la lettre de Guy CAILLEAU

MOI PRESIDENT!

 

EN ECOLOGIE DEUX FEMMES VALENT UN HOMME


 

Moi Président  je veux faire de la France

la nation de l'excellence environnementale.

 

Proposition de François Hollande candidat. Un an plus tard il effectue une coupe sombre dans le budget de ’environnement provoquant une sortie, certes maladroite mais légitime, de sa ministre de l’écologie. Le remplacement   de Nicole Bricq du même poste également «remerciée», montre que François Hollande «n'a vraiment pas la main verte avec ses alliés   verts . Pourquoi, simplement  parce que  l'écologie n'est plus une priorité  estiment mercredi de nombreux éditorialistes de la presse. A moins que « Monsieur Bricolage »  n’ai pas trouvé les outils qu’il fallait dans sa boite miracle ou bien qu’il ai décidé purement et simplement de prononcer la liquidation de « Jardi Hollande » devant son impuissance à faire reverdir la France.

 

Au lendemain de cette mise en cale d’un Bateau qui continuait à écoper tant bien que mal, les réactions ne se sont pas faites attendre:

José BOVE déclare  que l'éviction de Delphine BATHO de son poste de ministre de l'Écologie représente "un symbole dramatique". "Je ne sais pas si cela a à voir avec le fait que (Nicole Bricq et Delphine Batho) sont des femmes, mais le fait est qu'elles sont parties plus vite qu'un Arnaud Montebourg qui, lui, peut se permettre de dire tout ce qu'il veut, y compris le pire. (...) Le symbole est absolument dramatique !". Il ajoute à propos du maintien des écologistes au gouvernement,  que "la suite va dépendre des engagements que le président de la République et le Premier ministre vont prendre sur le sujet de l'écologie,  il faut qu'ils disent publiquement quelles orientations ils comptent suivre, sur la fiscalité écologique, les grands travaux arrêtés, la transition énergétique... Y a-t-il vraiment une volonté de changer la logique énergétique ou pas ? Il nous faut de la visibilité. Si c'est le cas, ça vaut la peine de continuer".


Et sinon les écologiques auront-ils le courage d’aller au bout de la logique en démissionnant en bloc de ce gouvernement qui ne tient pas ses promesses?


Les réactions de la presse au lendemain de ce limogeage:

 

«Le chef de l'État - mais là, ce n'est pas nouveau, décapite pour la seconde fois le ministère de l'Écologie comme pour mieux indiquer qu'il n'a vraiment pas la main verte avec ses alliés gênants», estime Yann Marec dans Le Midi Libre. «L'écologie n'est plus une priorité», estime-t-il.


Dans Libération, Nicolas Demorand fait chorus. «Après Nicole Bricq remerciée en quelques semaines, Delphine Batho après quelques mois et sans vrai bilan, fait place à Philippe Martin qui gérera ces contradictions sur le fauteuil le moins durable du gouvernement».


«. Il envoie pourtant cette fois, l'exact signal inverse», regrette Olivier Pirot (La Nouvelle République du Centre Ouest)


«Peut-être le Président a-t-il fini par comprendre qu'il peut tenir sa majorité sans dire oui à tout le monde. À tout le moins le test avec les écolos auxquels il a beaucoup donné sans rien recevoir est intéressant», s'amuse Hubert Coudurier dans Le Télégramme.


Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Pascal Coquis n'y va pas par quatre chemins : «Virer deux ministres de l'écologie en un petit peu plus d'un an n'est pas qu'un record, c'est une provocation en duel sur le pré au petit matin.»


«La valse des ministres de l'écologie (trois en un an) souligne une absence de réelle considération. Pendant combien de temps encore, les Verts accepteront-ils de mendier quelques avancées ? Il faut en tout cas à leurs ministres un solide appétit de pouvoir pour avaler autant de couleuvres,» affirme Jacques Camus de La Montagne Centre-Presse.


Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne) reste réaliste. «Il ne faut pas pour autant s'attendre à les voir ruer dans les brancards, » écrit-il.


«En coulant Delphine Batho, l'Elysée et Matignon adressent un avertissement à l'allié écolo qui, ces temps-ci, faisait entendre des états d'âme sur sa participation au gouvernement», juge Philippe Waucampt du Républicain Lorrain.


Dans Les Echos, David Barroux revient sur «cette mode qui veut que l'on confie à la même personne le soin de gérer l'écologie et l'énergie part d'un bon sentiment» et affirme que «défendre l'écologie, c'est condamner l'énergie». Et de souligner que «profitant du limogeage de Delphine Batho, il aurait été plus logique que le gouvernement saisisse l'opportunité de disposer sur ces dossiers de deux ministres de plein exercice.»


Paul-Henri du Limbert (Le Figaro) profite de l'occasion pour revenir sur la rigueur. «Qu'a dit Delphine Batho, ex-ministre socialiste de l'Écologie? Que dit la gauche du PS? Que la politique engagée, et présentée avec beaucoup d'exagération comme la plus rigoureuse qu'on ait jamais connue, mène à une impasse.»


Dans Ouest-France, Michel Urvoy note au contraire que le départ de la ministre «est aussi un message politique du Président et du Premier ministre à leur majorité, aux autorités européennes et aux bailleurs internationaux qui douteraient de la rigueur annoncée.» «Delphine Batho paie une erreur qui la dépasse,» conclut-il.

 

Faut il y voir une coïncidence quand EELV  annonce mardi soir, après l'éviction de Delphine Batho, qu'une liste autonome serait montée à Nantes. Tout sauf un symbole puisque le parti est engagé dans un bras de fer contre le projet de Notre-Dame-des-Landes, porté pat Jean-Marc Ayrault.


En écho à ce renvoi, Jean-Luc Mélenchon, a estimé mercredi que le président François Hollande «aux abois» avait montré «un visage autoritaire, machiste et violent» en limogeant Dephine Batho et dit espérer que cette décision accélèrera «l'indispensable recomposition politique (...) dont le peuple a besoin». «François Hollande avait déjà divisé la gauche politique, puis les syndicats. Il divise à présent son gouvernement. Et du même coup son parti, comme il va le voir bientôt. Il s'en mordra les doigts», écrit-il sur son blog.


Matthieu Orphelin, élu régional du Maine et Loire et porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot : C’est évidemment une décision très surprenante. Comment cela peut être une décision positive alors qu’on est à 15 jours de la fin du débat sur l’énergie, et à quelques jours de décisions importantes sur la fiscalité écologique, qui sont des grands enjeux ? Le timing est étrange.

 

Jean-Vincent Placé  affirme que les écologistes pourraient ne pas voter le budget....Chiche!


Noël Mamère, proposait sur RTL une «réunion de crise» d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV)  «Il faut que notre parti avec les ministres organise au plus vite une réunion de crise pour savoir si nous devons rester dans ce gouvernement», a-t-il dit. Au même moment Pascal Canfin, l’un des deux ministres écologistes du gouvernement avec Cécile Duflot, annonçait sur Europe 1 qu’ils feraient mardi soir avec Pascal Durand, numéro un d’EELV, «l’analyse politique de la situation». Je doute qu’il soit écouté et qu’il en sorte grand-chose si une telle réunion avait lieu à en croire la déclaration de Barbara Pompili, co-présidente du groupe des députés Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a affirmé mardi soir à la presse que «les Verts ne quittaient) pas le gouvernement», après le limogeage de Delphine Batho. «La question de la sortie du gouvernement a été évacuée assez vite», a ajouté Barbara Pompili, en quittant la réunion, toujours en cours, des dirigeants EELV au ministère du Logement dirigée par l’écologiste Cécile Duflot. «On attend notamment de rencontrer Jean-Marc Ayrault. J’espère qu’on va le rencontrer assez vite. On a besoin d’avoir des éléments qui nous rassurent sur ce que veut faire ce gouvernement par rapport à l’écologie», a-t-elle dit.


Rien de plus visiblement, mais cela les verts semblent les seuls à ne pas le savoir.


Pascal Durand, secrétaire national de EELV, a estimé que l’écologie servait «encore de variable d’ajustement» après la décision du Premier ministre de mettre fin aux fonctions de Delphine Batho. «A partir du moment où elle exprime un désaccord, je regrette que l’on mette fin à ses fonctions immédiatement, et qu’on ne laisse pas l’espace à un débat», a-t-il déclaré sur BFM Business. «Je vois que l’écologie sert encore de variable d’ajustement. On va arriver au troisième ministre de l’écologie en une année. C’est le seul ministère qui a tourné de cette manière, le seul ministère qui manifestement sert de variable d’ajustement». Il a demandé au président François Hollande et au Premier ministre «des engagement clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014». «Nous attendons du président et du Premier ministre des engagements clairs et des actes pour que l’écologie soit définitivement prise en compte dès le budget 2014»


Le co-président des députés écologistes, François de Rugy, a estimé que «sanctionner les bons élèves quand certains cancres n’ont jamais de sanction», comme Arnaud Montebourg a-t-il suggéré, «c’est quand même assez fort de café». «Cela donne l’impression qu’il y a deux poids deux mesures, quand on parle d’écologie et d’autre chose», a-t-il déclaré à l’AFP. Interrogé sur le successeur de Mme Batho, Philippe Martin, qui avait été mandaté il y a quelques mois pour faire le lien avec les écologistes, il a déclaré : «On le connaît bien, mais la question c’est : quelle sera sa marge de manœuvre». «Il faut qu’il ait une parole forte».


Le député EELV Sergio Coronado a fustigé «la violence de la décision» et «un fonctionnement de caserne». «Je ne crois qu’on ait besoin de cela en ce moment», a-t-il dit. Pour la co-présidente du groupe écologiste Barbara Pompili ce qui importe «ce n’est pas le casting, mais l’orientation écologiste du gouvernement». «On disait à Delphine Batho qu’il fallait qu’elle s’engage plus, qu’elle "l’ouvre plus", malheureusement elle l’a ouvert un peu trop tard. La vie politique est injuste mais nous, ce qui nous importe ce n’est pas le casting mais l’orientation écologiste de ce gouvernement», a-t-il déclaré dans les couloirs de l’Assemblée.


Au rencard la mère BATHO, comme quoi c’est pas parce qu’on à rien à dire qu’il faut fermer sa gueule à condition de la faire en respectant la parole du chef sans critiques aucunes, autant dire que c’est revenir à la boucler.


Et l’opposition nationale que dit elle ?

 

L’ancien ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo a estimé que la politique du gouvernement qui consiste à amputer le budget de l’Écologie  «La méthode qui consiste à amputer aussi violemment cette politique avec plus de 7% de baisse de son budget faisant porter la responsabilité au ministre en charge qui défend sa mission relève plus de la faiblesse et de l’inélégance que de la fermeté», dit le président de l’UDI dans un communiqué. «Depuis la composition de ce gouvernement, j’ai dénoncé le démantèlement du grand ministère de l’Écologie, ministère d’État, avec l’amputation des transports, du logement et de l’urbanisme, c’est-à-dire les trois quarts des sujets environnementaux notamment en matière d’émission de CO2», rappelle le député du Nord.

En conséquence, dit-il, «ce ministère affaibli n’a pas pu défendre les économies d’énergie dans les bâtiments, les transports doux comme le Canal Seine-Nord, les autoroutes ferroviaires et a constaté impuissant la mise en berne des énergies renouvelables comme si la présence d’écologistes au gouvernement était une caution qui autorisait l’abandon de ces politiques».


François Fillon, ancien Premier ministre, a dénoncé lors d’un meeting à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) le «deux poids deux mesures» après le limogeage de Delphine Batho de son ministère de l’Environnement, alors que le président François Hollande laisse «divaguer sur la place publique» d’autres ministres comme Arnaud Montebourg et Cécile Duflot. Le renvoi de Mme Batho du gouvernement est «un épisode désolant.   «Celui qui divague le plus, c’est Montebourg qui a réussi l’exploit de nous fâcher avec tout le monde: les industriels, les investisseurs étrangers, les chefs d’entreprises français, la Commission européenne, l’Allemagne de Mme (Angela) Merkel. Lui, il peut continuer, il restera à son poste car il doit peser sans doute dans la majorité», a-t-il ajouté.«La pauvre Mme Batho a sûrement eu tort de dire que son budget était mauvais mais je remarque ce deux poids deux mesures», a-t-il insisté.


Sergio Coronado, député EEVL en rajoutae et déclare: « : La méthode commence à poser un certain nombre de problèmes : elle ne s’applique qu’aux ministres femmes, en charge de l’écologie. Nicolas Bricq a déjà été débarquée le 21 juin 2012,  en raison de son opposition à un forage en profondeur. Là, c’est Delphine Batho qui a eu l’outrecuidance de reconnaître, avec l’appui de la presse et des connaisseurs de ces questions, que son budget était insuffisant. Cela est détestable, et c'est sans doute une façon de pousser les écologistes vers la sortie.


Alors qu’elle est la place de l’écologie dans le gouvernement que dirige Jean Marc AYRAULT?

Visiblement c’est beaucoup d’affichage et peu d’actes, en dépit de l’organisation d’une conférence environnementale, de propos sur la reconvention de l’économie...le gouvernement semble avoir  un réel problème avec l’écologie. 

Cette décision de remercier madame BATHO fragilise les ministres écologiques  au sein du gouvernement  et devrait remettre en cause leur présence au sein d’un gouvernement qui ne se préoccupe pas vraiment d’écologie si ils comprennent enfin qu‘ils ne sont que les faires valoir du chef de l‘état et que leur présence est utile uniquement pour les bâillonner en cas de crise..


Comme le dit Sergio Coronado : Ce soir, c'est une question qui reste ouverte.

 

Espérons qu’elle ne se fermera pas trop vite sans réaction quant à l’arrivée du nouveau ministre souhaitons qu’il puisse faire avancer les choses avant de devenir le troisième ministre de l’écologie qui soit remercié. Sa seule chance c’est d’être un homme et comme tous les ânes ne s’appellent pas Martin et nous verrons si celui-ci pourra développer un programme réel et boucher la fuite en avant d’un BATHO en cale sèche.

 



03/07/2013
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