTRES. C’est également le cas à NICE, ou il
demande que soit encadré l’usage des moyens de contrainte. De même que
« le droit à la correspondance des personnes détenues devrait être encadré
strictement ».

 


Une manière de rappeler que le courrier ne devrait en aucun cas être lu et
que l’administration pénitentiaire ne saurait en aucun cas s’affranchir du
respect de la Loi.

 


Comment imaginer que cela puisse se faire , en effet l’administration use et
abuse de ce genre de privilège pour tenir en haleine les détenus qui sont
suspendu à l’arrivée de leur courrier seul lien entre eux et leur famille, avec
le téléphone pour ceux qui y ont droit et qui ont l’argent suffisant pour
créditer leur compte.

 


Toutes ces mesures préconisées par le Contrôleur n’ont pas dues trouver
grâce auprès de ceux qui nous gouvernent puisque depuis: exit le contrôleur
des lieux de privation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29 janvier 2011

 

PREMIERE MESSE, PAS DE MIRACLE.

 


Première messe à la maison d’arrêt de NICE pour moi, j’y suis allé car il faut
que je parles à d’autres, que j’ai un regard autre que celui de la télévision de
ma cellule, j’ai un grand besoin de dialoguer avec des gens dont la principal
préoccupation n’est pas la vie carcérale.

 


J’ai fais la connaissance du Diacre et du Prêtre 15 jours plus tôt.
Plus qu’une messe traditionnelle, c’est un vaste échange entre eux et nous.
Ce jour là il y a un pasteur protestant qui vient partager notre rencontre.
Après la cérémonie je récupère une rose offerte par les organisateurs pour
l’adresser à ma petite femme et je continue ma discussion avec le diacre,
discussion très agréable et constructive sur le plan des rapports humains.
J’ai le cœur un peu plus léger, la journée semble bien commencée; Hélas je
devais vite déchanter car de retour à ma cellule j’avais une nouvelle
désagréable celle la. La surveillante du jour, gentille fille d’ailleurs, m’indique
que je suis attendu par le sous chef de bâtiment. A mon entrée dans son
bureau il commence par me dire qu’il a deux nouvelles, une bonne ,bien sur
et une mauvaise,( j’ai déjà entendu cela). Je me demande alors quelle
catastrophe va à nouveau me tomber dessus. En fait il m’explique qu’un
détenu, gros fumeur, doit intégrer une cellule du rez de chaussée pour une
période de 10 jours en raison d’un certificat médical. Comme je suis non
fumeur il me propose de me transférer dans une cellule non fumeur avec
retour dans la mienne 10 jours plus tard. JURE CRACHE!
Je lui fait part de mon mécontentement, c’est alors qu’il me réplique: »De
toute façon au rez de chaussée vous n’êtes jamais content, et comme je n’ai
pas le choix, c’est ainsi un point c’est tout§ » sous entendu, si tu ne veux
pas-tu auras droit à un rapport défavorable, voir le cachot pour refus
d’exécuter un ordre.

 


Ai je le choix? Je quitte donc ma cellule sous le regard contrit d’Alain et
d’Edmond qui nous avait rejoint quelques jours plus tôt, et intègre la cellule
A 29 occupée par trois garçons de 50 à 64 ans , condamnés à de longues
peines et qui semblent prendre avec philosophie leur détention.

 


Dimanche 30 février

 


Les choses n’ont pas due se passer comme il le fallait dans mon ancienne
cellule la A1, je constate que le grand fumeur est parti, il ne sera resté que
24 heures, je saurais après qu’il ne voulait pas être dans la même cellule
qu’Alain? A sa place on n’a pas été me proposer de réintégrer cette cellule et
c’est un nouvel arrivant espagnol qui l’a remplacé.

 


Je ne me faisais aucune illusion sur le respect de la parole donnée par
certains ici mais je dois dire que j’ai ressenti comme une nouvelle attaque
dirigée contre moi cette façon de faire pour me faire quitter ma cellule
initiale.

 


4 Février 2011

 

L’ « IR »RESPONSABLE DES TRAVAUX

 


Dans un établissement de la taille d’une maison d’arrêt comme celle de
NICE, il faut bien qu’il y ai un responsable des travaux, il y en a un ici et
c’est un phénomène de bêtise concentrée. Assisté de deux « auxis »* qu’il
traine dans les couloirs à longueur de journée il est grand, du genre grand
échalas, mince et brun au visage allongé et au regard qui en dit visiblement
long sur la dose d’intelligence emmagasinée dans un cerveau visiblement
trop petit pour pouvoir y loger quoi que se soit. ( J’espère qu’il se
reconnaîtra dans ce portrait trop court pour le définir mieux).

 


Pour ma part je l’ai baptisé: l’échassier.

 


J’ignore quelle est sa fonction exacte et s’il appartient au corps des
surveillants ou non, j’en doute, mais une chose est sure c’est qu’il se prend
pour le sous directeur de l’établissement, promenant sa silhouette de
dégingandé dans les coursives, l’œil inquisiteur et à l’affût du moindre
détenu rentrant d’un service quel qu’il soit. Peut être devrait il penser à se
recycler et devenir réellement maton pour assouvir ses penchants naturels
plus voués à l’inquisition qu’à l’amélioration des conditions de vie des
prisonniers.
Il est vrai que la prison n’est pas un lieu de villégiature recherché par le
« vulgum pecus » et que le détenu, aux yeux de ce genre d’individu, doivent
être des « sous hommes ».

 


Ce matin, pour rester dans ce sujet « étonnant », l’échassier arrive et nous
indique qu’il faut vider tous les lits pour installer une échelle sur l’un et
l’échanger avec l’autre. Une gymnastique stupide et inutile. Nous n’en
faisons rien et attendons qu’il revienne avec ses deux sbires.
Petite explication de texte, il y a quelques mois Eric, l’un de nos
compagnons, qui porte une atèle, rencontre le chef de bâtiment et lui
demande si on peut avoir des échelles pour nos deux lits afin de ne pas
risquer la chute à chaque descente ou montée, ajoutant que pour lui c’est en
raison de son atèle et pour moi du fait que j’ai des vertiges et que j’ai du
mal à descendre de mon lit.

 


Retour de l’échassier qui constate que nous n’avons rien bougé et déclare
que de toute façon il ne pose qu’une échelle, qu’il a des ordres et qu’il les
exécutes, il aurais pu ajouter bêtement, mais je doute qu’il sache ce que
veut dire ce mot.

 


Sans un mot il fait sortir le lit d’Eric et le retourne pour fixer une échelle
dans les montants métalliques , identiques, au passage, d’un coté comme de
l’autre, mais pourquoi faire simple quant on peut compliquer?

 


Au passage il perce 4 autres trous, alors qu’il y en avait déjà 4 pré percés,
mais on ne peut pas trop en demander et quant il déclare que ce lit va
devenir le miens, je lui réponds que c’est en premier Eric qui est concerné
avec sa jambe cassée.

 


Le lit est donc replacé à sa position initiale et je reste à faire l’équilibre pour
descendre de ce maudit lit situé à 1 m 70 du sol environ.
Encore un jour ordinaire au royaume de la détention.

 


_____________________________________________________________
____
*Auxi: détenu qui travaille pour environ 230 € net par mois et qui dans bien
des cas se conduisent de façon outrageante envers les autres détenus fort
d’une certaine impunité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5 février 2011

 

 

 

 

 

Depuis quelques jours j’ai été un peu fainéant, porté par l’espoir d’une
hypothétique autorisation de sortie, la deuxième depuis 2 mois la première
ayant été refusée dans les conditions que j’ai détaillé plus haut, la seconde
ayant été demandée au juge d’application des peines par l’intermédiaire de
Jacquotte; (Jacqueline DUSSOL) qui anime mon comité de soutien, une amie
très chère qui œuvre de l’extérieur avec courage et passion pour faire éclate

 


Je n’ai pas repris régulièrement la plume pour faire le point sur les
différentes aberrations ou « bêtises » auxquels nous somme confrontés
depuis quelques jours.

 


La « connerie » à l’état brut semble être une dominante constante à NICE, je
ne doute pas qu’il en soit de même ailleurs mais je ne peux parler que de ce
que je vis au quotidien.

 


Un matin de la semaine dernière, alors que j’étais encore avec Alain et
Edmond, un « petit chef » encore un, il semble y en avoir plus que de
détenus en exagérant juste un peu, arrive et nous annonce que nous allons
avoir enfin une seconde armoire de rangement ( trois personnes, une
armoire c’était en effet peu).

 


Arrive alors le responsable des travaux accompagné de ses deux
« toutous ». Compte tenu de la disposition des lieux et en vertu du fait qu’il
faut fixer au mur les lits, meubles, étagères, certain détenu ayant tôt fait de
casser le matériel, il faut déplacer les 3 lits superposés. Le « petit chef »,
nous l’appellerons « Elvis » par son allure et son look ringard, Elvis donc
nous indique qu’il n’est pas question de déplacer quoi que se soit et au
retour de la « grande asperge » un dialogue de sourd s’engage entre eux.
Elvis nous fait déposer l’armoire au milieu de la cellule et la quitte sas un
mot.
Démerdez vous!

 


Reste le truculent échassier avec qui Alain engage à son tour le dialogue
pour tenter de régler le problème il lui indique que placer l’armoire à coté du
frigo est bien mais qu’il faut déplacer de 10 cm les lits
Réponse vous avez l’armoire débrouillez vous

 


Alain: Comment ?

 


Réponse: ce n’est pas mon problème.

 


Pendant quelques minutes ce fut ce dialogue. Autant dire qu’il ne faut jamais
discuter avec un « CON » cela risque de l’instruire, raté pour cette fois.
celui-ci aurait pu, sans aucun doute, être invité un mercredi soir à la table de
Jacques Weber tellement il portait beau la « connerie « personnifiée.
Fort heureusement la responsable du bâtiment nouvellement affectée
intervient sur ces entre faits et nous regardant avec un clin d’œil en
déclarant: « Cela sera réglé en début d’après midi. A 14 heures elle envoyait
les deux auxis travaux pour déplacer les lits et permettre d’aligner le long du
mur, lit, armoire et frigo.

 


Un brin d’intelligence suffit, ajouté à la logique, pour régler les menus
problèmes.

 


2 Février 2011

 


Une nouvelle fois j’ai passé une mauvaise nuit pour ne pas dire blanche,
penser et penser encore. Tout me reviens à l’esprit depuis des mois, depuis
la mise en place de ce piège qui m’a momentanément rayé de la liste des
vivants, de ceux qui sont libres de leurs mouvements, de ceux qui peuvent
prendre leur vie en main et surtout se défendre face à la cruauté, le
mensonge et la trahison. Je suis moralement mort dans cette infâme prison
où je n’ai, et tous le savent, rien à faire, victime d’un ignoble règlement de
compte entre le Procureur de DRAGUIGNAN et le Président de l’association
de défense que je présidais il y a encore 10 mois, victime des faux
témoignages tellement gros que même la lecture du seul jugement dont je
dispose à ce jour contredit les affirmations mensongères des BOUCHET et
autres consorts.

 


Je n’ai toujours pas, à l’heure ou j’écris, faut il le rappeler, le jugement du
Tribunal de DRAGUIGNAN, ils doivent être bien embarrassés pour justifier la
décision prise en violation de la déclaration des droits de l’homme. Cela n’en
fait qu’un cas de plus à accrocher au tableau de l’État Français qui se voit
régulièrement condamné en ce domaine par les instances Européennes.
Ce matin tout le monde est tranquillement endormi, c’est l’annexe de la
maison de repos. L’un de mes compagnons à une ventilation qu’il doit porter
12 heures par jour, aussi lorsque je ne dors pas la nuit, malgré mon
imovane, j’ai le concert pour moi.

 


Voila un garçon de 64,65 ans, diminué, accusé sous un faux prétexte qui
vient de passer la totalité de sa peine en prison sans permission de sortie,
sans réduction de peine, oublié de tous. Son « crime », Président lui aussi
d’une association de défense, il a dénoncé les irrégularité de la justice et se
retrouve enfermé sous de fallacieuses accusations.

 


C’est ainsi que les « serviteurs de l’État » traite ses opposants. C’est ainsi
que l’État entend améliorer les conditions de vie des détenus qu’il fait mettre
en prison. Au-delà des griefs qui auraient pu être formulés contre le Pauvre
RICCI, puisque c’est son nom, son état de santé méritait depuis bien
longtemps qu’il soit libéré au moins avec bracelet, au lieu de cela il est
toujours en prison ce qui à permis à son épouse de vider ses comptes et
demander le divorce.

 


8% des gens incarcérés, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont des responsables
sérieux d’observatoires divers et des avocats plus courageux que les autres
qui en font publiquement état. 8% donc des gens en prison, ici tout au
moins, ne devraient pas y être étant parfaitement innocent des faits que l’on
leur impute, certains sont en préventive depuis plusieurs mois, voire
plusieurs années, sans être coupable de rien.*

 


Il parait qu’un détenu coûte à la collectivité 80 € par jour de détention alors
que la pose d’un bracelet électronique coûte 12 € jour. Alors soyons cohérent,
si l’on veut faire des économies substantielles il faut remettre en liberté
ceux qui peuvent en bénéficier. Bien sur sans pour autant aller à la situation
inverse comme ce fut le cas ces dernières années et particulièrement pour
cette malheureuse jeune fille à PORNIC(44) ou son assassin ( pas d’assassin
présumé quant on a la preuve du crime, c’est encore de l’hypocrisie), en
était à 13 condamnation mais restait en liberté tout de même.
Dans cette affaire qui engage la responsabilité de l’État, entendre Nicolas
Sarkozy fustiger en qualité de Président de la République les Magistrats
comme il vient de le faire une nouvelle fois, pour se faire mousser, ne peut
calmer la grogne des Magistrats qui font pour la plupart leur travail dans des
conditions difficiles mais avec rigueur et indépendance. Fasse qu’ils puissent
le rester d’ailleurs pour l’équilibre de notre démocratie. Je n’en suis pas si
sur que cela.

 


______________________________________________________
* Cela me rappelle le cas de cet ex comptable qui avait passé 24 mois en
préventive et pour lequel aucun acte judiciaire n’avait été fait durant cette
période, il a été libéré près une visite du procureur du coin( les
dysfonctionnements de la justice édition Axiome 2004).

 

 

 


9 février 2011

 


Ce matin on vient me chercher pour me rendre au parloir avocat afin de
rencontrer maître VAZZANA, avocate « conseillée » par monsieur BRETON
du service d’insertion du droit , un peu outré à l’écoute du récit de mon
affaire. Je dois passer dans quelques jours devant le « tribunal interne »
pour ma libération avec bracelet et il me serait utile d’être assisté d’un
avocat d’après lui.

 


Je me rends donc au parloir et à mon arrivée l’avocate est en grande
conversation avec un de ses clients et un second avocat. Elle vient me voir
entre deux et me salue en me disant que ce ne serait pas long. Ici la notion
de temps n’a pas bien d’importance, j’attends donc patiemment , il est 8h50.
Elle recevra 5 autres détenus avant de me recevoir enfin au bout d’une
heure quarante. Dès mon entrée dans le réduit qui sert de lieu de rencontre,
elle m’annonce que mon dossier ne l’intéresse pas et qu’elle ne va pas
perdre de temps pour une audience devant le juge d’application des peines.

 


Je suis soufflé, j’ai fait la désignation, sur les conseils de monsieur BRETON,
au greffe, je lui ai adressé un courrier auquel elle n’a pas répondue, elle à
demandé un permis de communiquer au parquet. Je lui dis qu’il n’était pas
utile de me faire attendre dès lors qu’elle savait ne pas vouloir m’assister.
Dès ma sortie, quelque peu désemparé, je rencontre monsieur BRETON qui
ne comprend pas cette réaction. Au cours de notre bref entretien maître
VAZZANA m’a laissée entendre qu’elle ne pouvait plaider pour moi
gratuitement, nous n’avons à aucun moment abordé le sujet de ses
honoraires et rien ne laissait entendre dans les propos qu’elle avait tenu à
monsieur BRETON que c’était sa motivation première.
Monsieur BRETON doit me revoir vendredi 11 pour tenter de me trouver un
avocat digne de ce nom, l’audience est prévue pour le mardi suivant, je
doute d’être accompagné d’un avocat.

 


Une nouvelle fois force est de constater que les avocats, pour nombre
d’entre eux, sont avant tout des défenseurs de leurs intérêts financiers
plutôt que de l’intérêt de la justice.

 


Dans cette lamentable affaire c’est tout de même le 6 éme avocat qui
décline ma demande ou agit contre moi, tout au moins pour deux d’entre
eux. Belle moyenne.

 


Il est temps de revoir dans le détail l’exercice de cette profession.

 


10 février 2011

 


13heures 30, le courant vient de s’éteindre dans notre cellule, c’est un auxi
logé en face qui s’amuse, lorsque les surveillants ne peuvent pas le voir, a
déclenché le fusible. Bien sur ceux-ci sont à la portée de n’importe qui.
Mais ce qui est le plus grave c’est que notre ami Alain RICCI est équipé d’un
appareil respiratoire qu’il doit avoir en fonction 12 heures par jour. Le simple
fait de couper l’alimentation électrique lorsqu’il est branché avec son
appareil peut lui occasionner des troubles respiratoires importants. C’est-ce
qui vient de se produire. Résultat il n’est pas en mesure de continuer son
cycle et ne peut plus dormir.

 


Il faudra plus de 20 minutes pour que la surveillante vienne voir ce qui se
passait.
Venez passer quelques jours à la prison de NICE , vous mourrez tranquille et
dans l’indifférence totale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Février 2011

 

AUDIENCE DEVANT LE JAP

 


Encore une nouvelle désillusion, la permission de sortie que le juge m’avais
demandé de refaire à été une nouvelle fois refusée par ce même juge. A
quoi joue t’il?, pourquoi me faire réitérer ma demande s’il savait qu’il me la
refuserait, cela tourne au cauchemar.

 


Le jour tant attendu est enfin arrivé, j’ai le trac comme si je devais passer
un examen important, je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit conscient que
c’est la vie de mon épouse que je joue ce matin en effet elle est très mal en
point et risque de faire une bêtise si je ne peux rentrer à la maison
rapidement.
Je suis dans la cage à attendre mon tour, l’audience se déroule dans
l’enceinte de la prison, en présence du JAP, du représentant du procureur, du
directeur de la maison d’arrêt et de une ou deux secrétaires. Bien sur je
passerais la matinée à attendre, mon dossier sera évoqué en dernier comme
de coutumes.
A mon entrée dans la salle, je suis seul évidement, aucun avocat ne
m’assiste et le JAP s’en étonne croyant voir maître VAZZANA à mes cotés, Je
lui explique pourquoi elle n’est pas là et à sa demande de report je lui
déclare que je me représenterais seul. L’audience débute donc, j’apprends
que l’enquête de faisabilité concernant le bracelet, ligne téléphonique est en
cours? Que le service du SPIP a remis un rapport très favorable à ma
libération, seul une légère passe d’armes entre le représentant du parquet et
moi aura lieu, vite clôturée de la part du JAP et je réintègre ma cellule avec
la promesse d’une décision après délibéré voulu par le substitut alors que le
JAP voulait décider immédiatement. J’attendrais donc encore et encore sans
beaucoup de conviction sur un départ rapide de cette maison sinistre et le
retour auprès de mon épouse.

 


21 février 2011

 


Il est 12 heures, pas de nouvelles du greffe ou du JAP. J’ignore si ma
demande a été acceptée, j’avais cru sentir un espoir devant les avis
favorables émis le jour de l’audience et la volonté du juge de « tenter
l’expérience avec moi, avait il dit ». Je devais avoir la décision le lundi
suivant, nous y sommes et rien ne m’est transmis. Une phase de doute
m’assaillis, mes compagnons de cellule m’indiquent qu’il n’était pas rare que
le JAP laisse entendre qu’il allait prendre une décision favorable et que le
délibéré soit l’inverse. Autant dire que cette dernière semaine à été
éprouvante surtout dimanche soir ou j’ai été jusqu’’à prendre un lexomile
pour apaiser la tension qui m’envahissait au fur et à mesure que la soirée
s’avançait. Un imovane pour pouvoir dormir et ce matin j’attends.

 

Midi, comme je l’indiquais plus haut, rien!

 


Eric GALL me dit tout à coup: »Si tu n’as pas de nouvelles à l’heure qu’il est
c’est que c’est foutu ».

 


Je crains qu’il n’ait raison, habitué aux désillusions en chaîne depuis un an.

 


13 heures 45 j’en ai pris mon parti, soit je devrais faire appel, soit
reformuler une nouvelle demande dans un délais de 3 mois.
Et soudain la porte s’ouvre, le surveillant m’appelle: « CAILLEAU on vous
demande mais je ne sais plus où? ». Le rendez vous avec AURELY l’infirmière
psy ayant été annulé me dis que je vais la voir en ce début d’après midi.
Greffe me dit on et je me dirige vers le bureau de l’administration, terrorisé
à l’idée de ce qui m’attends et qui ne peut être, compte tenu de ma chance,
que la signification du rejet de ma demande.

 


C’est dans un état second que je m’entends dire que je sort le mercredi 23 à
14 heures soit demain avec une permission de sortie, en réalité je l‘aurais
tout de même cette permission. Je « bénéficie » du port d’un bracelet
électronique après avoir pris rendez vous au SPIP de DRAGUIGNAN le 24
février. Je signe mécaniquement le PV qui m’est remis et réintègre ma cellule
encore sous le choc.

 


Une explosion de joie m’accueille, mes trois compagnons sont heureux de
me voir quitter la prison. Quelques minutes plus tard je suis convoqué par
madame DORET qui devait me signifier la décision à son tour. Elle accepte de
téléphoner à ma femme qui inquiète avait appelée le matin même. Il y a dix
jours que je n’ai pas été en possibilité de l’appeler, les 15 € promis la
semaine dernière n’ont toujours pas été crédités sur mon compte téléphone
et l’argent dont je disposais à été en partie utilisée pour payer la tél,
véritable racket interne qu’il convient de dénoncer avec énergie et vigueur.
Rentré dans ma cellule je reprends le jugement de libération conditionnelle
et constate qu’une nouvelle fois l’administration pénitentiaire, ou le greffe du
TGI ne transmet pas ou mal les dossiers, c’est ainsi que je peux
lire: »Incarcéré depuis le 4 avril 2010 » Je rappelle que je mes suis présenté
de moi-même au palais de justice de DRAGUIGNAN le 2 avril soit 48 heures
plus tôt, et que j’ai été incarcéré le jour même. Plus loin je peux lire
que : « Monsieur CAILLEAU est retraité de la Police » S’il est vrai que j’ai été
fonctionnaire de la Police Nationale et Directeur de la Police Municipale, cela
n’a pas excédé 15 ans, je ne suis donc pas retraité de la police, la majorité
de mes activités professionnelles dépassant largement mes années de
fonctionnaire. Pas de quoi en faire un plat, me direz vous, mais cela
démontre bien si la preuve devait en être faites une nouvelle fois, que
depuis le début, dans ce dossier, mes activités policières sont en partie
responsables de mes déboires.

 


Plus loin on peut lire dans le jugement de libération sous bracelet
électronique : « Même si monsieur CAILLEAU continue à se considérer
comme injustement condamné, il peut être envisagé qu’il a désormais
renoncé à s’instaurer en CHEVALIER BLANC DE LA JUSTICE ». Une nouvelle
fois on peut constater que se sont mes actions à la tête de l’association
SALOMON, et mes démarches en faveur de nos adhérents, ajouté au livre
‘LES DYSFONCTIONNEMENT DE LA JUSTICE que j’ai publié en 2004 et dont a
fait état le ministère public à l’audience du 4 juin 2010 de la cour d’appel
d’AIX EN PROVENCE, qui sont à l’origine de mes déboires, je passe sous
silence le règlement de compte orchestré par le parquet de DRAGUIGNAN
contre moi comme je l’ai démontré au débit de ce chapitre.

 


Je voudrais remercier, une fois n’est pas coutumes, le juge GARDENAL, Juge
d’application des peines, d’avoir involontairement contribué à la rédaction de
cet ouvrage , en effet commencé par le titre évocateur de « LA DAME DE
PARACOL », les événements m’ont conduit à faire deux grands chapitres.
L’un intitulé: la dame de paracol, l’autres le complot. Je n’avais donc plus de
titre global, grâce à vous, monsieur le juge, j’en ai un tout approprié:
LE CHEVALIER BLANC DE LA JUSTICE

 


Demain, je serais donc libre, partiellement en vertu des contraintes
imposées, mais au moins je serais chez moi, libre d’appeler, d’organiser ma
contre attaque, compte tenu des documents qui se sont accumulés depuis
12 mois.
Je vais enfin pouvoir sommer la justice de me remettre copie du dossier
initial et surtout du jugement de DRAGUIGNAN qui le 2 avril était « a
signifier » et qui au jour ou j’écris ces lignes ne l’a toujours pas été,
m’obligeant à me présenter devant la cour d’appel dans les conditions que
l’on a vu.

 

 

 

 

 

LA PATIENCE DEPUIS UN AN EST DEVENUE UNE DE MES GRANDES VERTUES, MAIS PATIENCE ALLIEE A DETERMINATION SONT DES ARMES REDOUTABLES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


24 févier 2011

 

 

 

LA PRISON DOREE OU LES DEBOIRES DU BRACELET ELECTRONIQUE

 


C’est le grand jour pour moi et les miens, il est 14h30 j‘ai procédé aux
formalités d‘usage, remis mon paquetage à la fouille récupéré mes papiers
d‘identité, et j’attends que la lourde porte de la maison d’arrêt s’ouvre pour
rejoindre mon épouse qui m’attends devant. En sortant je bouscule deux
jeunes gens que je ne vois pas c’est pourtant mon dernier fils et sa
compagne du moment mais je ne vois que ma femme qui se blottie dans
mes bras un long moment, je veux quitter cet endroit j’ai pris note des vieux
trucs des vétérans de la prison qui disent qu’il ne faut pas se retourner sous
peine d’y revenir, je quitte avec mon épouse et mon fils ce maudit trottoir
sans un regard en arrière. J’ai du mal à me repérer, 10 mois sans autre
chose que des murs sales et gris, il faut un certain temps pour se réadapter.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un huissier local rencontré dans le cadre d’une affaire financière qui découle
de mon incarcération, se présentait récemment à mon domicile en me
disant: « Qu’avez-vous fait aux magistrats de DRAGUIGNAN ? Quand on
prononce votre nom c’est une levée de boucliers qui répond.
Oui j’indispose certains magistrats , en effet, et j’entends bien continuer à le
faire à chaque fois que je constaterais des dysfonctionnements dans la
marche de la justice de notre pays. Oui depuis cinq ans toutes les actions
que j’ai pu mener , plaintes ou autres, ont été systématiquement classées
par le Parquet de Draguignan, parfois après 4 ans de délai et deux auditions.
Dans l’impossibilité de pouvoir agir depuis ces longues années en raison d’un
mesure de contrôle judiciaire lourd et incompréhensif sauf pour tenter de me
bâillonner plus longtemps et, peut être de me dégouter de poursuivre ma
lutte, je viens de retrouver ma liberté d’expression et d‘agir, puisque celle de
penser comme le chante Florent PAGNY ne peut m’être aliénée, et j’ai donc
décidé de faire une large publicité à cette affaire qui malheureusement peut
toucher n’importe lequel d’entre vous. Comme vous en doutez bien j’ai la
ferme intention de demander des comptes à cette république qui ferme
délibérément les yeux sur les agissements de ses élites pour fabriquer des
dossier destinés à nuire à ceux qui cherchent uniquement la justice et
l’équité.


J’ai fait la démonstration que c’est bien mon action pour une justice plus
équitable et réellement juste qui est à l’origine de mes déboires.
Vous découvrirez en annexe qui sont certains magistrats qui vous jugent en
toute impunité .

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXES


LA RESPONSABILITE DES MAGISTRATS
DISCOURS PRONONCE PAR GUY CAILLEAU A
L’ASSEMBLEE GENERALE
DU 17 JUIN 2006 A LA CIOTATET REMIS AU GARDE DES SCEAUX PASCAL
CLEMENT


Denis TROSSERO, journaliste à « LA PROVENCE » publiait dans l’édition du 23 juin
2003 un papier intitulé « ces erreurs que la justice n’ose pas avouer », il déclarait
alors : » Il y a des pompiers pyromanes, des flics ripoux, des journalistes
bidonneurs, de piètres enseignants, des élus indélicats, pourquoi n’y aurait-il pas
des juges fautifs.


Face à l’irresponsabilité des magistrats en France, sauf en cas de faute pénale
caractérisée, la seule sanction d’un magistrat par un autre est la procédure d’appel,
la voie de recours ».


Le fait de rendre la justice au nom du peuple français n’implique pas
obligatoirement l’infaillibilité du juge qui prononce la sentence, ou qui prend une
décision contraire au droit Je citerais en exemple le cas d’une société de droit
Britannique assignant devant le Tribunal d’Instance de SALON de PROVENCE , un de
ses clients indélicat qui n’avait pas réglée sa commande, prise en bonne et dû
forme, et qui se voyait répondre que : « s’agissant d’une société constituée hors de
France, cela était une tentative de dissimulation et de fraude envers l’état et le fisc
pour dissimuler des revenus et qu’en conséquence il refusait d’accorder l’injonction
de payer ».Ceci constitue une violation parfaite du traité de MAASTRICH et, plus
grave, une méconnaissance des textes régissant le commerce européen.
Ce juge est donc incompétent en la matière, mais il continue à décider au principe
même de l’indépendance du magistrat. Nul doute qu’il y à là matière à réflexion.
( Ce dossier à depuis été transmis à la cour européenne de justice).
De même le juge marseillais qui dans la même semaine prend deux décisions
totalement contradictoires dans la même affaire, n ‘ a pas été questionné, pour
connaître les raisons d’un tel revirement, Celui qui laisse se prescrire une affaire
peut le faire sans aucunes conséquences sur sa carrière, Ceux qui emprisonnent
sans preuves des innocents ne sont pas plus inquiétés ce qui fait dire à Denis
TROSSERO : « Le procureur qui oublie de faire transférer un détenu, qui se trompe
dans la date des faits, l’article du code pénal à citer ou l’infraction reprochée
n’encourt aucun reproche professionnel. L’oubli de convoquer l’ avocat d’un prévenu
dans les délais a parfois abouti à la remise en liberté de quelques trafiquants de
drogue, droit de la défense oblige, mais le juge en sort il vraiment déjugé ? Ne
faudrait-il pas parfois, tel le petit démon ASMODEEE, soulever les toits du palais de
justice pour donner à voir ce qui s’y passe ». Et de citer le cas de ce jeune
handicapé mental âgés de 25 ans et incarcéré aux BAUMETTES à Marseille en 2001,
uniquement parce qu’étant muet il n’avait pas eut le loisir d’expliquer qu’un autre
avait usurpé son identité. On peut dans ce cas précis se demander ce que la police
fait, je vous le demande, dans de tels cas avant de transmettre les individus au
parquet. Pourtant la responsabilité des juges existe, même si les faits font penser à
la plupart des gens que es magistrats bénéficie de l’impunité la plus totale, c’est
faux .En 1994 le parlement a rendu possible la poursuite sur le plan pénal des
magistrats pour les délits qu’ils commettraient dans le cadre de l’exercice de leurs
fonctions (étant entendu qu’hors ce cadre ils ont considéré comme vous et moi de
simples citoyens passible des tribunaux en matière de crimes ou autres délits.C’est
ainsi que l’on a vu des juges poursuivi pour pédophilie, escroquerie ou faux en
écriture, mais également pour conduite en état d’ivresse ou excès de vitesse.**Il
est bien vident que l’esprit de corps aidant, peut nombreux sont les avocats qui
acceptent de poursuivre un magistrat avec lesquels à un moment donné, ils ont eu
des rapports, dans le cadre du ressort de leur juridiction, bien que de plus en plus
on voit certains avocats mettre en cause la responsabilité civile ou pénale de
quelques magistrats, c’est le cas de Bernard Philippe MERY, après qu’il eut été
traduit devant la justice pour avoir dénoncé dans un livre les réseaux francs maçons infiltrés au sein de la magistrature, même si le prétexte invoqué n’avait pas
de lien direct avec cela.Ce même Bernard Philippe MERY qui écrivait dans « la
liberté d’expression » : « Les juges doivent comprendre que le métier est un
sacerdoce dont les tables sont : impartialité et équité, et non pas seulement moyen
de réussite sociale ».Au delà de la responsabilité des juges il faut aborder
l’absurdité du système judiciaire français qui permet à la même personne d’exercer
deux fonctions qui sont à nos yeux en opposition , celle de Procureur et celle de
juge, certes à tour de rôle. ll semble que les propositions faites par la commission
parlementaire d’Outreau aborde ce problème en préconisant des mesures pour
réglementer ces méthodes.


Le juge doit être un personnage indépendant jugeant avec la plus parfaite
objectivité, alors que le rôle du Procureur est plus celui d’un accusateur.On voit tout
les ans quelques avocats choisir de rejoindre le corps des magistrats, nul doute que
si l’un d’entre eux devait être amené dans ces nouvelles fonctions à juger un de ses
anciens clients, la procédure serait immédiatement invalidé mais dans le cas ou
c’est un ancien substitut du procureur qui accède à la position de juge que dire
lorsque ce juge se retrouve à juger une personne qu’il a poursuivi par le passé en
qualité de substitut. Vous pensez que cela n’arrive pas ! Et bien détrompez vous, ce
fut le cas rencontré par Michel ROUSSIN, ancien ministre qui s’est vu accusé par un
substitut dans le cadre de l’affaire des H.L.M. de la ville de PARIS et pour laquelle il
a bénéficié d’un non lieu, et qui retrouve le même magistrat devenu juge
instruisant l’affaire des lycées d’Ile de France. Il semblerait logique que ce magistrat
demande à être dessaisi de ce dossier dans l’intérêt de la recherche de la
vérité.Nice, le juge Jean Paul RENARD qui consultait le casier judiciaire national afin
d’obtenir l’extrait N°I seul réservé aux magistrats, à des fins de renseigner ses amis
pour concernant des candidats à l’initiation maçonnique, est déplacé, après une
enquête de l’inspection générale, à ANTIBES situé à quelques kilomètres de son
ancienne juridiction.( voir les dysfonctionnements de la justice / un juge en garde à
vue) . En octobre 2004, il sera enfin traduit devant le Conseil Supérieur de la
Magistrature, et le représentant de la chancellerie demandera sa révocation.Plus
récemment c’est un procureur qui utilisant des cartes bancaires volées à ses
collègue au cour d’un congrès en Allemagne qui utilisera les services de prostituées
et aura l’audace de déposer plainte pour contester les prestations reçues.J’imagine
qu’en grattant un peu on trouverait bien d’autres affaires qui se sont réglées le plus
discrètement possible, mais il semble ahurissant de constater qu’il est actuellement
impossible de mettre à pieds ou de licencier un juge dément ou déviationnistes , la
seule possibilité étant d’engager des poursuites disciplinaires, très longues et très
lourdes, ou de la cantonner dans des taches subalternes.Les récentes affaires qui
ont mis en cause de plus en plus de magistrats , ont amené l’institution à réagir,
c’est ainsi qu’en 2001, Bruno Wargniez a été mis à la retraite d’office pour avoir
entretenu des relations d’ affaire avec un promoteur immobilier de la région, entre
1993 et 1997 relations qui duraient depuis 1984 du temps ou il état juge
d’instruction à Lille .Septembre 2003, Hugues Vérita devait comparaître devant le
tribunal de Paris pour prise illégale d’intérêts, il avait été suspendu de ses fonction
de Président du tribunal de DIGNE (Alpes-de-Haute-Provence). Il doit passer à
nouveau devant le CSM après sa mise en examen le 30 mars 2002 pour trafics
d’influence par dépositaire de l’autorité publique. Dans le cas du juge VERITA ,
l’affaire avait fait grand bruit puisque le juge d’instruction chargé de l’enquête avait
découvert que ni Elisabeth GUIGUOU, ni la « transparente » Marylise LABRANCHU,
n’avait saisies le CSM.Un autre magistrat qui fut en poste en qualité de juge
d’instruction, à DIGNE, Yves BONNET demande sa mise en disponibilité pour
s’inscrire au barreau de TOULOUSE comme avocat, à un moment il dérape et
détourne l’argent (440 000francs), reçu pour le compte de ses clients, il est radié
par le conseil de l’ordre des avocats, il fait appel et sa peine est réduite été
ramenée à trois ans d’interdiction d’exercer, fort heureusement le parquet à formé
un pourvoi en cassation contre cette décision. Mais étant en disponibilité du corps
des magistrats le conseil supérieur de la magistrature il est révoqué de la
magistrature sans suspension des droits à pension. (Dommage pour un monsieur
qui avait instruit, avec sérieux et compétence, fin 1980 sur le meurtre de la petite
Céline JOURDAN survenu à LA MOTTE DU CAIRE.


Plus récemment ce sont trois magistrats qui ont été mis en cause dans le cadre
d’attouchements sur mineurs. L’un deux, met en cause un juge des mineurs( c’est
plus facile) qui avait fait déjà l’objet de soupçons dans une autre juridiction alors
qu’il participait à un camps de vacances ou aurait contraint deux mineurs à se
mettre totalement nus, à plusieurs reprises.Le second met en cause un juge de la
région d’ANNECY, affaire qui semble peu crédible en raison d’un témoignage s’étant
révélé peu crédible. Le troisième concerne un juge de Bretagne à qui on reproche
sont « trop grand intérêt pour des jeunes gens rencontrés dans le cadre de ses
activités, ce qui fait dire à Dominique BARELLA Président de l’Union syndicale des
Magistrats en 1999 : « Il n’est pas anormal que dans un effectif de 7000
personnes , nous découvrions quelques cas: Denis à reçu des cadeaux pour
services rendus , et de l’argent régulièrement entre 1994 et 1999(5000 francs par
mois. Ce n’était pas la première fois que VOIRAIN avait eut des rapports troubles
avec plusieurs personnes. Déjà en 1970, il aurait eut des relation douteuses avec
des individus en délicatesse avec la justice, il était substitut à MEAUX (seine et
marne). En 1999 il sera accusé par un des intervenant dans l’affaire de la Mutuelle
des étudiant de France (MNEF) d’avoir touché de l’argent, sans que l’on trouve de
trace dans ses comptes bancaires dira son avocat maître Arthur DETHOMAS. Mais il
faut savoir que le juge VOIRAIN était aussi secrétaire général du syndicat
Indépendant des magistratsCes mêmes affaires auraient été réglées en famille
avant 1990, le procureur général ou le premier président de la cour d’appel aurait
convoqué les magistrats indélicats, les auraient sermonnés sévèrement et invités à
demander leur mutation afin de se faire oublier leur permettant de recommencer
ailleurs.


Dans certains cas il fallait bien aller au fond des choses lorsque l’affaire prenait des
proportions trop importante c’est ainsi que les statistiques nous donne les chiffres
suivants :1959 six poursuites disciplinaires, en 1960 cinq, de 1962 à 1984 aucunes.
En trente ans quatre magistrats ont été amené à s’expliquer devant le conseil
supérieur de la magistrature.


19 mars 1965 un magistrat est sanctionné pour avoir entretenu des relations avec
des proxénètes et des repris de justices qui faisait l’objet de procédure judiciaires.
15 octobre 1984, un président de cour d’appel installé dans l’est de la France fait
l’objet d’une dénonciation qui se révélera être calomnieuse, il est inculpé de
corruption et de trafic d’influence et placé sous contrôle judiciaire, le conseil
supérieur de la magistrature le sanctionne en le rétrogradant au simple rang de
conseiller de cour d’appel. Il bénéficiera d’un non lieu et on ne peut que s’en réjouir
pour lui, mais il n’empêche que dans le cas ou l’instruction aurait démontrée a
véracité des accusations ce magistrat n’aurait subit qu’une sanction de
rétrogradation la faute disciplinaire étant totalement indépendante de la faute
pénale.30 avril 1986 c’est un magistrat qui fait du sport avec un prévenu dont il ne
peut ignorer le passé pénal. 8 juin 1988 même chose pour un autre qui à reçu à
son domicile des toxicomanes ou des repris de justice.Au cour de cette décennie
(80 / 90) un affaire éclate au tribunal de grande instance de Marseille, que j’ai le
plaisir de bien connaître. Quelques magistrats avaient pris la mauvaise habitude
d’emprunter des objets provenant de saisis et entreposés au greffe. Le garde des
sceaux de l’époque, l’ancien avocat abolitionniste de la peine de mort , Robert
BADINTER, les traduit devant le Conseil, qui prononcera une mise à la retraite
d’office pour l’un des emprunteurs, Président du tribunal, et une mutation pour
chacun des ses deux collègues indélicats qui auront eut tout à loisir la possibilité de
récidiver dans leur nouveau poste.Il faut attendre 1993 pour que le CSM, fasse
preuve de sévérité, après que Pierre MEHAIGNERIE en poste à la chancellerie,
accorde une plus grande indépendance aux magistrats en contrepartie de
l’acceptation d’une mise en cause plus fréquente de leur responsabilité. C’est ainsi
que le CSM à diligenté en 1994 et 1995, 14 poursuites et 4 demandes d’interdiction
temporaires. DE 1993 à 2003 c’est une soixantaine de magistrats qui ont été
déférés devant le conseil, mais c’est Élisabeth GUIGOU, lors de son passage place
Vendôme qui détient le record des saisines du conseil avec une vingtaine entre
1997 et 1999.


Un des cas qui fait exemple c’est celui de Jean Pierre MARCHI ancien substitut
général près la cour d’appel de PARIS qui sera révoqué en 1995 à la veille de
prendre la Direction de la Gendarmerie Nationale que lui proposait François
LEOTARD, alors Ministre de la Défense. Son crime ? avoir bénéficié d’une voiture
appartenant à deux de ses amis poursuivit et avoir exercer des pressions sur une
présidente de chambre dans une affaire de financement politique.
Loin d’excuser un tel comportement, ces pressions ont bien été demandé par
quelqu’un ?


Aujourd’hui les sanctions sont de plus en plus spectaculaires dés lors que l’affaire
est ébruité comme fut le cas, en mai 2000, d’un juge qui circulait dans son véhicule
en état d’ivresse et avait terminé sa course dans le fossé. La police relèvera un taux
d’alcoolémie de 1,69 gramme. Ayant écopé d’une peine d’emprisonnement d’un
mois et de 1500 franc d’amende le conseil supérieur de la magistrature le placera
en retraite d’office. Quelle aurait été la sanction si ce magistrat avait été plus
jeune ?Bien sur le C.S.M. est plus attentif à ces affaires mais il n’empêche que
l’esprit de corps est là, les loups ne se mangent pas entre eux et l’on sanctionne
sévèrement lorsque l’on ne peut plus faire autrement.Il est des cas ou les juges
sanctionnent l’un des leurs comme se fut le cas du dossier de Xavière TIBERI,
épouse de l’ancien maire de PARIS, qui en 2002 annulait purement et simplement
la procédure la visant. Laurent DAVENAS, procureur de la république d’Evry (91)
surnommé un temps l’un des juges rouges, à l’époque ou il était engagé dans le
syndicaliste avait écrit en 1997 un livre ou il racontait l’enquête menée contre
madame TIBERI et publiait le fameux rapport établi pour le conseil général de
l’Essonne, à l’origine de tout.


La cour d’appel de Paris dans son arrêté d’annulation, soulignait que : « l’enquête
qui avait abouti à la comparution de Xavière TIBERI était une reconstitutions
artificielle des renseignements recueillis dans le cadre de l’instruction ».
Aussitôt son avocat annonçait son intention de porter plainte contre Laurent
DAVENAS procureur de la république d’Evry pour : « violation du secret de
l’instruction, violation du secret de l’enquête, violation du devoir de réserve et
reconstitution artificielle de procédure ».


Surprenant tout de même cet acharnement de la part d’un procureur, a-t-il été
sanctionné depuis par sa hiérarchie, mystère !


En mars 2004 le Conseil Supérieur de la Magistrature, refuse de révoquer Philippe
Chenet-Bresteau, vice président du tribunal de grande instance d’Arras(Pas de
Calais) mis en examen pour »attentat à la pudeur et agression sexuelle sur mineurs
de moins de quinze ans » pour des faits qui se seraient déroulés en 1994 (dix ans
avant, la justice et la police font assurément diligence pour enquêter), alors qu’il
assurait la direction d’un centre de vacances pendant ses congés. Le conseil le
suspend de ses fonctions avec salaire dans l’attente du résultat définitif de la
procédure.
Le Ministère de la justice qui demandait sa révocation, au simple fait que ce
magistrat avait déjà fait l’objet d’une mutation d’office ayant été accusé
d’attouchements sur mineurs entre 1989 et 1991, alors qu’il était en poste à Tours
(37) en qualité de juge des mineurs. Trois ans après on lui confie la direction d’un
camps de vacances , on rêve ! Encore une affaire que notre association suivra avec
beaucoup d’attention.


A Toulon(83) c’est un conseiller à la cour d’appel d’Aix en Provence(13), qui se
retrouve devant la justice , accusé par un justiciable contre lequel il aurait fait des
déclarations racistes.


Plus prés de nous en juin 2004, c’est le substitut général à Versailles, Michel
Joubrel, qui comparait devant le CSM après avoir été impliqué dans un réseau de
pédophilie sur internet, rappelons que ce magistrat avait été membre du CSM de
1998 à 2002 après avoir été en son temps président de l’union syndicale des
magistrats. Le CSM présidé par Jean François Burgelin demandait sa révocation
avec maintiens des droits à pension.J’ai pour ma part siégé durant quatre années à
la commission administrative paritaire du secrétariat général pour l’administration
de la Police à Versailles( Yvelines), en qualité de représentant élu du personnel sur
la liste du syndicat indépendant de la police nationale ( devenu depuis partie
intégrante du syndicat ALIANCE) et je peux vous dire que les conseils de discipline
ne laissait pas beaucoup de chance au policier indélicat, prononçant des révocations
dans les cas les plus graves.Comment peut on envisager qu’une telle instance
n’existe pas au sein de la justice ?


C’est pourquoi plutôt que de suivre les conclusions de la commission d’éthique qui
propose de donner à l’administration la possibilité de « dispenser un magistrat de
l’exercice de ses fonctions, afin de régler les cas pathologiques », nous proposons la
création d’un conseil de discipline qui prononcera la suspension ou l’exclusion
temporaire ou définitive selon la gravité des faits reprochés, avec en prime la
suppression des droits à pension en cas de crime.


Ces gens là sont chargé de nous juger, ils doivent être irréprochable pour exercer
ce droit et appliquer la loi , si tel n’est pas le cas il ne peut y avoir de demi
mesures. On ne peut laisser des juges prendre des décisions de séquestration
entraînant la mort comme ce fut le cas pour notre regrettée Ivette Castellani.
Ce ne sont pas des propositions en demi mesure telle que de modifier les termes du
serment des magistrats en y incluant les notions d’impartialité, diligence, loyauté,
intégrité, dignité, secret professionnel et droit de réserve, que les choses vont
avancer dans le bon sens. La proposition faite dans ce même rapport de mener une
enquête de police avant le recrutement des élèves magistrats me semble venir
d’une autre planète, comment peut on recruter des magistrats sans avoir au
préalable effectuée une enquête de moralité et au moins financière.
On croit rêver.


Dans quel pays vivons nous je pose la question si tant est que cela se révélerait
réel.
J’espère fortement que le recrutement des magistrats est plus sérieux que la
commission d’éthique le laisse entendre .


Je suis tombé des nues en constatant cela.


On croie rêver. Dans quel pays vivons nous je pose la question si tant est que cela
se révélerait réel.


J’espère fortement que le recrutement des magistrats est plus sérieux que la
commission d’éthique le laisse entendre.


Nous sommes saisi très régulièrement de dossiers mettant en cause des
mandataires judiciaires ou des liquidateurs qui sont il faut le dire bien souvent les
mêmes personnages, j’avais écrit dans les dysfonctionnements de la justice que
plus de 40% d’entre eux étaient impliqués dans des procédures judiciaires ou mis
en examen.


Si là aussi les sanctions mettent longtemps à intervenir surtout du coté de leurs
pairs, la justice passe tout de même dans des cas incontournables, c’est ce qui est
arrivé à Yves EUCHIN, mandataire à la liquidation judiciaire auprès du tribunal de
commerce de Saint Etienne. Renvoyé en correctionnelle pour des malversations , il
est accusé d’avoir laissé dormir pendant douze ans des sommes considérables
produits de procédures collectives , créant un préjudice de 43 millions de francs à
des créanciers jamais indemnisé et avoir profité d’avantages bancaires évalués à 5
millions de francs. Le tribunal l’a condamné à à trois ans de prison ferme et 300
000 euros d’amende. Yves EUCHIN qui clame son innocence à donc fait appel de
cette condamnation. Ce n’est pas sans nous rappeler l’affaire du sieur MARIANI,
contée dans les dysfonctionnements de la justice(un dossier fossilisé), les méthodes
utilisées et les largesses bancaires étant similaires.L’expérience nous a montré
qu’une fois la liquidation judiciaire prononcée par les juges consulaires et le
liquidateur désigné, ces derniers dans la majeure partie des cas font royalement ce
qu’ils veulent les juges commissaires attachés au dossier s’en remettant à eux sans
aucune arrière pensée, signant le plus souvent des ordonnances rédigées par les
mandataires presque les yeux fermés.


En 2003 Jean ALLEXANT , viticulteur en Bourgogne, est mis en liquidation judiciaire
par le tribunal de commerce de BEAUNE(Cote d’or), depuis il se bat contre les
dérives de ce tribunal comme. cette ordonnance rédigée au nom du juge
commissaire et signée par son suppléant Celui ci à qui à été mis en examen pour
faux en écriture publique, et une instruction judiciaire est ouverte, nous suivrons
avec intérêt cette affaire.


Didier LOISEL ,qui à crée la « confédération nationale des entreprises » a fait
l’amère expérience des copinages et complicités qui lient souvent juges et
mandataires. En 1983 il monte avec son beau frère une société de construction
d’ossature en bois, devant le succès de l’affaire ils envisagent une collaboration
avec un groupe financier Finlandais et trois banques Françaises se proposent de
participer à cette opération. L’affaire ne se fera pas en raison d’un contrat qui les
empêchait de changer de banque, sur les conseils de l’URSSAF, toujours très
inspiré, et du trésor ils décident de déposer le bilan afin d’obtenir un redressement
judiciaire permettant de restructurer l’entreprise. Mais bien sur le Tribunal de
commerce prononce la liquidation sans lui laisser la possibilité de poursuivre son
activité.
Ce n’est que quelques années plus tard qu’il comprendra l’acharnement mis par la
justice consulaire pour mettre un terme à son entreprise, en découvrant par hasard
que le juge commissaire désigné à sa liquidation, était dirigeant d’une entreprise
concurrente , mais de surcroît, il était membre d’une filiale de sa banque laquelle
les avait acculé à cette faillite.Il à depuis déposé plainte sans beaucoup d’espoir.
Cette affaire n’est pas sans rapport avec ce qui est arrivé à un dirigeant d’une
société de la Sarthe(72) qui s’est vu mettre en liquidation judiciaire, alors que le
président du Tribunal de l’époque était associé dans une société concurrente. Les
recettes sont toujours les mêmes et semble donner toutes satisfactions.
Dans l’AIN on liquide une qui n’avait pas de passif.
A Marseille Richard ARMENANTE se voit liquidé à titre personnel alors que les
mandataires ont détournés plusieurs milliers d’Euros.


Pourtant la volonté de faire le ménage chez les juges consulaires est réelle pour
certain comme Gérard CASTELLANA président de la conférence générale des
Tribunaux de commerce qui déclare :


« L’un des juges consulaires à été condamné à neuf mois de prison pour abus de
bien sociaux et nous ne pouvons même pas l’obliger à démissionner. »
Triste constat en effet qui ne va pas aller en s’améliorant, avec le retrait de la
réforme des Tribunaux de commerce, je ne suis pas sur que les futures dispositions
de Jean Louis BORLOO, en matière de durée de liquidation règle ce genre de
problèmes.
Si l’on ne s’attaque pas aux dérives des mandataires, liquidateurs, juges
commissaires et autres greffiers, ou auxiliaires de justice indélicats, en passant par
les huissiers de justice on arrivera à rien et, ces gens indélicats pourrons continuer
à agir en toute impunité.La justice est dans certain cas étrangement clémente, avec
les juges consulaires ripoux comme ce fut le cas à AURILLAC, ou en 1999, le
tribunal de la ville rendait un jugement de culpabilité mais les dispensait de peine,
l’encontre de André Monpeyssin et Claude-Guy Demaison, anciens juges du Tribunal
de commerce, pour prise illégale d’intérêts. Heureusement le parquet à fait appel
de cette décision.


Il n’est pas étonnant que dès son arrivée à la Chancellerie, Dominique Perben ai
donné satisfaction aux juges consulaires en retirant le projet de réforme voulue par
Élisabeth Guigou, même s’il déclarait à l’occasion de du congres des tribunaux de
commerce en novembre 2002 :

« Un même juge ne peut recevoir un entrepreneur en difficulté et siéger ensuite
dans la formation de jugement qui décidera d’un redressement ou d’une liquidation
à son encontre ». C’est pourtant ce qui se passe couramment dans ces juridictions,
allant même jusqu’à désigner ce même juge comme juge commissaire à la
liquidation de l’entreprise.Au cour de l'audience au ministère de la Justice le 16
mars dernier nous avons remis à Monsieur Patrice CAMBEROU, magistrat chargé
des victimes et conseiller auprès du Garde des Sceaux, un document de synthèse
qui faisait état d'un rapport établi par l'association Salomon relatif au agissement
de certains huissiers de justice et plus particulièrement ceux constitués en société
civile professionnelle.


Tous les jours nous sommes confronté aux agissements d'huissiers de justice qui
transgressent les lois en abreuvant certains débiteurs réels ou fictifs de mises en
demeure, injonctions de payer, commandements à intervalles réguliers pour les
mêmes affaires, non respect des engagements pris et autres turpitudes, parfois
pour des créances imaginaires ou frappées de la prescription.


SALOMON a constitué un dossier reprenant des cas précis avec les documents de
preuve, ce dossier qui fait l'objet d'un document intitulé « des huissiers hors la Loi
» complète les propositions que nous avions déposé le 6 octobre 2005, et a donc
été transmis afin que les services du ministre puissent diligenter une enquête sur
les pratiques douteuses de quelques études dont les méthodes s'apparentent à
celles des voyous et plus particulièrement à l’encontre de la seule étude
ciotadenne.Enfin je ne peux passer sous silence les conditions inadmissibles dont à
fait l’objet Josiane CROZET qui s’est retrouvée menottées mains derrière le dos au
cour d’une expulsion digne des pratiques des pays bolcheviques.


Je pourrai écrire et écrire encore longuement sur cette affaire tant les erreurs et
manigances sont nombreuses, mai il faut bien conclure à un moment donné.
Sachez que je n’ai pas l’intention d’en rester là, en effet passé le temps de la mise
à l’épreuve dont j’ai été victime durant cinq années j’ai aujourd’hui les mains libres
pour engager les actions judiciaires qui s’imposent.


En lisant ce que vous venez de lier vous comprendrez les raisons qui m’ont valus
mes soucis, mais je ne regrette rien car mon action conjuguée à celles de tous ceux
et toutes celles qui luttent pour la même chose fera qu’un jour les choses seront
remisent à leur place.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite est édifiante car six an après je me retrouve de nouveau incarcéré pour"finir" mon sursit?

 

Le temps de mettre en ligne et vous pourrez lire cette mascarade jusqu'au bout .

Les choses auraient dues en rester là, mais c'était sans compter sur le sentiment de revanche mûri par le parquet de Draguignan, qui non content d'avoir fabriqué de toutes pièces comme je l'ai démontré tout au long de ce livre, décidait le... de supprimer le sursis que la cours d'appel avait bien voulu me donner. C'est ainsi que le 14 avril 2016, les gendarmes venaient me chercher à mon domicile pour me présenter au substitut de permanence qui me faisait incarcérer pour 4 mois et demi le jour même .

 

Voici donc une ''rallonge'' à mon récit qui est assez édifiant.

 

Le jeudi 14 avril 2016, soit six ans après le début de cette histoire ahurissante, il est 9h45 ce matin là, ma petite fille Jade me réveille avec le téléphone à la min. Au bout du fil une gendarme de Brignoles qui m'informe qu'elle doit me voir impérativement pour une affaire me concernant ( formule usité couramment par ces services pour ne pas donner d'explications et piéger les citoyens.) Je me présente à la compagnie de Brignoles à 10 heures pour m'entendre dire que je ne suis pas en garde à vue mais auditionné, à la demande du Parquet Général d'Aix en Provence, dans le cadre de la peine qui resterait à effectuer à la suite de la révocation de mon sursit. Je suis abasourdi, je n'ignore pas que la cour d'appel a confirmé, tout en me donnant raison allez comprendre, le jugement du Juge d'application des peines de Draguignan, mais j'attendais d'être une nouvelle fois convoqué par ses soins pour terminer cette sois disant peine comme je l'avais fait initialement, soit par la pose d'un bracelet électronique, soit par un contrôle judiciaire comme le prévoit les textes ayant effectué plus des 4/5 éme de la peine totale.

La gendarme appelle Draguignan, ou on lui répond ne pas être au courant des instructions du Procureur Général à mon en contre. Elle doir rappeler plus tard mais lson interlocuteur lui demande de faxer immédiatement les instructions du parquet général afin de pouvoir en prendre connaissance( ca commence bien.).

Plus tard elle aura au bout du fil une subtitut du procureur au nom proche de celui de certains fruits de mer qui lui dira vouloir me voir à 14heures30 et ordonne que je soisvu par un médecin avant de me présenter à elle.( Je ne suis toujours pas en garde à vue, mais c'est tout comme). Ca ne sent pas très bon pour moi, me semble t il.

La gendarme me demande à ce moment précis si je veux la présence d'un avocat, connaissant les méandres et la rouerie du parquet de Draguignan, j'accepte et atte,nd donc l'arrivée d'une avocate commises d'office qui vient de Draguigan distant de 45 km environ spécialement . Une question se pose , pourquoi faire venir un avocat de si lion lorsque Brignoles regorge de professionnels tout aussi compétant, c'est sans doute pour dépenser plus l'argent du contribuable.

Une heure plus tard se présente une charmante avocate qui m'indique qu'elle ne peut pas m'assister devant le parquet une heure plus tard et qu'elle n'est là qu'uniquement pout vérifier que mes droits sont respectés. Une nouvelle fois on voit à quel point est inutile la réforme de la garde à vue qui ne permet pas à l'avocat de défendre et assister pleinement son client.

L'avocate repartie au bout de 10 minutes, cela fait cher la minute, je passe une rapide »visite médicale » qui n'en à que le nom (prise de tensions point barre), puis nous rentrons à la brigade de gendarmerie ou on me donne un repas et un café( j ne suis pas en garde à vue mais on m'a tout de même passé les menottes pour aller de la bgrigade à l'hopital?)

Fin de la remière phase.

13 heres trente, départ pour le tribunal de Draguignan, non sans être passé chez moi, mon épouse étant dans l'incapacité de conduire devant ce nouveau coup du sort, à nouveau on me met des menottes, (non ! Non ! puisqu'on vous dit que vous n'étes pas en garde à vue), mais aloes je suis sous quel statut?Prévenu, condamné ?...

Je vois mon épouse qui en pleurs me remet un sac, elle a anticipé ce qui allait arriver et a prévue du linge, des affaires de toilette et autres choses.

Dans ma tête je me dis que c'est totalement irréel et que je vais me reveiller et rentrer le soir même avec uncontrôle judiciaire.

14 heures 30, nous sommes au tribunal, je patiente dans un couloir ou se trouve une petite table et une chaise dans un renfoncement, au bout de 10 minutes d'attente je vois arriver une femme, qui se présente comme étant le subtitut du procureur, elle tient un document sur leuel je peux lire ; »Billet d'écrou »déjà rempli qu'elle signe devant moi sans écouter mes réclamationsen me disant : « Je pourrais vous faire déférer devant le JAP (jude d'application des peines) pour que vous obteniez un aménagement du reste de votre condamnation, mais je ne le ferais pas et vous allez terminer votre peine à Toulon. »

Si cette fois il ne s'agit pas de la poursuite d'un règlement de compte je veux bien être victime d'une crise cardiaque immédiate.

Ce n'est pas de la justice, c'est de l'acharnement.

Elle ajoute même au moment ou nous quittons ce couloir : « Les suites m'importent peu ce que je veux c'est vous voir enfermé. »

Les deux gendarmes qui m'accompagnaient sont sortis sidéré de ce qu'il venaient d'entendre. Moi je suis, une la première fois de ma vie KO debout ;

Retourné à la voiture des gendarmes nous prenons donc la route vers la prison de la farléde ou j'urais le plaiir d'être pensionnaire durant 4 mois et 42 jours.

 

 

 

 

 

 

 

 



11/09/2016
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