la lettre de Guy CAILLEAU

POESIE



L’actualité, grâce à la télévision continue de m’inspirer, malgré le sentiment que je ressent face à l’absurdité de ma condition actuelle, je suis toujours aussi révolté par la bêtise humaine:



LE VOILE DE LA TERREUR



Cachée sous un long voile                     Le voile qui tout à l’heure
On ne voit que ses yeux                         Vous mettrai hors du temps
Dans une immense toile                         Sera votre bonheur
Et qui fait des envieux                           Si vous l’ôtez à temps

La femme qui passait                              Point besoin d’une loi
Toute de noire vêtue                               Votée au parlement
Femme qui inquiétait                              Pour cultiver la foi
En traversant la rue                                 Quel que soit le croyant

Qui est elle sous son voile                       Avec un peu d’amour
Inaccessible au yeux                                Avec quelques présents
Des passants qui détaillent                      Vous pouvez pour toujours
D’un air soupçonneux                             Vivre parmi ces gens

Un frère ou un mari                                 Alors levez la tête
Impose, au nom d’Alla                            Battez vous bravement
A la femme qui subie                              Car jamais le prophète
Des ordres renégats                                 N’en a demandé tant

Restez des femmes libres                        Et vous serez des femmes
Dignes d’un Etat de droit                        Des sœurs, des mamans
Retirez, soyez vives                                 Qui transmettent la flamme
Cette horrible BURKA                            A vos petits enfants

Vous serez de la sorte                               Dites leur, tête haute
Libre de votre pensée                               Avec humilité 

Chassez donc ces cloportes                      Que l’on peut être apôtre
Qui vous ont humiliées                             Sans être résignées.  

 

 

9 MAI 2010

 

 

 

CONSEIL DIVIN

 

Les dieux se sont unis

Ils ont tenu conseil

Rassemblés, ils ont mis

Leurs différences en veille

 En grand conseil ils sont

Rassemblés tout la haut

Pour tirer les leçons

Et laver tous les maux

 Quels que soient leurs chemins

La planète est en feux

Ils avaient de leurs mains

Crée un monde heureux

 Mais le Diable, SATAN

Toutes forces du mal

Face à ces incroyants

A tuer vaille que vaille

 Ils parlèrent longtemps

A la fin ils se tuent

Ecrasés par les ans

Ils s’avouèrent vaincus

 10 08 10

 

 

MYSTERE

 Mystère de la transparence

Et secret de la lune

Changer les apparences

Pour n’en garder aucune

Ne pas émettre la lumière

Mais persister dans sa lueur

Pour relayer l’astre solaire

Jetant des rayons de chaleur

Mais il  est un point sur lequel

Sa lueur vient du fond des nuits

Et que la lune parachève

Alors que le soleil luit

Quant l’obscurité est épaisse

Elle devient le repaire de ceux

Qui perdus, le cœur en détresse

Cherchent à trouver d’autres cieux

Si le feu de ton grand soleil

Se nourri des lueurs de lune

Toi et moi ferons des merveilles

Dont nous ne jetterons aucune

Le soleil et sa rayonnance

S’alimente des lueurs du soir

Que la lune, dans sa transparence

Lui apporte en quête d’espoir

Toi et moi formons ces deux astres

Séparés mais toujours unis

Recollant, après le désastre

Les nouveaux pas de notre vie

 12 février 2011

 

SIX MOIS

 

C’est la fin de l’été

Après des mois passés

A t’écrire tous les jours

Répétant mon amour

Six mous de solitude

Aucune certitude

Rien pour faire espérer

Voir les choses changer

Cette période dure

Nous, a comme une armure

Renforcé, toi et moi

Battant comme autrefois

C’est un électrochoc

Qui fait de nous un roc

Et qui t’as réveillée

De la torpeur passée

Nous en avions souffert

Depuis tu as su faire

Ton deuil des années

Qui t’avaient terrassées

Nous en sommes plus fort

Et nous aimons encore

Alors prenons le temps

Et vivons à présent

Il nous reste des beaux jours

Pour conjuguer l’amour

 

 

22:09:10

 

 

 

PEAU  NEUVE

 

On repeint les parloirs

Il n’est jamais trop tard

Ces petits bouts de pièces

Où les amours renaissent

Pas plus grand qu’un carton

Mais plus haut de plafond

Ce tout petit réduit

Chasse  bien des soucis

La fenêtre qui laisse

S’insinuer les promesses

Et qui nous fait rêver

D’air et de liberté

On y va en tremblant

Et ressort en pleurant

En tremblant de bonheur

Et pleurant de malheur

Qui nous a condamné

A être emprisonné

n’ayant que ce couloir

Pour conjuguer l’espoir

Quant nous sommes à deux

Dans ce tout petit lieu

La terre peut s’arrêter

Un moment de tourner

Le temps est suspendu

Les heures n’avancent plus

Puis la sirène vient

Nous éparer les mains

Nos bouches désunies

Se murmurent MERCI

Attendant le prochain

Parloir pour être bien.                

                                                                                        23/09/10

 

 

 

 

LA CRUCIFIEE

 

Et Jésus avait été une femme

L’aurait on mise sur la croix

L’aurait on clouée corps et âme

Et laisser agoniser là.

Exposée aux regards immondes

Des soldats et du peuple en cris

Venu de cent lieux à la ronde

Pour assister à l’agonie

Crucifiée, toute dévêtue

Ecartée sur la croix de bois

Aurait on cachée sa vertu

Pour apaiser son désarroi

Je suis sur qu’on l’aurait laissée

Plantée là, près de l’olivier

Aux regards des autres exposée

Sachant qu’elle serait humiliée

Sous la terre l’aurait on couchée

Sans linceul, sans drap protecteur

Comme un sac qu’on vient de jeter

Espérant chasser le malheur.

Et à l’aube du troisième jour

Pas un seul ne serait venu

Lui prodiguer un peu d’amour

Accompagnant son âme aux nues

Pas un mot n’aurait dans l’histoire

Fait état de ce mauvais drame

Qui voulez vous bien qui eu pu croire

Que le Christ ai été une femme.  

 

            

                                                                 

 

 

LA FOLIE DU MONDE

 

Les gens sont ils devenus fou

Une femme torture son mari

L’humiliant, le rouant de coups

Ruinant l’amour d’une vie

 

A cent lieux de ce drame la

Une mère, un peu dérangée

D’un mauvais geste commettra

L’infanticide qui va la mener

En prison ou à l’internat.

Puis ce sont des enfants congelés

Innocents et à peine au monde

Que l’on va bientôt retrouver

À Paris ou au bout du monde.

 

Des gamins juste dé langés

Jouent les durs au sein des cités

Et se tuent croyant gouverner

Un milieu qui s’est liquéfié.

Dans une cave une femme est brulée

Car elle refusait de l’aimer.

Bien plus loin une autre est fouettée

Attendant d’être lapidée.

 

Voyez vous une once d’espoir?

Avez-vous la fin de l’histoire

Qui chasserait nos idées noires

Et protégerait nos mémoires.

 

Que faisons nous à nos enfants

Quel avenir leur laisserons nous

Pourrons nous arrêter à temps

La violence et les mauvais coups

 

Je ne sais si demain sera

Le progrès ou bien le trépas

Mais je sais que l’on se battra

Pour qu’on ne puisse en rester là.

 

Aimez vous disait le prophète

Prenez soin de votre bonheur

Je vous dis, modeste poète

Essayez d’ouvrir votre cœur.

 

 

 

27 08 2010 

 

 

DE LA SOURCE A LA MER

 

 

Juste un long filet d’eau

Echappé d’un roseau

Ruisselet qui grossi

Parcourant à l’envie

 

La campagne profonde

Sur des lieux , à la ronde.

Par encore un ruisseau

Mais le sera bientôt

 

Car la nature si belle

Sur son cours se démêle

Pour lui offrir un lit

Qu’il gardera pour lui

 

Plus il avancera

Plus il se gonflera

Il deviendra rivière

Et se laissera faire

 

Pour terminer en fleuve

Après bien des épreuves

Se jetant d’un air fier

Dans les eaux de la mer.

 

 

                                                                                                14 8 2010

 

 

 

A VINCI

 

Qui est Mona Lisa

Ca je ne le sais pas

Est-ce une grande dame

Ou une courtisane

Une fille de joie

Qu’il a payé pour ça

Qui est ce sourire d’ange

Et ce regard étrange

Est-ce que par hasard

Se serait Léonard

Ce peintre de géni

Qui serait peint ainsi

Une femme ou un homme

Je ne sais pas en somme

Et c’est bien mieux ainsi

Qu’il ai gardé pour lui

Ce qui l’a inspiré

Pendant qu’il peignait

Car depuis des années

Ils se sont bousculés

En immenses parterres

Pour percer ce mystère

 

 

 

14 et 15 8 2010

 

 

CORRIDA

 

Un taureau vient de se venger

Dans l’arène il a triomphé

Du pantin qui l’avait blessé

 

Nez soufflant et naseaux rageurs

De la lame il vit la lueur

Destinée à frapper son cœur

 

Alors dans un geste de rage

Il fonça sur le personnage

Et visa le fier visage

 

Un bruit sourd et l’homme vola

Dans les airs, puis il retomba

Sur le sol et ne bougea pas

 

Le public criait des olé

D’un même élan l’avait gracié

Mais sa mort n’est que retardée

 

Car demain ,ou un jour prochain

Il y aura un nouveau pantin

Pour frapper encore de la main

 

Mais ce jour il n’est pas heureux

Car c’est lui qui mérite, au mieux

En cadeau les oreilles et la queue.

 

 

                                                                                           25 8 10

 

 FOOT

 

 

800 millions par mois

Que ferais je de ça

Autant d’argent gagné

Un ballon dans les pieds

De qui se moque t-on?

Que devient la passion?

Et malgré tout cela

On ne s’entraine pas

Sait tu « joueur illustre »

Que pour beaucoup de rustres

La vie ne suffit pas

Pour gagner tant que ça

Et toi qui les évite

En écoutant tes disques

Les oreilles bouchées

Et les yeux bien cachés

Toi qui est à l’écart

Tant qu’il n’est pas trop tard

Pense à tes supporters

C’est ton seul repaire

Donne leurs le bonheur

En jouant avec ton cœur

Entre sur le terrain

Salut les de la main

Car gagné ou perdu

Ils n’en veulent pas plus

 

 

28 08 10

 

 

 

POEME A DOUBLE SENS

 

 

 

Un dauphin tremblotant

Rencontra une raie

Et la raie s’écartant

Une moule apparait

Un beau et long poisson

Presqu’un serpent de mer

Écartant le cresson

Pénétra le cratère

Pris dans le coquillage

La moule rétractée

Attendait, pas très sage

Se laissant posséder

Plus haut le dauphin bleu

Poursuivait sa besogne

Excitant pour le mieux

Le joyau qui se donne

Tous étaient attroupés

Sur ce corps de sirène

Sur le dos allongée

Pour soulager sa peine

Mie femme, mie poisson

Elle voulait le bonheur

Elle voulait la passion

Et attendait son heure

 

       

                                                                                 8 08 10

                   

 

 

TROP COURT

 

 

Quant je vins à la vie

Tu étais déjà grand

Quant j’étais tout petit

Tu étais un géant

  

Les années ont passées

Peu à peu j’ai grandis

De semaines en journées

Je me suis affranchi

 

Que te dire aujourd’hui

Allongé sur ton lit

Ton corps trop amaigri

D’où s’échappe ta vie

 

 

commentaires:

 

 

1986

 

Hôpital de l’Hôtel Dieu PARIS un soir, sans doute le dernier ou je venais rendre une ultime visite à ce père qui partait trop jeune et trop vite sans que je ne puisse rien faire pour retarder l’instant fatidique.

 

Je n’ai jamais pu finir ce début de poèmes qui restera inachevé comme une plaie béante dans mon cœur.

 

Devant la mort qui arrive on ne peut que maudire l’absurdité des hommes qui passent leur trop courte vie sur cette terre  à se déchirer et se combattre au nom de la religion, l’argent et surtout  la bêtise.

 

Sache que depuis cette stupide date ou tu as quitté la terre des hommes, il n’est pas une journée ou mes pensées n’aillent vers toi, permet moi de poursuivre le dialogue en attendant d’être à nouveau réunis ; je t’entends déjà me dire : le plus tard possible mon fils.

 

Repose en paix et veille sur nous du haut de ton paradis que je t’espère heureux.

 

 

 

BALLADE CHARNELLE

 

 

Je parcours lentement les chemins de ton corps

Savourant calmement ce fabuleux trésor

Je suis ce vagabond, éternel découvreur

Qui de bosses en wallons découvre avec bonheur

 

Tous les trésors cachés que tu as dévoilée

Mes yeux émerveillés n’en sont pas rassasiés

Qu’il est doux d’effleurer tes mamelons laiteux

De parfois m’arrêter dans ce qui fait leur creux

 

Que j’aime profiter du sillon qui conduit

Sans me précipiter à ta source de vie

Quant mes mains assouvies sur le dos te caressent

Et que pleine d’envie se posent sur tes fesses  

 

Et quant mes doigts te touchent, caressant ton visage

S’attardent sur ta bouche, dans un heureux présage

Tu es femme il est vrai, tu es ma douce amie

Celle pour qui je voudrai créer un paradis

 

Tu es l’amour fait vie, ma passion de toujours

Tu es celle que la vie m’a donnée pour toujours

 

    Je t’écris ce poème

       Qui parcoure ton corps

        Pour te dire que je t’aime

            Et t’aimerai encore.

 

 

 

MAI 2010

 

 

 

PEINTURE

 

 

 

Le chevalet est  planté la

La toile blanche est sans éclats

Sous tes doigts elle s’animera

Et d’elle un tableau surgira

 

Tu as préparé tes couleurs

Cherchée le dessin le meilleur

Qui prendra forme tout à l’heure

Et te conduira au bonheur

 

Eléphant, tigre, ou bien chat

Ce sera ce que tu voudra

A ton rythme tu le peindra

Entre deux, le couvrant d’un drap

 

Pas question, tant qu’il est en cours

De montrer ce qu’au jour le jour

Tu prépare avec tant d’amour

Et c’est ainsi depuis toujours

 

Puis un jour, enfin terminé

Tu l’expose à la maisonnée

Et nous en sommes émerveillés

Par ton art tu t’es exprimée.

 

 

2 08 10

 

 

 

 

D’UN MARTINET A L’AUTRE

 

Que font les martinets

L’oiseau ou l’instrument

Lequel fait plus d’effet

Quand il vole en sifflant ?

 

Le premier sur la main

Se pose s’amusant

Le second de la main

Claque sévèrement

 

Le premier est muet

Et vole un peu pressé

Le second fait des rais

En donnant la fessée

 

L’oiseau est si joli

S’élevant dans les airs

Le martinet punit

En claquant le derrière

 

L’oiseau va immigrer

Au début de l’hiver

L’autre ici va rester

Pour apaiser les nerfs 

 

Pourtant ce sont les mêmes

Ecrits sur du papier

Je suis sur que tu aime

Ce que j’ai raconté

 

 

 

LE CŒUR

 

 

 

Un cœur par création

Un cœur obligation

Un cœur fait pour aimer

Ou pour cauchemarder

 

Un cœur, un simple organe

De détresse ou de charme

Une petite pompe

Qui toujours nous remonte

 

Un cœur, un bout de viande

Ce cœur qu’il faut défendre

Tout au long de sa vie

Quand il est affaibli,

Des attaques, des tumeurs

Invasions de virus

Qui font notre malheur

Et rodent toujours plus

 

Le cœur est régulier

Lorsque l’on vient au monde

C’est un grand horloger

Qui règne sur son monde

 

Ce corps humain sans règles

Qui lutte et se rebelle

Devient un cœur adulte

Un cœur qui sait s’ébattre

Toujours sourd aux insultes

Mais que l’amour exalte

 

Tout au long de la vie

Le cœur est notre ami

Alertant, c’est ainsi,

D’une douleur préventive

Ou pas toujours celui

Pris d’une douleur vive

 

Si tu l’as négligé

A lui de continuer

Aujourd’hui, c’est la vie

Qu’il vient te retirer

Nous laissant démunis

Au bout de tant d’années.

 

Le VAL      27 10 2011 et 26 05 2012

 

 

18 heures, Daniel vient de succomber d’un arrêt cardiaque, il allait avoir 66 ans, mettant un terme à 60 ans de complicité. Plus qu’un cousin ou petit cousin, il était pour moi le frère ainé qui m’a tant manqué. Son absence sera pour moi une plaie à jamais ouverte. Initiateur de mes premières expériences de la vie il aura toujours été présent à mes cotés, c’est pour me rapprocher de lui que j’ai quitté ma Sarthe d’origine pour venir m’installer dans le sud.

 En arrivant la haut, Dany,  n’oublie pas de dire à mon père qui t’aimait beaucoup, que je reste solide et assumerais encore ce pied de nez que la vie nous fait.

 

 

 

PASSER LE PAS.

 

 

J’ai écris ce poème en me servant de plusieurs citations populaires que vous reconnaitrez aisément,

Bonne lecture.

 

 

Il ne voulait plus être le DINDON

Pas plus que COPAIN COMME COCHON

Se sentait FRAIS COMME UN GARDON

A l’humeur GAIE COMME UN PINSON

En ce lieu RAVITALLE PAR LES CORBEAUX

Ou ils passent en volant SUR LE DOS

Être CONNU COMME LE LOUP BLANC

Ou bien manger DES ORTOLLANTS

Face aux GRENOUILLES DE BENITIER

Tout est ROUPIE DE SANSONNET                 

Elles pourraient bien se gausser

En poussant des CRIS D’EFFRAIE    

Faire DES YEUX DE MERLANS FRITS

Dés demain il sera parti

Vivre SERRE COMME DES HUITRES

Et TOURNER sans cesse EN BOURRIQUE

En quittant ce PANIER DE CRABES

Il sera MUET COMME UNE CARPE

Et leurs LARMES DE CROCODILES

Que son ŒIL DE LINX très habile

Percevra au-delà des cils

Le fera partir plus tranquille

Elles pourront BAILLER AUX CORNEILLES

Rester à faire LE PIED DE GRUE

Attendant qu’il les appelle

Il ne les rappellera plus.

Il n’aura plus LA CHAIR DE POULE 

En quittant ce lieu de maboulles

Ou deux femmes, épouse te sa mère

Lui faisait subir un calvaire.

 

Le val le 27 mai 2012

 

 

 

 

 

 

AVE  MARIA

 

Ils l’on mis sur la croix

Pour condamner sa foi

Ils ont chanté leur joie

Au moment du trépas

Ils avaient vu en lui

Plus que leur ennemi

Lui ont ôté la vie

Dans un profond mépris

 

AVE MARIA

AU NOM D’ALLAH

 

 Ils ont tué ton fils

Oui mais la mort du Christ

Ne leur a rien appris.

 

La terre est le théâtre

De guerres et de massacres

Ni trêve, ni entracte,

Quant l’un va, l’autre craque.

Au nom de tous les Dieux

Pour  cacher leurs enjeux

Ils invoquent les cieux

Pour combattre encore mieux

 

AVE MARIA

AU NOM D’ALLAH

 

 Ils ont tué ton fils

Oui mais la mort du Christ

Ne leur a rien appris.

 

 

 

 

A BEYROUT ou DAMAS

On sacrifie en masse

Hommes, femmes et enfants,

Sans aucun sentiments

Et quant on intervient

Qu’on se décide enfin

A battre le terrain

Il n’en ressort rien

 

AVE MARIA

AU NOM D’ALLAH

 

 Ils ont tué ton fils

Oui mais la mort du Christ

Ne leur a rien appris.

 

Les grands se réunissent

Pour éditer la liste

Des états qui sévissent

A renfort de polices,

D’armées et de milices

Craignant bien qu’ils ne puissent

Et se rendent complices

En devenant autistes

 

AVE MARIA

AU NOM D’ALLAH

 

 Ils ont tué ton fils

Oui mais la mort du Christ

Ne leur a rien appris.

 

 

 

Alors Vierge Marie

A genoux je supplie

De préserver ces vies

D’arrêter ce gâchis

Pour que tous les enfants

d ‘ISRAEL, du LIBAN,

De tous les continents

Puissent dormir en rêvant

 

AVE MARIA

Juste une fois

Pour un jour, pour une heure

Efface les malheurs

Pour créer le bonheur.

 

 

 

Le Val 29 septembre 2012

 

 

 

 UN RIVAGE ENCHANTEUR

 

 

 

Sur la plage

Tu t’es laissée bercée

Sur le sable

Tu viens de t’allonger

Le zéphire

Peut être l’alizé

T’as fait rire

Quant il t’as retroussée

Le triangle

Qui cachait ta vertu

Aux trois angles

Par des cordons tenu

Me montrait

Sans que ti l’ai voulu

Juste un trait

Sans poils superflus

J’ai posé

Sur ton sexe rasé

Un baiser

Et u as écarter

Tes deux cuisses

Pour t’offrir un peu plus

Que je puisse

Boire au fruit défendu

J’ai glissé

ma langue insidieusement

Embrassé

Le bouton lentement 

Et soudain

En haletant très fort

Sur tes mains

J’ai vu tout tes efforts

Le plaisir

Et monté de ton corps

Le décrire

Est pour moi un trésor.

 

 

 

 

Le Val le 6 septembre 2012

 

 

 

APRES TRENTE ANNEES

 

 

 

 Il a pris son stylo

Elle s’est mise au piano

Trente ans avait passé

Ils se sont tant aimé

Elle à plaquée ses notes

Sur ses mots qui invoquent

La paix et l’amitié

L’amour qui les liait

Ils ont passé les ans

A rattraper le temps

Qui fuyait devant eux

Mais ils étaient heureux

A présent reposés

Ils se sont arrêtés

Pour retrouver tendresse

Respectant les promesses

Qu’ils avaient fait tous deux

Avant que d’être vieux

Promesse d’un amour

Qui fait rimer toujours

Promesses de jours heureux

En cheminant à deux.

 

 

 

LE LION

 

 

Le lion est en cage                                                  

Tapi derrière sa grille

Et si le lion enrage

Gare à ses yeux qui brillent

 

Le lion est en cage

Ne vous méprenez pas

Car ce n’est pas son âge

Qui l’a amené là

 

C’est la bêtise humaine

Qui l’a anéanti

Une chose est certaine

Il est là, et il vit

 

Car sous se paupières clauses

Ses yeux ne sont pas clos

Il étudie les choses

Pour bondir au plus tôt

 

L’inconscient à la robe

A cru le terrasser

En lui jetant l’éponge

Reniant son passé

 

Mais le lion est ainsi

Calme et parfois blessé

Et puis lorsqu’il surgit

Et qu’il est réveillé

 

Alors craint sa colère

Lentement mais surement

Il secoue dans les airs

Sa crinière face au vent

 

Puis sans qu’on s’y attende

Il s’ébroue lentement

Et sa griffe souvent tendre

Se rabat fortement.

 

11 4 2010

 

 

LA CRUCIFIEE
Et si Jésus avait été une femme
 L’aurait on mise sur la croix
L’aurait on clouée corps et âme Pour la faire agoniser là?
Exposée aux regards immondes
Des soldats et du peuple en cris
Venus de cent lieux à la ronde
Pour assister à l’agonie...
Crucifiée, toute dévêtue
Ecartée sur la croix de bois
Aurait on caché sa vertu
Pour apaiser son désarroi
Je suis sûr qu’on l’aurait laissée
Plantée là, près de l’olivier
Aux regards des autres exposée
Sachant qu’elle en serait humiliée
Sous la terre on l’aurait couchée
Sans linceul, sans drap protecteur
Comme un sac qu’on vient de jeter
Espérant chasser le malheur.
Et à l’aube du troisième jour
Pas un seul ne serait venu
Lui prodiguer un peu d’amour
Accompagner son âme aux nues
Pas un mot n’aurait dans l’histoire
Fait état de ce mauvais drame
Qui voulez vous bien qui put croire
Que le Christ ait été une femme.

 

 

 

 

LE CAHIER

 

Sur mon cahier de punitions

j'ai d’abord écris mon prénom

puis j'y ai ajouté mon nom.

 

En voyant la page encore blanche

un frisson parcouru mes hanches

comme je frissonnais dimanche

lorsque tu m'a fait la promesse

de bien me faire rougir les fesses

afin d’apaiser ma détresse

Sur mon cahier de punitions

j'ai d’abord écris mon prénom

puis j'y ai ajouté mon nom.

 

J'ai senti au bas de l'échine

comme une ondulation divine

la caresse de la badine

rencontrant le bas de mes fesses

sans que les volées ne me blesse

mais assenées sans faiblesse

 

Sur mon cahier de punitions

j'ai d’abord écris mon prénom

puis j'y ai ajouté mon nom.

 

J'ai compris enfin le mystère

Le cette vision éphémère

Ta main fessant mon derrière

Car tu sais que c'est par plaisir

Que je t'offre pour mon avenir

Ces deux lobes qui te font frémir

 

Sur mon cahier de punitions

j'ai d’abord écris mon prénom

puis j'y ai ajouté mon nom.

 

Oui je suis pour toi la maîtresse

Femme transformée en déesse

De la fessée, grande prêtresse

Je sais bien quand tu le liras

Qu'en me voyant tu souriras

Mais qu'après je serais à toi

 

Sur mon cahier de punition

J'ai tracé en lettres bâtons

la durée de ma punition

 

le val le 2 janvier 2016

 

 

 

 

 

A la manière de …

 

 

Je te promet les fesses

A force de les battre

Je t'en fais la promesse

Rouges comme des tomates

Je te promet les seins

Gonflés quoi que tu fasse

Car je vais les presser

pendant que je les masse.

Je te promet mes doigts

Pénétrant dans ton sexe

Pour te mettre en émoi

sous ma double caresse

Je te promet déjà

Une nuit de sauvage

Lorsque tu sera la

A subir mes outrages

 

J'y crois comme à ton corps

j'y crois comme à tes lèvres

Et j'y croirais encore

Même dans mes pires fièvres

 

J'y crois comme autrefois

A plus loin de mes rêves

J'y crois et puis parfois

Je serais ton élève.

 

Entre nous c'est toujours un rapport très fort

Alors il faut y croire encore.

 

 

 

 

Je te promet de faire

Tout ce que tu demande

Je te promet un verre

Si tu en redemande

Je te promet les fesses

Rouges comme des amandes

Je te promet le ciel

Sous la fessée qui gronde

Avec un goût de miel

Sous la claque qui tombe

 

J'y crois comme à ton corps

j'y crois comme à tes lèvres

Et j'y croirais encore

Même dans mes pires fièvres

 

 

Entre nous se sera une histoire démente

Moi ton amant, toi mon amante.

 

 

 

Du Caramy à la Cole

De la Provence verte à mon Périgord vert

De ce beau centre Var au pays des fougères

De la terre de l'homme au soleil du midi

Après bien des détours, je reviens aujourd'hui

 

J'étais le Parigot, émigrant du « Marais »

Descendu de la haut, avec bien des regrets

Venu dans ce pays qui m'a vu m'envoler

Pour parcourir le monde et apprendre a voler.

 

J'ai pris femmes et enfants et beaucoup travaillé

J'ai reçu, quelquefois, mais j'ai souvent donné.

J'ai réussi ma vie et fait de beaux enfants

Et aspire à la paix, au repos, à présent.

 

J'ai fais ce tour du monde dont je rêvais enfant

J'ai vu la Martinique et d'autres continents

Et au soir de ma vie, je rejoins mes parents

Qui sans me l'avoir dit, m'attendaient secrètement

 

De la Provence verte à mon Périgord vert

De ce beau centre Var au pays des fougères

Du beau pays de l'homme au soleil du midi

De Mistral à Brantome, je reviens au pays.

 

 

 

11 février 2016

  



06/10/2012
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